12/01/2019

Pas des migrants, pourtant...

La presse annonce que le terrain prévu pour l'accueil des gens du voyage au Mont-sur-Lausanne fait l'objet d'un nombre incroyable de recours - ce qui fâche le syndic - déposés par des citoyens qui n'aiment pas se montrer. Sont-ils inquiets pour leur sécurité ?

Je peux supposer que les gens du voyage susceptibles d'utiliser ces installations sont suisses. On ne va donc pas pouvoir les expulser ou les traiter de réfugiés économiques. Alors ? Quels sont les arguments avancés par les recourants ? Nuisances, pollutions, incivilités ? Quoi d'autre ?

Cette affaire montre une fois encore qu'il ne fait pas bon appartenir à une minorité et que la bien-pensance n'apprécie guère les gens qui ne sont pas comme elle !

Dès lors, il ne faut guère s'étonner de voir s'installer - sous couvert d'un très "noble" contrôle des flux migratoires - une approche intellectuelle qui consiste à voir dans chaque migrant un suspect. De quoi ? Peu importe. Le fait d'être étranger est déjà suspect ! Si en plus l'étranger est musulman...

11/12/2018

En marge de la COP 24 : CO2 ? Foutaise...

Au détour d'une lecture de l'Echo Magazine, publié à Genève, je tombe sur un billet consacré à un certain Werner Munter. Inutile, probablement, d'expliquer à tous les écologistes et tenants de la COP21 et suivantes qui est ce personnage. La seule évocation de son nom suffit apparemment à faire sourdre une authentique colère contre celui qui traque avec allégresse les prophéties du GIEC. 

Ce personnage haut en couleurs ne laisse pas indifférent. Après des études de philosophie et d'histoire à Berne, Munter s'intéresse, en autodidacte, à l'étude des avalanches. D'abord pris pour un aimable mais bougon amateur, il sera finalement considéré comme un des plus grands spécialistes mondiaux des avalanches. Même l'Institut de la neige et des avalanches à Davos lui ouvrira ses portes après pas mal de confrontation.

Mais Werner Munter n'est pas seulement connu pour ses compétences en matière de neige. Il s'est attaqué également au réchauffement climatique et au passage se permet d'égratigner assez véhémentement les conclusions du GIEC. Il n'y va pas par quatre chemins et précise :"C'est de l'arrogance pure de croire qu'en 150 ans d'industrialisation, l'être humain aurait changé le climat. Les experts du GIEC répètent en boucle : 'c'est prouvé depuis longtemps', mais avance de preuves scientifiques, car il n'y en a pas. Ils le savent mais sont payés pour." On ne saurait le dire plus directement ! Plus loin :"Au cours des 10.000 dernières années, il y a eu cinq pics de température comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent  à des cycles naturels. Il y a moins de 0,5 0/00 de CO2 dans l'atmosphère, et 5 % de cette quantité est imputable à l'homme. La thèse officielle contredit aussi la première loi de la thermodynamique. C'est de la foutaise ! J'ai des preuves mathématiques irréfutables que le CO2 est climatiquement neutre indépendamment de sa concentration. Mais personne ne veut les voir.On préfère se flageller...Le véritable problème, c'est la pollution. Si nous ne changeons pas nos modes de vie , nous crèverons dans notre propre merde!"Voilà qui est dit, en termes directs et sans circonlocutions inutiles.

Indépendamment du fait que personne ne conteste que le réchauffement climatique est un fait avéré, son origine - attribuée dans une très large mesure aux activités humaines - semble faire encore débat. D'un côté la doxa qui accepte les conclusions du GIEC comme le saint évangile du climat et de l'autre quelques électrons libres qui crient au scandale, non pas avec des arrière-pensées économiques du style Trump, mais parce que convaincus que le GIEC fait fausse route.

Il est vrai que la doxa ferait bien de se méfier des experts car leurs intentions ne sont pas toujours d'une grande clarté. Le domaine de la médecine et de la pharma en a fournis moult exemples au cours des dernières années. Mais c'est une autre histoire.

La vraie question qui se pose avec le réchauffement climatique n'est pas de le contester - il est bien présent et mesurable - mais de savoir si l'on pourra le contenir par des comportements à la hauteur des enjeux fixés par les experts.

Première constatation : les émissions de CO2 ne semblent pas diminuer en dépit de toutes les COP qui sont organisées.

Deuxième constatation : les taxes sur le CO2, outre le fait qu’elles pénalisent les plus modestes - sont-elles réellement les seules à pouvoir venir à bout du CO2

Et troisième constatation, plus provocatrice : les conclusions du GIEC sont-elles absolument irréfutables ou bien est-on autorisé à les contester, les mettre en doute sans passer immédiatement pour un irrécupérable fossoyeur du monde de demain.

Heureusement, finalement, qu'il y ait des Munter. Les experts en ont aussi besoin !

 

(Echo Magazine - no 48 - 29.11.2018, p.19-23))

 

22/11/2018

Saucissonnage...

Si j'ai bien compris,le Conseil fédéral refuse d’augmenter la franchise à cinq cents francs en une seule fois. Il préfère le faire en plusieurs étapes.

En fait, que ce soit en une seule fois ou en "saucissonnant", cette triste décision n'est qu'un artifice supplémentaire pour faire accroire que l'on cherche des solutions à l'augmentation des cotisations d'assurance-maladie. En réalité, une augmentation des franchises (même si l'on tient compte de l'inflation générale dans le pays) n'est rien d'autre qu'un transfert de charges. Les frais totaux de santé continueront de grimper. On sollicite juste davantage les assurés. Et comme l'augmentation de la franchise ne suffira pas, les cotisations continueront de grimper encore et toujours...

Jusqu'où irons-nous comme cela ? Attendre que le système explose en plein vol et que la vente des gilets jaunes prennent l'ascenseur en Suisse ?

24/10/2018

Regard...

Station Spatiale Internationale

 

Voir passer l’ISS n’est peut-être pas le spectacle le plus extraordinaire à observer, mais quand même ! Imaginer, durant les trois à cinq minutes qu’elle se déplace à 400 km au-dessus de nos têtes, qu’il y a des astronautes qui travaillent là-haut et prennent des photos de notre « bonne vieille Terre » me réjouit. Et même quand je ne la vois pas, Einstein me la rappelle indirectement lorsqu’il dit  « J’aime penser que la Lune est là même si je ne la regarde pas ».

 

11/09/2018

Gale ou rage ?

Dans un de mes précédents billets je citais l'aphorisme "quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la gale". Un commentateur m'a aimablement fait remarquer qu'il valait mieux affirmer "quand on veut noyer son chien on dit qu'il a la rage", la rage ne se soignant pas, la gale, si ! 

Dans l'avion qui le ramenait à Genève, Pierre Maudet ne savait pas encore s'il souffrait de la rage ou de la gale. Toujours est-il que pour une très grande partie des politiques de notre canton, le diagnostic rage/gale n'a aucune importance. Non, l'important est de noyer le chien.

Faire trébucher, que dis-je euthanasier une espèce de demi-dieu de la politique genevoise semble être une perspective jouissive pour certains. Si Pierre Maudet veut éviter la corde je crains qu'il n'ait plus que le petit flacon d'Exit..., soit la condamnation ou la démission.

Et la justice n'a même pas encore eu le temps d'aller au bout de son travail.

O tempora, o mores

10/09/2018

Un prédateur, rien que ça !

Il y a longtemps que je suis P. Décaillet et sa manière jupitérienne d'alimenter un blog paraissant se transformer, ces dernières semaines, en une arme de destruction massive contre Emmanuel Macron. Et comme je suis assez loin - vous l’aurez compris - de partager  la hargne de Pascal Décaillet envers le Président de la République française, je m'autorise aussi souvent que je peux un commentaire ou une question. Premier constat : Décaillet, de sa hauteur olympienne, ne consent que très rarement à répondre à ceux qu'il autorise à s'exprimer ! Moi qui croyait qu'un blog supposait des échanges, empreints de courtoisie même en cas d'avis opposés. Mais il y a mieux, ou pire, c'est selon. P.D. prend la liberté, semble-t-il, de ne pas publier un commentaire qui pourrait froisser sa susceptibilité. C'est ce qui vient de m'arriver - à moins que mon "post" se soit perdu dans les méandres de l'internet - au sujet d'Emmanuel Macron, la cible préférée de M. Décaillet.

N'ayant pas apprécié de lire qu'E. Macron était un "prédateur" je me permets le commentaire suivant :

"Emmanuel Macron n'est moderne qu'en apparence. Comme Giscard, en 1974, moderne pendant la campagne, puis très vite rattrapé par sa nature, celle d'un prédateur de la plus archaïque des espèces." (P.D.)

Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la gale !

Au fond, que connaissez-vous de la France, sinon votre savoir livresque. Y avez-vous vécu et si oui quels enseignements en avez-vous tirés ?

L'acharnement que vous mettez à "casser du Macron" commence à paraître suspect ! Non qu'il ne soit pas possible de critiquer un président qui n'est pas obnubilé par les flux migratoires, mais dommageable pour un journaliste respectueux de sa profession et de la manière de l'exercer.

(...)A tout jouer sur la jeunesse et le "changement", on court au vieillissement et à l'immobilisme. C'est ce qui était arrivé au réformateur Giscard de 1974. C'est ce qui advient à Macron. Cinq ans de répit pour l'Ancien Monde. Cinq ans de perdus pour la France." (P.D.)

Au fait, qui aurait permis à la France de ne pas perdre 5 ans ?

***

On ne saura donc jamais ce dont la France a besoin et qui serait capable de le réaliser. E. Macron a été élu, mais ce n’est pas le bon président. Juste une erreur !

 

 

21/07/2018

Etoiles et étoile...

L’équipe française de football vient donc de remporter le trophée de la Coupe du monde pour la deuxième fois et permet ainsi aux joueurs sélectionnés en équipe nationale d’arborer un maillot surmonté de deux étoiles brodées, signe de deux victoires au Championnat du Monde ! Bravo donc à elle.

Les Helvètes, quant à eux, ont chuté bien avant la finale, et ne feront par conséquent pas broder d’étoile sur leurs maillots. Ils se consoleront en se souvenant qu’en 1995, un astrophysicien suisse - Michel Mayor - a découvert une étoile avec une caractéristique ignorée jusque-là : elle possède une planète qui tourne autour d’elle ! Une belle performance aussi !...

 

10/05/2018

Ah, la barbe...

J'ai eu dans le passé un professeur de physique - Jean Juge, bien connu des alpinistes - qui prétendait que si tous les hommes se laissaient pousser la barbe, notre Terre en ressentirait les effets, à savoir qu'elle tournerait plus vite. n'étant moi-même pas devenu physicien, je ne vais chercher à vous convaincre ni de la véracité ni de l'incohérence de la pensée d'un professeur par ailleurs décédé en 1978 dans la face nord du Cervin, de froid et d'épuisement.

En revanche, à constater le nombre de politiciens qui se laissent - élégamment ? - pousser une barbe de trois jours, je ne sais toujours pas si la Terre tourne plus vite tout comme je m'interroge de savoir si elle tourne mieux.

C'est à se demander s'il existe véritablement une corrélation entre vitesse et qualité. Si c'est le cas, on ne peut qu'encourager tous nos édiles à se laisser pousser non pas une barbe de trois jours, mais plutôt de garder une de ces barbes jamais coupées, mais juste entretenues.

Apparemment ce sera la seule solution pour accélérer la construction d'une traversée de la Rade et de logements à prix abordables à moins que le lobby des raseurs fasse à nouveau des ravages. Allez savoir.

 

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05/09/2017

En passant par St-Gall...

A la mémoire de Paul Grüninger, injustement condamné.

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06/08/2017

Les Genevois fidèles à leur habitudes

L'annonce de Pierre Maudet de se porter candidat à la candidature en vue du remplacement de Didier Burkhalter au Conseil fédéral commence déjà à échauffer les esprits à Genève, à peine annoncée.

Etre le contemporain d'Emmanuel Macron ne va évidemment pas lui faciliter la tâche. Si jeune, si autoritaire, si tout et tout, comment voulez-vous en faire un Conseiller fédéral ? Sans oublier l'ensemble de la classe politique genevoise qui ne va pas manquer d’interpréter la grande scène du village d'Astérix, incapable qu'elle est de ne se jamais mettre d'accord sur un nom...

Même le candidat  Maudet ne semble pas trop y croire ! Mais quand même, poussé par une ambition qui n'a rien à envier à celle de tant d'autres, le sieur Maudet ne peut pas ne pas avoir en point de mire cette parcelle d'autorité qui sied à toute ambition. Mais comme disait Joubert "l'ambition, c'est comme les échasses, ça peut hausser un homme, ça ne le grandit pas."

Quant aux pauvres Tessinois (qui s'y prennent peut-être un peu mal) toute la Suisse compatit, avec peut-être ici et là quelques larmes de crocodile...