11/09/2018

Gale ou rage ?

Dans un de mes précédents billets je citais l'aphorisme "quand on veut noyer son chien, on dit qu'il a la gale". Un commentateur m'a aimablement fait remarquer qu'il valait mieux affirmer "quand on veut noyer son chien on dit qu'il a la rage", la rage ne se soignant pas, la gale, si ! 

Dans l'avion qui le ramenait à Genève, Pierre Maudet ne savait pas encore s'il souffrait de la rage ou de la gale. Toujours est-il que pour une très grande partie des politiques de notre canton, le diagnostic rage/gale n'a aucune importance. Non, l'important est de noyer le chien.

Faire trébucher, que dis-je euthanasier une espèce de demi-dieu de la politique genevoise semble être une perspective jouissive pour certains. Si Pierre Maudet veut éviter la corde je crains qu'il n'ait plus que le petit flacon d'Exit..., soit la condamnation ou la démission.

Et la justice n'a même pas encore eu le temps d'aller au bout de son travail.

O tempora, o mores

10/09/2018

Un prédateur, rien que ça !

Il y a longtemps que je suis P. Décaillet et sa manière jupitérienne d'alimenter un blog paraissant se transformer, ces dernières semaines, en une arme de destruction massive contre Emmanuel Macron. Et comme je suis assez loin - vous l’aurez compris - de partager  la hargne de Pascal Décaillet envers le Président de la République française, je m'autorise aussi souvent que je peux un commentaire ou une question. Premier constat : Décaillet, de sa hauteur olympienne, ne consent que très rarement à répondre à ceux qu'il autorise à s'exprimer ! Moi qui croyait qu'un blog supposait des échanges, empreints de courtoisie même en cas d'avis opposés. Mais il y a mieux, ou pire, c'est selon. P.D. prend la liberté, semble-t-il, de ne pas publier un commentaire qui pourrait froisser sa susceptibilité. C'est ce qui vient de m'arriver - à moins que mon "post" se soit perdu dans les méandres de l'internet - au sujet d'Emmanuel Macron, la cible préférée de M. Décaillet.

N'ayant pas apprécié de lire qu'E. Macron était un "prédateur" je me permets le commentaire suivant :

"Emmanuel Macron n'est moderne qu'en apparence. Comme Giscard, en 1974, moderne pendant la campagne, puis très vite rattrapé par sa nature, celle d'un prédateur de la plus archaïque des espèces." (P.D.)

Quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la gale !

Au fond, que connaissez-vous de la France, sinon votre savoir livresque. Y avez-vous vécu et si oui quels enseignements en avez-vous tirés ?

L'acharnement que vous mettez à "casser du Macron" commence à paraître suspect ! Non qu'il ne soit pas possible de critiquer un président qui n'est pas obnubilé par les flux migratoires, mais dommageable pour un journaliste respectueux de sa profession et de la manière de l'exercer.

(...)A tout jouer sur la jeunesse et le "changement", on court au vieillissement et à l'immobilisme. C'est ce qui était arrivé au réformateur Giscard de 1974. C'est ce qui advient à Macron. Cinq ans de répit pour l'Ancien Monde. Cinq ans de perdus pour la France." (P.D.)

Au fait, qui aurait permis à la France de ne pas perdre 5 ans ?

***

On ne saura donc jamais ce dont la France a besoin et qui serait capable de le réaliser. E. Macron a été élu, mais ce n’est pas le bon président. Juste une erreur !

 

 

21/07/2018

Etoiles et étoile...

L’équipe française de football vient donc de remporter le trophée de la Coupe du monde pour la deuxième fois et permet ainsi aux joueurs sélectionnés en équipe nationale d’arborer un maillot surmonté de deux étoiles brodées, signe de deux victoires au Championnat du Monde ! Bravo donc à elle.

Les Helvètes, quant à eux, ont chuté bien avant la finale, et ne feront par conséquent pas broder d’étoile sur leurs maillots. Ils se consoleront en se souvenant qu’en 1995, un astrophysicien suisse - Michel Mayor - a découvert une étoile avec une caractéristique ignorée jusque-là : elle possède une planète qui tourne autour d’elle ! Une belle performance aussi !...

 

10/05/2018

Ah, la barbe...

J'ai eu dans le passé un professeur de physique - Jean Juge, bien connu des alpinistes - qui prétendait que si tous les hommes se laissaient pousser la barbe, notre Terre en ressentirait les effets, à savoir qu'elle tournerait plus vite. n'étant moi-même pas devenu physicien, je ne vais chercher à vous convaincre ni de la véracité ni de l'incohérence de la pensée d'un professeur par ailleurs décédé en 1978 dans la face nord du Cervin, de froid et d'épuisement.

En revanche, à constater le nombre de politiciens qui se laissent - élégamment ? - pousser une barbe de trois jours, je ne sais toujours pas si la Terre tourne plus vite tout comme je m'interroge de savoir si elle tourne mieux.

C'est à se demander s'il existe véritablement une corrélation entre vitesse et qualité. Si c'est le cas, on ne peut qu'encourager tous nos édiles à se laisser pousser non pas une barbe de trois jours, mais plutôt de garder une de ces barbes jamais coupées, mais juste entretenues.

Apparemment ce sera la seule solution pour accélérer la construction d'une traversée de la Rade et de logements à prix abordables à moins que le lobby des raseurs fasse à nouveau des ravages. Allez savoir.

 

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05/09/2017

En passant par St-Gall...

A la mémoire de Paul Grüninger, injustement condamné.

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06/08/2017

Les Genevois fidèles à leur habitudes

L'annonce de Pierre Maudet de se porter candidat à la candidature en vue du remplacement de Didier Burkhalter au Conseil fédéral commence déjà à échauffer les esprits à Genève, à peine annoncée.

Etre le contemporain d'Emmanuel Macron ne va évidemment pas lui faciliter la tâche. Si jeune, si autoritaire, si tout et tout, comment voulez-vous en faire un Conseiller fédéral ? Sans oublier l'ensemble de la classe politique genevoise qui ne va pas manquer d’interpréter la grande scène du village d'Astérix, incapable qu'elle est de ne se jamais mettre d'accord sur un nom...

Même le candidat  Maudet ne semble pas trop y croire ! Mais quand même, poussé par une ambition qui n'a rien à envier à celle de tant d'autres, le sieur Maudet ne peut pas ne pas avoir en point de mire cette parcelle d'autorité qui sied à toute ambition. Mais comme disait Joubert "l'ambition, c'est comme les échasses, ça peut hausser un homme, ça ne le grandit pas."

Quant aux pauvres Tessinois (qui s'y prennent peut-être un peu mal) toute la Suisse compatit, avec peut-être ici et là quelques larmes de crocodile...

28/06/2017

Encore et toujours l'Union Européenne...

Une fois encore Pascal Décaillet s'étrangle et fait savoir à tous ses admirateurs - si, si il y en a - que l'Union Européenne serait très bien inspirée de garder ses réflexions pour elle surtout quand elle dénonce la montée du protectionnisme en Suisse. Et alors ? Depuis quand l'U.E devrait-elle sagement rester coite et encaisser sagement tout ce que décide la Suisse ?

Je me permets de rappeler que P. Décaillet s'est permis des propos qui frisaient l'insulte à l'encontre du candidat qui n'étaient pas encore le Président de la République française. D'où l'envie de poser la question : "de quoi se mêle Pascal Décaillet ?" lui, qui n'est, à ma connaissance "que" citoyen suisse.

Donc la politique interne de la Suisse n'est pas négociable ! A la bonheur ; le secret bancaire n'était lui non plus non-négociable, ce qui ne laisse rien augurer de bon si la Suisse continue à penser qu’elle se trouve sur une autre planète !

Lorsqu'on a des partenaires, il semblerait logique - et poli - de s'asseoir autour d'une table et de discuter les désaccords  plutôt que de leur dire "voilà ce que nous avons décidé, votre avis ne nous intéresse pas."

A force de jouer au boomerang, les Suisses, n'étant pas des Australiens, risquent bien de le prendre en pleine gueule parce qu'ils l'envoient de travers. Et l'U.E sera priée de ne pas rire.

16/06/2017

Quand Charlot s'attaque à Merlin

Quand en Suisse le peuple s’est exprimé, quel que soit le sujet, Pascal Décaillet affirme toujours haut et fort, qu’il s’agit de la victoire de la démocratie directe, système extraordinaire entre tous. Soit.

Quand en France le peuple s’exprime et choisit son président ou son Parlement, on le soupçonne de s’être laissé enfumer par un beau parleur, sorte d’ara tricolore. Au fond cela revient à dire que le peuple français est bien plus bête que le nôtre puisqu’il choit dans d’immenses panneaux conçus dans la forêt de Brocéliande sur les conseils d’Emmanuel Merlin.

Après un couplet pour démontrer que Jacques Chirac a commis une erreur magistrale – si l’on peut dire – en réduisant le mandat présidentiel à 5 ans, il ne nous reste plus qu’à attendre celui sur l’abstention sans doute responsable du succès de la République en Marche…

Réduire ensuite les nouveaux parlementaires à une simple chambre d’enregistrement aux ordres du chef est tout simplement une insulte à leur égard. Affirmer encore que le Président est aux ordres de l’Allemagne est tout simplement ridicule.

Un des rares points sur lesquels il eût été intelligent de disserter est celui du mode de scrutin : majoritaire ou proportionnel. M. Décaillet sait parfaitement que la durée du mandat n’est pas le problème dès que l’on introduit un scrutin proportionnel. Alors pourquoi s’acharner sur Emmanuel Macron avec tant de hargne, tant de mauvaise foi ? Pourquoi cet homme serait-il le suppôt de Satan déguisé en chérubin ?

Il semble y avoir tant de rancœur dans la plume de P. Décaillet que ses divinations concernant l’échec programmé du nouveau président français ne soient en réalité qu’un secret espoir.

Cela dit, on ne saura sans doute jamais qui était le candidat favori de P. Décaillet. On sait simplement que sortir de la logique des partis, des combats politiques, en fait de tout ce qui provoque aujourd’hui la déroute de ce et ceux qu’il chérit lui paraît une incongruité. Mais la politique, comme tout le reste dans ce bas monde, n’échappe pas à l’entropie…

Je regrette que ce journaliste, nourri d'innombrables lectures, en soit arrivé à tant de détestation vis-à-vis du nouveau président de la République française, jusqu’à faire référence à François Mitterrand, le plus roublard et rusé président de la cinquième république.

Mais tout n’est pas perdu, il est encore temps que cette brillante plume fasse sienne cette pensée de La Rochefoucauld : « Il est plus nécessaire d’étudier les hommes que les livres. »

P.S.: j'ajoute un autre commentaire qui semble n'avoir pas passé la douane de blog Décaillet. J'aurais aimé, naturellement, connaître les raisons de ce barrage à mon bref texte, qui, je le concède, n'était guère pavé d'encens. 

 

En quoi la "Chambre d'enregistrement" de M. Macron est-elle différente de la Chambre d'enregistrement du quinquennat Hollande. Le fait que vous détestiez M. Macron, tout au moins ce qu'il représente, vous conduit à des considérations bien étroites sur la "Chambre d’enregistrement" de M. Macron, qui n'est à ce jour pas encore constituée, et celles qui l'ont précédée.

Il ne suffit pas d'être opposé aux idées d'un homme pour tenter de faire croire à vos lecteurs - auxquels vous ne répondez guère souvent ! - que les nouveaux députés seront à plat ventre devant le Président..

Lorsque Charles de Gaulle est arrivé en 1958, qui aurait osé imaginer que la Chambre ne fût pas aux ordres du Général...

Depuis qu'Emmanuel Macron est apparu sur la scène politique française, on dirait que vous avez abandonné le commentaire au profit de la divination. Vous connaissez déjà la fin de l'histoire. Quel talent !

Mais gardez-vous quand même une marge d'erreur de peur qu'en comparant sans cesse E. Macron à Merlin, on finisse par vous prendre pour un charlot.

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02/05/2017

Limpide !

Je parlais, dans une note précédente du verbe décrypter que l'on nous sert à longueur de colonnes dans les journaux et magazines ainsi que dans la presse audio-visuelle. A croire d'ailleurs que tout ce qui est publié est crypté de façon à ce que personne n'y comprenne rien !

Mais il y a quelques exceptions où le décryptage n'est pas nécessaire. Par exemple, tenez (Non, je ne me prends pas pour Cyrano) : Pascal Décaillet dont je viens de lire le dernier billet à l'instant, est d'une limpidité extrême : il s'en prend à M. Emmanuel Macron, qu'il trouve sympathique, mais qu'il ne comprend pas. Et il encense littéralement Marine Le Pen dont le discours est, comme le sien, d'une limpidité extrême. 

Plus on lit Pascal Décaillet, plus on se rend compte qu'il n'y a pas que sa limpidité qui soit extrême. Gare à vous si vous n'êtes pas du côté de ses préférences, vous serez ravalé au rang de sous-secrétaire d'Etat au logement. La présidence, il semble la réserver à une candidate extrêmement droite dans ses bottes.

Décrypter ?

Ce verbe - très à la mode - est utilisé chaque fois que le "décrypteur" a - enfin - trouvé le sens caché du texte que personne d'autre n'avait compris. Mais lui l'a décrypté !

En fait tout cela c'est de l'enfumage. On décrypte un texte qui a été volontairement crypté et qui oblige à posséder, soit la clé nécessaire à sa compréhension, soit à décrypter.

Je ne dis pas, parfois un texte est tellement mal foutu qu'il oblige au décryptage ; mais comme il n'a pas été crypté, son sens reste difficile à comprendre...

En conclusion ne vaudrait-il pas mieux proposer "expliquer" plutôt que décrypter. Finalement expliquer est un exercice qui se révèle sans doute plus difficile qu'il n'y paraît parce que le texte original, justement, n'est pas crypté. Il faut essayer de reformuler et dire  "à peu près complètement" la même chose avec des mots différents.

Décrypter est d'un abord plus facile et permet plus d'arrangements avec la vérité. Si le texte est crypté, alors peu importe que le résultat du décryptage soit correct ou non, puisque de toute façon personne n'a la clé pour en comprendre le sens réel, volontairement caché par l'auteur.

Décrypter un texte permet aussi de faire croire aux lecteurs que l'auteur a volontairement caché des éléments qui ne devaient pas être révélés mais qu'un habile "décrypteur" a lui révélé, sans trop de conséquence pour lui étant le seul à avoir pu le faire !

Le décryptage est surtout utile en période électorale pour se débarrasser de certains candidats qui font de l'ombre à d'autres.

 

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