10/05/2018

Ah, la barbe...

J'ai eu dans le passé un professeur de physique - Jean Juge, bien connu des alpinistes - qui prétendait que si tous les hommes se laissaient pousser la barbe, notre Terre en ressentirait les effets, à savoir qu'elle tournerait plus vite. n'étant moi-même pas devenu physicien, je ne vais chercher à vous convaincre ni de la véracité ni de l'incohérence de la pensée d'un professeur par ailleurs décédé en 1978 dans la face nord du Cervin, de froid et d'épuisement.

En revanche, à constater le nombre de politiciens qui se laissent - élégamment ? - pousser une barbe de trois jours, je ne sais toujours pas si la Terre tourne plus vite tout comme je m'interroge de savoir si elle tourne mieux.

C'est à se demander s'il existe véritablement une corrélation entre vitesse et qualité. Si c'est le cas, on ne peut qu'encourager tous nos édiles à se laisser pousser non pas une barbe de trois jours, mais plutôt de garder une de ces barbes jamais coupées, mais juste entretenues.

Apparemment ce sera la seule solution pour accélérer la construction d'une traversée de la Rade et de logements à prix abordables à moins que le lobby des raseurs fasse à nouveau des ravages. Allez savoir.

 

15:33 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

05/09/2017

En passant par St-Gall...

A la mémoire de Paul Grüninger, injustement condamné.

P9020010.JPG

06/08/2017

Les Genevois fidèles à leur habitudes

L'annonce de Pierre Maudet de se porter candidat à la candidature en vue du remplacement de Didier Burkhalter au Conseil fédéral commence déjà à échauffer les esprits à Genève, à peine annoncée.

Etre le contemporain d'Emmanuel Macron ne va évidemment pas lui faciliter la tâche. Si jeune, si autoritaire, si tout et tout, comment voulez-vous en faire un Conseiller fédéral ? Sans oublier l'ensemble de la classe politique genevoise qui ne va pas manquer d’interpréter la grande scène du village d'Astérix, incapable qu'elle est de ne se jamais mettre d'accord sur un nom...

Même le candidat  Maudet ne semble pas trop y croire ! Mais quand même, poussé par une ambition qui n'a rien à envier à celle de tant d'autres, le sieur Maudet ne peut pas ne pas avoir en point de mire cette parcelle d'autorité qui sied à toute ambition. Mais comme disait Joubert "l'ambition, c'est comme les échasses, ça peut hausser un homme, ça ne le grandit pas."

Quant aux pauvres Tessinois (qui s'y prennent peut-être un peu mal) toute la Suisse compatit, avec peut-être ici et là quelques larmes de crocodile...

28/06/2017

Encore et toujours l'Union Européenne...

Une fois encore Pascal Décaillet s'étrangle et fait savoir à tous ses admirateurs - si, si il y en a - que l'Union Européenne serait très bien inspirée de garder ses réflexions pour elle surtout quand elle dénonce la montée du protectionnisme en Suisse. Et alors ? Depuis quand l'U.E devrait-elle sagement rester coite et encaisser sagement tout ce que décide la Suisse ?

Je me permets de rappeler que P. Décaillet s'est permis des propos qui frisaient l'insulte à l'encontre du candidat qui n'étaient pas encore le Président de la République française. D'où l'envie de poser la question : "de quoi se mêle Pascal Décaillet ?" lui, qui n'est, à ma connaissance "que" citoyen suisse.

Donc la politique interne de la Suisse n'est pas négociable ! A la bonheur ; le secret bancaire n'était lui non plus non-négociable, ce qui ne laisse rien augurer de bon si la Suisse continue à penser qu’elle se trouve sur une autre planète !

Lorsqu'on a des partenaires, il semblerait logique - et poli - de s'asseoir autour d'une table et de discuter les désaccords  plutôt que de leur dire "voilà ce que nous avons décidé, votre avis ne nous intéresse pas."

A force de jouer au boomerang, les Suisses, n'étant pas des Australiens, risquent bien de le prendre en pleine gueule parce qu'ils l'envoient de travers. Et l'U.E sera priée de ne pas rire.

16/06/2017

Quand Charlot s'attaque à Merlin

Quand en Suisse le peuple s’est exprimé, quel que soit le sujet, Pascal Décaillet affirme toujours haut et fort, qu’il s’agit de la victoire de la démocratie directe, système extraordinaire entre tous. Soit.

Quand en France le peuple s’exprime et choisit son président ou son Parlement, on le soupçonne de s’être laissé enfumer par un beau parleur, sorte d’ara tricolore. Au fond cela revient à dire que le peuple français est bien plus bête que le nôtre puisqu’il choit dans d’immenses panneaux conçus dans la forêt de Brocéliande sur les conseils d’Emmanuel Merlin.

Après un couplet pour démontrer que Jacques Chirac a commis une erreur magistrale – si l’on peut dire – en réduisant le mandat présidentiel à 5 ans, il ne nous reste plus qu’à attendre celui sur l’abstention sans doute responsable du succès de la République en Marche…

Réduire ensuite les nouveaux parlementaires à une simple chambre d’enregistrement aux ordres du chef est tout simplement une insulte à leur égard. Affirmer encore que le Président est aux ordres de l’Allemagne est tout simplement ridicule.

Un des rares points sur lesquels il eût été intelligent de disserter est celui du mode de scrutin : majoritaire ou proportionnel. M. Décaillet sait parfaitement que la durée du mandat n’est pas le problème dès que l’on introduit un scrutin proportionnel. Alors pourquoi s’acharner sur Emmanuel Macron avec tant de hargne, tant de mauvaise foi ? Pourquoi cet homme serait-il le suppôt de Satan déguisé en chérubin ?

Il semble y avoir tant de rancœur dans la plume de P. Décaillet que ses divinations concernant l’échec programmé du nouveau président français ne soient en réalité qu’un secret espoir.

Cela dit, on ne saura sans doute jamais qui était le candidat favori de P. Décaillet. On sait simplement que sortir de la logique des partis, des combats politiques, en fait de tout ce qui provoque aujourd’hui la déroute de ce et ceux qu’il chérit lui paraît une incongruité. Mais la politique, comme tout le reste dans ce bas monde, n’échappe pas à l’entropie…

Je regrette que ce journaliste, nourri d'innombrables lectures, en soit arrivé à tant de détestation vis-à-vis du nouveau président de la République française, jusqu’à faire référence à François Mitterrand, le plus roublard et rusé président de la cinquième république.

Mais tout n’est pas perdu, il est encore temps que cette brillante plume fasse sienne cette pensée de La Rochefoucauld : « Il est plus nécessaire d’étudier les hommes que les livres. »

P.S.: j'ajoute un autre commentaire qui semble n'avoir pas passé la douane de blog Décaillet. J'aurais aimé, naturellement, connaître les raisons de ce barrage à mon bref texte, qui, je le concède, n'était guère pavé d'encens. 

 

En quoi la "Chambre d'enregistrement" de M. Macron est-elle différente de la Chambre d'enregistrement du quinquennat Hollande. Le fait que vous détestiez M. Macron, tout au moins ce qu'il représente, vous conduit à des considérations bien étroites sur la "Chambre d’enregistrement" de M. Macron, qui n'est à ce jour pas encore constituée, et celles qui l'ont précédée.

Il ne suffit pas d'être opposé aux idées d'un homme pour tenter de faire croire à vos lecteurs - auxquels vous ne répondez guère souvent ! - que les nouveaux députés seront à plat ventre devant le Président..

Lorsque Charles de Gaulle est arrivé en 1958, qui aurait osé imaginer que la Chambre ne fût pas aux ordres du Général...

Depuis qu'Emmanuel Macron est apparu sur la scène politique française, on dirait que vous avez abandonné le commentaire au profit de la divination. Vous connaissez déjà la fin de l'histoire. Quel talent !

Mais gardez-vous quand même une marge d'erreur de peur qu'en comparant sans cesse E. Macron à Merlin, on finisse par vous prendre pour un charlot.

14:39 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/05/2017

Limpide !

Je parlais, dans une note précédente du verbe décrypter que l'on nous sert à longueur de colonnes dans les journaux et magazines ainsi que dans la presse audio-visuelle. A croire d'ailleurs que tout ce qui est publié est crypté de façon à ce que personne n'y comprenne rien !

Mais il y a quelques exceptions où le décryptage n'est pas nécessaire. Par exemple, tenez (Non, je ne me prends pas pour Cyrano) : Pascal Décaillet dont je viens de lire le dernier billet à l'instant, est d'une limpidité extrême : il s'en prend à M. Emmanuel Macron, qu'il trouve sympathique, mais qu'il ne comprend pas. Et il encense littéralement Marine Le Pen dont le discours est, comme le sien, d'une limpidité extrême. 

Plus on lit Pascal Décaillet, plus on se rend compte qu'il n'y a pas que sa limpidité qui soit extrême. Gare à vous si vous n'êtes pas du côté de ses préférences, vous serez ravalé au rang de sous-secrétaire d'Etat au logement. La présidence, il semble la réserver à une candidate extrêmement droite dans ses bottes.

Décrypter ?

Ce verbe - très à la mode - est utilisé chaque fois que le "décrypteur" a - enfin - trouvé le sens caché du texte que personne d'autre n'avait compris. Mais lui l'a décrypté !

En fait tout cela c'est de l'enfumage. On décrypte un texte qui a été volontairement crypté et qui oblige à posséder, soit la clé nécessaire à sa compréhension, soit à décrypter.

Je ne dis pas, parfois un texte est tellement mal foutu qu'il oblige au décryptage ; mais comme il n'a pas été crypté, son sens reste difficile à comprendre...

En conclusion ne vaudrait-il pas mieux proposer "expliquer" plutôt que décrypter. Finalement expliquer est un exercice qui se révèle sans doute plus difficile qu'il n'y paraît parce que le texte original, justement, n'est pas crypté. Il faut essayer de reformuler et dire  "à peu près complètement" la même chose avec des mots différents.

Décrypter est d'un abord plus facile et permet plus d'arrangements avec la vérité. Si le texte est crypté, alors peu importe que le résultat du décryptage soit correct ou non, puisque de toute façon personne n'a la clé pour en comprendre le sens réel, volontairement caché par l'auteur.

Décrypter un texte permet aussi de faire croire aux lecteurs que l'auteur a volontairement caché des éléments qui ne devaient pas être révélés mais qu'un habile "décrypteur" a lui révélé, sans trop de conséquence pour lui étant le seul à avoir pu le faire !

Le décryptage est surtout utile en période électorale pour se débarrasser de certains candidats qui font de l'ombre à d'autres.

 

16:19 Publié dans Langues | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/04/2017

Une supernova a explosé !

Il y a trente ans, une supernova - SN 1987 A - a explosé. En réalité, cette supernova située dans le Grand Nuage de Magellan distant de 168000 années-lumières, ce qui repousse d'autant la survenance de l'événement.

Pour évoquer ce que représente cette supernova, le Club astronomique de Divonne-les-Bains recevra Mme Sylvia Eckström, astrophysicienne à l'observatoire de l'Université de Genève qui prononcera une conférence sous le tire "Le Soleil finira-t-il comme SN 1987 A ? Autopsie d'une supernova, trente ans après !"

L'événement aura lieu le jeudi 13 avril à 20h30 à l'Esplanade du Lac, de Divonne-les-Bains.

Entrée libre

31/03/2017

Champ républicain ?

Pascal Décaillet dans son dernier "papier" intitulé "Plafond de verre, ou ligne Maginot" récuse totalement le fait que les forces républicaines n'incluent pas le Front National qui fait partie, comme tous les autres justement, du champ républicain français.

Sous un angle purement formel et juridique, on ne peut évidemment pas le contester. Le Front National, toujours marginalisé par l'ensemble de la classe politique française n'a jamais néanmoins été frappé d'un interdit quelconque et encore moins dissous au nom - par exemple - d'une menace à la sécurité intérieure.

Il est vrai qu'avec le victoire de Donald Trump à la présidence des USA, il est aujourd’hui hasardeux de croire, a priori, qu'une victoire de Mme Le Pen, serait une incongruité.

En fait, ce n'est pas tellement la victoire de Marine Le Pen qui pose problème. En soi, c'est une éventualité que l'on commence à considérer comme ni souhaitable ni nécessaire mais possible...

Ce qui semble marquer davantage les esprits, ce n'est pas tant qu'une femme devienne Présidente, mais c'est l'usage du pouvoir que pourrait en faire la nouvelle élue. On admet - selon le bord auquel on appartient, que Fillon, Macron, Hamon ou encore Mélenchon, chacun à leur manière, serait synonyme de catastrophe. Avec Mme Le Pen, les inquiétudes sont plus floues : on sait à peu près comment ça pourrait commencer mais on ne sait pas très bien au juste comment ça pourrait se terminer. Et il est vrai que la responsable d'un parti qui, notamment, siège à Bruxelles avec comme volonté affichée d'en sortir, devrait constituer une interrogation pour chaque Français.

Au moment où la France se passionne pour des costumes peut-être présidentiels, il n'est - hélas ! - pas du tout certain que Marine Le Pen se ramasse une...veste !

O tempora, o mores

 

 

 

 

03/03/2017

Le bateau coule, les rats quittent le bord

La justice n'a même pas encore été rendue que déjà les rats quittent le vaisseau "Fillon" qui fait face à des vents contraires et dont la brèche ouverte en son flanc par quelques corsaires de haute mer et de basse besogne laisse entrer des paquets de mer que tout l'équipage du "Fillon" écopent à tour de bras sans pouvoir endiguer la montée des eaux...

Mais à côté des corsaires, y a-t-il sans doute aussi quelques officiers - subalternes et supérieurs - qui ont compris qu'il fallait mettre les chaloupes à la mer sans attendre davantage. Lorsqu'ils se seront éloignés, ils auront tout loisir de voir le capitaine et son bateau disparaître à tout jamais.

A ce stade du récit, on ne sait pas s'îl s'agit d'une tentative de mutinerie qui n'a pas osé dire son nom parce qu'on n'avait pas désigné le capitaine idéal...

Pour les mutins, les rats et les corsaires, le destin du "Fillon" est scellé : il va couler, il commence à couler, il a coulé avec son capitaine. Le capitaine est mort, ho hisse et ho...

Mais la mer n'a pas toujours l'éclat de la logique. Et le capitaine est finalement monté sur la dernière chaloupe avec quelques marins à lui fidèles. Ils ne conçoivent pas la mort comme l'unique issue et souquent ferme pour tenter d'échapper à la noyade. Nul ne sait s'ils atteindront un quai bienveillant. Mais s'il devaient y parvenir, alors les mutins et l'amiral qui avaient intrigué pourraient bien sentir passer le vent du boulet et se retrouver à fond de cale lors de la prochaine traversée.

21:36 Publié dans France | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |