17/10/2008

O tempora ! o mores !

Nous voilà donc une fois encore roulés dans la farine ! Le contribuable va - une fois encore - payer l'arrogance et l'incurie de certains banquiers sans scrupules. Ceux qui ont volontairement "oublié" que la banque était au service de l'économie, qu'elle n'était pas l'économie et que cette même économie était encore moins à son service.

Le Conseil fédéral essaie de faire avaler aux citoyens que les milliards "investis" dans l'UBS sont une nécessité. Tu parles...Sans doute les petits patrons et les petits épargants avaleront, mais de travers.

Je vais peut-être vous étonner, mais le sauvetage de l'UBS est sans doute la moins mauvaise solution, car si elle coule, la catastrophe serait encore plus énorme. Cela ne justifie nullement de prendre les habitants de ce pays pour des crétins. En accréditant la thèse de la nécessité, notre gouvernement passe comme chat sur braise l'origine de cette "cacade" : imprévoyance, incompétence, avidité, arrogance d'une classe bancaire dirigeante d'une rare fatuité. Et puis, dans ce petit pays, le copinage n'est jamais loin. Tout le monde se connaît mon bon Monsieur. Il serait inconvenant de se glisser des peaux de bananes entre décideurs.

Cette (triste) histoire me rappelle Christophe Colomb dont on a dit qu'il était parti sans savoir où il allait, qu'il était arrivé sans savoir où il était, tout cela avec l'argent des autres.

Rappellez-vous quand même, citoyens, que vous disposez quand même d'une arme redoutable : votre bulletin de vote. A la prochaine occasion, élisez des personnes pour qui le mot éthique a encore une signification, quels que soient leurs horizons politiques. Nous avons besoin de députés et de conseillers qui travaillent pour le bien commun et non pas pour perpétuer des pratiques douteuses - pour le moins - qui nous spolient avec la bénédiction d'un gouvernement qui lève les bras au ciel sans savoir où il va les reposer.

Dites-moi, qui a écrit : "les hommes se croient intelligents, mais ils ne le sont jamais assez pour se rendre compte qu'ils ne le sont pas autant qu'ils pensent..."

Michel Sommer

 

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