23/10/2008

Les "experts"

L'Hebdo ne manque ni d'air ni d'aplomb : un cahier spécial pour nous asséner les avis "d'experts" afin de (se) sortir de la crise ! La bourse est dans le métro, la récession guette aux Etat-Unis, les Etats européens injectent des centaines de milliards dans les banques avant que tout ne soit définitivement par terre,  tout cela aux frais de la princesse contribuable. Et, tout-à-coup, sorti du chapeau de l'Hebdo, les "stratégies gagnantes" (sic !). Maintenant que la crise est là, tous savent - évidemment - ce qu'il faut faire ; je n'en ai pas trouvé beaucoup (c'est un euphémisme) qui ont expliqué ce qu'il n'aurait pas fallu faire...
Ceux qui sont "accros" au jeu sont interdits de casino. Quand se résoudra-t-on à "interdire de banque" les "accros" à l'escroquerie intellectuelle ? Cela me rappelle Christophe Colomb dont on a dit qu'il serait parti sans savoir où il allait, qu'il serait arrivé sans savoir où il était, et tout cela avec l'argent des autres.
Au fait, dites-moi, qui a écrit : "Les hommes se croient intelligents, mais ils ne le sont jamais assez pour se rendre compte qu'ils ne le sont pas autant qu'ils pensent..." ?
Michel Sommer

17/10/2008

O tempora ! o mores !

Nous voilà donc une fois encore roulés dans la farine ! Le contribuable va - une fois encore - payer l'arrogance et l'incurie de certains banquiers sans scrupules. Ceux qui ont volontairement "oublié" que la banque était au service de l'économie, qu'elle n'était pas l'économie et que cette même économie était encore moins à son service.

Le Conseil fédéral essaie de faire avaler aux citoyens que les milliards "investis" dans l'UBS sont une nécessité. Tu parles...Sans doute les petits patrons et les petits épargants avaleront, mais de travers.

Je vais peut-être vous étonner, mais le sauvetage de l'UBS est sans doute la moins mauvaise solution, car si elle coule, la catastrophe serait encore plus énorme. Cela ne justifie nullement de prendre les habitants de ce pays pour des crétins. En accréditant la thèse de la nécessité, notre gouvernement passe comme chat sur braise l'origine de cette "cacade" : imprévoyance, incompétence, avidité, arrogance d'une classe bancaire dirigeante d'une rare fatuité. Et puis, dans ce petit pays, le copinage n'est jamais loin. Tout le monde se connaît mon bon Monsieur. Il serait inconvenant de se glisser des peaux de bananes entre décideurs.

Cette (triste) histoire me rappelle Christophe Colomb dont on a dit qu'il était parti sans savoir où il allait, qu'il était arrivé sans savoir où il était, tout cela avec l'argent des autres.

Rappellez-vous quand même, citoyens, que vous disposez quand même d'une arme redoutable : votre bulletin de vote. A la prochaine occasion, élisez des personnes pour qui le mot éthique a encore une signification, quels que soient leurs horizons politiques. Nous avons besoin de députés et de conseillers qui travaillent pour le bien commun et non pas pour perpétuer des pratiques douteuses - pour le moins - qui nous spolient avec la bénédiction d'un gouvernement qui lève les bras au ciel sans savoir où il va les reposer.

Dites-moi, qui a écrit : "les hommes se croient intelligents, mais ils ne le sont jamais assez pour se rendre compte qu'ils ne le sont pas autant qu'ils pensent..."

Michel Sommer

 

13/10/2008

ils sont 527 debout, ils ne seront plus que 80 à s'asseoir

J'essaie d'imaginer la tête des candidats à la constituante au soir du 19 octobre prochain : 80 heureux et un peu plus de 440 déçus. En lisant les propositions des candidats, d'où qu'ils viennnent, je me demande si l'on va vraiment écrire une constitution ou si l'on ne va pas créer un catalogue de tous les désirs, du plus cohérent au plus farfelu, du plus "citoyen" au plus partisan, du plus corporatiste au plus laïque...

Au fond, j'en viens à me demander si l'important n'est pas ailleurs. Quels que soient les élus et leur appartenance ou non appartenance, j'appelle de mes voeux que les 80 constituants travaillent dans un esprit d'ouverture et de respect en se rappelant que la constitution est pour tous, du plus modeste citoyen au premier magistrat du canton.

Comme candidat, je souhaite que le nouveau texte soit innovateur, ambitieux et ouvert sur le monde qui nous entoure. En cas d'élection, j'y viendrai non pas pour "m'opposer à" mais pour "travailler avec". Si cet esprit est respecté, nous ne devrions pas craindre un rejet du texte par les électeurs : tout le monde s'y reconnaîtra.

Emile de Girardin écrivait au 19 siècle :"Respect de la Constitution, car on connaît la Constitution qu'on a, mais on n'est jamais sûr de celle qu'on aura.

 

 

12/10/2008

Une constitution sans sectes

Ainsi donc les Constituants vont probablement se battre pour savoir s'il convient de garder la laïcité comme élément essentiel de la nouvelle constitution, ou si au contraire il faut assouplir cette notion.

Si j'ai bien compris, on interdit à un pasteur ou un curé de siéger dans une assemblée d'élus alors que n'importe quel(s) membre(s) de sectes aussi souterraines que dangereuses pourra/ont siéger dans une assemblée démocratiquement élue.

Pensant qu'un curé ou un pasteur ne saurait être plus "dangereux" qu'un gourou de provenance incertaine, j'en viens à me demander si l'inégibilité ne devrait pas être étendue à tous les membres des corporations susceptibles de porter ombrage à la démocratie. Des exemples ? Ben, disons les avocats, les homos, les banquiers, les parachutistes (dorés ou non).

Décidément, j'ai beau retourner la question dans tous les sens, je n'arrive pas à comprendre pourquoi on exclut les ecclésiastiques des assemblées et que les membres influents de sectes y soient admis !

Comme candidat à la Constituante - liste no 12 www.proposition.ch, je ne manquerai pas de soulever la question en cas d'élection !

 

22:27 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |