14/03/2009

Pascal le Grand

Si j'en crois la Tribune de Genève de ce jour - et j'ai envie de la croire - Pascal Décaillet n'aurait guère (c'est un euphémisme) apprécié d'être brocardé dans le revue des élus.

Il semblerait que seuls les journalistes aient le droit et le devoir de dénoncer ce qui va bien ou mal dans la république. Le sieur Décaillet ne s'en prive pas. Toujours d'ailleurs dans un bel emballage : langue élégante, vocabulaire recherché, style très académique. Peut-être aussi un tantinet prétentieux par la manière subtile dont il fait étalage de ses connaissances.

Et puisqu'il convient de faire étalage de ses connaissances, permettez-moi de faire prononcer à Pascal Décaillet le mot de Cyrano (de Bergerac, donc) à propos des "folles plaisanteries" du vicomte : " Je me les sers moi-même, avec assez de verve, mais je ne permets pas qu'un autre me les serve." C’est ce qu’il a dû penser en entendant ou lisant le texte de la revue susmentionnée.

M. Décaillet possède un très riche vocabulaire et il en fait état dans chacun de ses papiers. Il lui manque cependant trois mots qu’il lui siérait d’intégrer dans ses chroniques : humour, modestie et dérision.

Je fais un pas de plus pour terminer. M. Décaillet me fait - parfois - penser à Talleyrand dont son illustre empereur aurait dit de lui : « c’est de la merde dans un bas de soie ». Là s’arrête toute comparaison. M. Décaillet n’est pas un bas de soie. Ce n’est pas de la mer.. non plus.

 

Commentaires

Certes le Sieur Decaillet n'est pas la modestie faite journaliste mais à ce poste il est largement accompagné par les Damoiselles Esther Mamarbachi & Romaine Jean ainsi que par le damoiseau Darius Rochebin.

Ces trois là ont en plus un défaut majeur que le Sieur Décaillet n'a pas, c'est qu'ils n'ont, et de loin pas le sens de l'imartialité.

Le traves que vous reprochez à Décaillet est presque ûn trait de caractère des journalistes suisses (francophones en tout cas) qui s'inscrit dans la mentalité du pays "Y en a point comme nous".

On va bien voir désormais puisque nous n'aurons bientôt plus que le cul des vaches à ausculter, comment tout ce beau monde va pouvoir sortir son pingle du jeu.

Vous comparez Décaillet à Talleyrand ou plutôt vous citez une phrase connue du petit caporal à son endroit.

Non seulement la citation est abusivement moqueuse mais il aurait fallu citer l'état d'esprit du despote à l'égard des faibles aux commandes des Etats adverses.

Vous auriez plus été dans la tonalité du moment avec un Conseil fédéral composé de pleutres et d'incapables qui se font les postiers d'un acte de médiation qui fera notre ruine et non notre fortune!

Quant au spectacle des députés je crois que ces gens ont mieux à faire que de mettre en valeur leurs pitoyables prestations.

La preuve est que n'y participent que celles et ceux qui s'imaginent un avenir gouvernemental.

Le plus triste c'est qu'il se pourraient qu'ils y parviennent.

Écrit par : simon templar | 15/03/2009

La conscience des mots amène la conscience de soi, à se connaître et à se reconnaître!

Pourquoi pas une petit examen intérieur?

Écrit par : octavio Paz | 15/03/2009

On peut voir dans cette diatribe de la jalousie... "On ne pisse pas contre un rat!" Perso, je n'ai jamais trouvé Décaillet méprisant, cassant, même quand l'interlocuteur n'avait visiblement rien à dire ni à se produire sur son plateau. Il en va ainsi : peut-être, est-il parfois obligé à inviter quelques "personnalités" dont la vanité maladive n'a d'égal que le vide sidéral de leurs propos et de leur intentions ...

Il est un journaliste talentueux qui a su prendre les bons virages, contrairement à certains technocrates de la presse écrite, mals recyclés dans des fonctions (ils ont la chance d'avoir un boulot, tout de même!) de cheffaillon ...

Dommage qu'on brocarde pareillement des gens qui ont quelque chose à offrir et qu'on élève autant de médiocrités comme si c'était rassurant ... Même si le choix de certains invités laissent à désirer - c'est son choix, il n'a de compte à rendre à personne - et on se demande si à l'heure où beaucoup de gens sont malheureux dans leur situation professionnelle, ce ne serait cette liberté qui lui serait reprochée ...

Écrit par : Micheline Pace | 15/03/2009

Fort de toutes les qualités qu'on multiplie et maximise à son endroit, Pascal Décaillet devrait être au-dessus de tout brocardage, justifié ou non. Mais peut-être sa réaction trahit-elle une certaine humanité et une sensibilité certaine. Une qualité?

Écrit par : Jean-Paul Guisan | 15/03/2009

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