06/07/2009

Les frontaliers ne feront plus la loi !

 

 « Avec l’ouverture des frontières, les frontaliers ont obtenu des postes à responsabilité, critiquent la Suisse et sont arrogants. Leur sport favori : licencier les Genevois pour les remplacer par leurs compatriotes. Dans certaines entreprises, on compte plus de 60 % de frontaliers. »

 

Le texte ci-dessus est extrait d’une feuille de propagande électorale du MCG - Mouvement Citoyen Genevois - qui ne déplairait pas à Jean-Marie LE PEN soi-même, feuille que je viens de recevoir dans ma boîte aux lettres, à Genève donc.

 

Deux thèmes y sont abordés : les frontaliers (voir ci-dessus) et « la racaille », comprenez ces étrangers qui commettent moult forfaits dans notre bonne ville de Genève. Pour les étrangers malfaiteurs, on peut toujours discuter des mesures à prendre et notamment expulser ceux qui le méritent. (Pour les Suisses auteurs de mauvais coups, comme on ne peut pas les expulser, on les exporte : ils vont agresser d’honnêtes citoyens à Munich).

 

Bref, le MCG nous sert sa soupe habituelle, son brouet devrais-je dire. Aucune consistance dans le propos, aucun argument susceptible de tenir la route. Pour résumer au fond tout cela, il suffit simplement de dire « populisme ». Comme dirait l’humoriste Tex : « Quand on a dit ça, on a tout dit. »

 

Mais le pire est à venir citoyens. La haine des frontaliers, décrits comme arrogants et s’arrangeant entre eux pour éjecter les Genevois de leur travail tombe à mon humble avis sous le coup de la norme antiraciste, autrement dit l’art. 261bis du code pénal. Les frontaliers, sans distinction aucune - dont je suis, mais suisse… -  sont donc à l’origine de tous les problèmes de Genève, le chômage en tête. Il faut donc en finir. Il est intolérable que l’Etat autorise les frontaliers à venir faire la loi chez nous !

 

Je pourrais multiplier les citations haineuses du MCG, espèce de gangrène politique. Il n’y a qu’une solution pour la gangrène : l’amputation. Lors des prochaines élections cantonales, il conviendra de s’en souvenir. Ne nous laissons pas abuser par des sirènes qui chantent faux. Il n’y a rien à espérer de l’extrême droite.

 

Imaginez un seul instant Genève sans ses frontaliers : on ferme la moitié des EMS, on engage des employés de banque genevois pour remplacer les infirmières frontalières des HUG, on verrouille la frontière, on reste entre nous. On n’a vraiment pas besoin de gens compétents. Comme chef d’une mini PME, j’ai engagé des frontaliers parce que des Suisses m’ont dit qu’habitant sur la rive droite, ils n’avaient pas envie d’aller travailler sur la rive gauche…Ces frontaliers, je les rétribue au même tarif que les Suisses.

 

Alors, citoyens, ce n’est pas les frontaliers qu’il faut éjecter - même s’il y a quelques arrogants parmi eux - parce que Genève n’est pas viable sans une « regio genevensis » solide, avec la Haute-Savoie, le Pays de Gex et une bonne partie du canton de Vaud. Non ceux qu’il faut éjecter ce sont les tristes représentants du MCG.

Genève a déjà eu ce genre de mouvement ; il s’appelait « Vigilance » et a fini par rendre l’âme, si tant est qu’il en ait eu une.

 

Imaginez maintenant le MCG avec une majorité d’élus. Très honnêtement « ça me fout la trouille ». « On sait comment ça commence » aurait dit Jacques Prévert mais « on ne sait pas au juste comment ça va se terminer ».

 

Secrètement, je pense qu’ils espèrent, un jour ou l’autre nous la jouer, en solo pardi !

Commentaires

Les frontaliers ont passé de 45 000 il y a 4 ans, à 65 000 aujourd'hui.

Il n'y sont pour rien. Ce sont les accords de libre circulation qui permettent cela.

Ce sont généralement des smicards, venant prendre des postes non qualifiés à Genève.

Ils privent ainsi de leur emploi des Genevois non qualifiés, au front bas, qui tombent évidemment dans les bras du MCG, mouvement aussi populiste que mononeuronique.

Il n'en demeure pas moins, et c'est c'est peut-être un autre salaud pardi qui a raison, que le mal se situe au niveau de ces accords bilatéraux, que seule l'UDC nous décrivait comme nocifs.

Le seul moyen de mettre un terme à ce phénomène, c'est d'insister pour que le conseil fédéral active la clause de sauvegarde prévue par les accords biltéraux. Cle n'aura aucune conséquence sur les postes actullement occupés par des frontaliers dans les hôpitaux, mais permettra peut-être d'endiguer ce phénomène qui profite aux stauffériens.

Écrit par : j.nizard | 06/07/2009

Votre article reflète bien la mentalité gauchos qui crie au racisme du moment qu'on a un "problème" avec des citoyens d'un autre pays. Vous faite sûrement parti de ceux traîtent de fachos tous ceux qui ne veulent pas se prendre la main pour faire une danse autour de la planète... pathétique.

Concernant vos amis les frontaliers, sachez que dans mon département, ils ont quasi tous remplacé les suisses. Je suis la dernière rescapée avec un autre collègue. Qui sont les chefs? des frontaliers. Qui sont les RH? des frontaliers.

Personne ne veut supprimer ces frontaliers, ils vont là où il y a du pognon, c'est normal. Cependant, il est important de redonner une priorité nationale, voir cantonale pour les cantons frontières. C'est ce que propose le MCGe qui lui au moins propose des choses! Que proposent les autres pour contrer ce fléau et baisser le chômage à Genève? RIEN!

Le ras-le-bol général des chômeurs suisse voteront MCGe pour les prochaines éléction, c'est inévitable et VOUS l'aurez bien cherché!

Écrit par : Bea | 07/07/2009

Les frontaliers sont aussi des personnes qualifiées, des professeurs de l'Uni à Genève, des techniciens, des analystes dans les banques, des informaticiens,des médecins et infirmières au HUG... Ils sont français mais aussi européens car vivant en Hte Savoie et dans l'Ain.Et ils sont venus car le boom économique a été un moteur de richesse pour le Canton. Aujourd'hui, avec la crise, cela va change la donne et personne ne devrait s'en réjouir.

Écrit par : demain | 07/07/2009

Les frontaliers ne sont pas tous des personnes qualifiées comme le prétend si innocemment "demain" car s'ils avaient un brin d'éducation et de culture ils n'injurieraient pas les citoyens suisses comme ils en ont l'habitude.
L’hexagone exporte également ses français d’en bas : salariés râleurs, automobilistes soixante-quatorze arrogants, mal élevés et grossiers sans oublier les trafiquants et consommateurs de drogues
Oui, la crise a du bon car elle permet de séparer l'ivraie du bon grain ou en d'autres termes de virer les frontaliers indésirables.

Écrit par : Valentin | 07/07/2009

Les exemples qui prouvent le renvois d'employés résidents à Genève pour êtres remplacés par des frontaliers sont légions. Cela se passe aussi bien dans des grandes sociétés que dans des petites boîtes et même dans des services aux personnes âgées, j'en ai eu plusieurs fois la preuve et, si vous l'exigez, je vous donnerai plusieurs exemples.

Écrit par : octave vairgebel | 07/07/2009

Ceux qui traitent le MCG de populiste sont les mêmes qui honorent la révolution radicale fondatrice de la Genève républicaine!

La différence est que les radicaux ont 162 ans de pratique politique derrière eux et presque autant de compromissions gouvernementales! Forcément on s'en aperçoit plus!

Où sont passés les Favon et autres Lachenal qui hier ne disaient pas autre chose que ce que dit le MCG aujourd'hui? (FAVON: Il n'y a pas d'Etat sans justice sociale)

On reproche, à juste titre, l'outrance du Duce d'Onex. Mais à part ce détail, le MCG a-t-il vraiement tort de vouloir défendre les résidents genevois contre l'invasion qu'ils subissent tous les matins?

Au lieu de critiquer les MCG les responsables politiques des partis qui ont la responsabilité de défendre les "genevois" d'en bas feraient bien de critiquer leur propre action. Elle confine à la nullité absolue.

Que dire de ce PS où désormais Chanel et Hugo Boss ont remplacé H&M et Prisunic depuis longtemps?

On ne peut que constater qu'il n'y a plus de socialistes dans ses rangs depuis le départ des Chavanne & Donzé.

C'est le PS qui est un vrai parti populiste en fondant son action politique sur le fond de commerce des enseignants qui, grâce à leurs conditions de travail et surtout de retraite, peuvent se payer de luxe d'être de la gauche caviardo-léniniste sur le dos des contribuables qui paient 2/3 de leurs cotisations à la CIA!

Voilà la réalité crue telle qu'elle est. Sans les enseignants et sans l'Asloca qui bloque la construction de logements sociaux dans le PAV, le PS serait à la limite du quorum!

D'ailleurs si les Verts voualient faire un gros coup cet automne, ils partiraient seuls au combat électoral. A l'arrivée il n'y aurait plus de PS et une vraie gauche populaire que le PS dédaigne du haut de ses notables.

Si le socialisme moderne c'est ce qu'est devenu le PSG, alors ce n'est pas au MCG qu'il faut s'en prendre mais à ses dirigeants qui se complaisent dans les placards dorés à 400'000/an aux SIG et certainement ailleurs dans le fromage de l'Etat.

OUI le MCG est excessif dans son propos, mais à qui la faute?

Idéalement il faudrait qu'aux prochaines élections SolidaritéS et MCG passent la rampe et boutent dehors ces solcialistes à foulards Hermès et montres Gucci qui n'ont plus rien à faire là!

Écrit par : Jorge Fabon | 07/07/2009

@Valentin. Je n'ai pas dit que tous les frontaliers étaient bien formés mais qu'ils étaient aussi qualifiés, ce qui veut dire que pour une certaine frange de postes les entreprises ou institutions ne trouvent pas assez de diplômés suisses pour les occuper. Pour la gouvernance genevoise, effectivement des grandes figures citées de gauche ou de droite n'existent plus car aujourd'hui on préfère les processus à la vision unique d'un homme politique. Car imaginez un élu visionnaire avec un projet d'intérêt public à Genève il aurait tout le monde sur le dos, blocages, critiques et frustrations des uns et des autres. Tout le monde s'occupe de tout et personne ne fait rien.

Écrit par : demain | 07/07/2009

Il y a quelque chose de très simple que je pense vous savez tous mais que j'aime bien rappeler : un frontalier est plus avantagé lorsqu'il vient travailler en suisse car il gagne mieux sa vie que s'il resterait travailler en france. Le niveau et la qualité de vie n'est sont pas les mêmes également.

D'un autre côté, alors que toutes les boîtes et organes publics sont à l'heure de l'économie, des réductions de personnel, réductions budgétaires, délocalisation, etc... Pourquoi s'embêteraient-ils avec des suisses qui coûtent chers alors que de l'autre côté de la frontière il y a des français prêts à faire le même boulot pour moins cher ?? C'est tellement plus simple et facile ! Voilà la solution que tous les employeurs prennent depuis déjà un sacré bout de temps. Et qui fout une partie du peuple genevois dans la m....

Le problème pour nous qui sommes suisses c'est que nous payons des impôts qui ne finissent pas d'êtres de plus en plus chers, des assurances maladies qui ne font qu'augmenter, le coût de la vie qui ne baisse pas non plus, je ne parle même pas du prix de nos loyers qui est exorbitant même si l'on habite en banlieue, etc... Tout ceci coûte très cher et nous ne pouvons pas nous permettre un salaire de frontalier pour vivre sur le territoire suisse ou du moins à genève.

Du coup les employeurs sont contents car ils payent pas chers des gens qui ne demandent pas des salaires suisses. Et d'un autre côté les frontaliers sont contents car ils bossent sur la suisse et ont des revenus plus élevés que s'ils restaient dans leur pays.

Je ne suis pas contre les frontaliers, franchement. Mais je pense que l'on pourrait tout de même privilégier la peuple genevois par rapport à ces gens là, qui ne viennent que travailler pour prendre des emplois suisse et l'argent qui va avec, et qui s'en retournent chez eux après coup en s'en foutant totalement de notre genève.

A Bon Entendeur

Salut

Écrit par : Supernova | 07/07/2009

Absolument d'accord avec vous Supernova, c'est juste criant de vérité et tout à fait la situation actuelle que beaucoup de genevois vivent au quotidien !

Ca fait du bien de voir au moins une personne qui écrive ce que tout le monde pense tout bas !

Bonne soirée

Écrit par : Theunforgiven | 07/07/2009

A Bea
L'avantage, en utilisant "Vous" est qu'il évite de se poser trop de questions et qu'il rejette la faute sur les autres ! Comme les enfants : C'est pas moi , M'sieur, c'est lui...

Écrit par : Anaxagore | 07/07/2009

Bonsoir... Je suis patron et je comprends tout à fait votre problématique.. mais je vais me permettre de vous présenter le problème sous un autre angle, et vous me direz ce que vous en pensez.
Depuis 30 ans, les Genevois, ont refusé de créer de nouvelles zones de construction ou d'élever les immeubles en centre ville... La croissance économique de Genève a en même temps créé un besoin en travaileurs... Et la main d'oeuvre de base, portugaise, italienne, etc.. s'est entassée dans des cages à lapins des années 70, dont le loyer à explosé... tant et si bien que aujourd hui pour survivre à Genève, un travailleur doit rentrer 60000 CHF par an...
Et tout cela n'a pas suffit, puisque on a encore du importer 105000 Personnes pendulaires de vaud et de haute savoie... créant d'ailleurs des problèmes similaires chez nos voisins qui voient les prix de l immobilier exploser, et les coûts de la vie augmenter... Puisque eux aussi subissent une immigration engendrée par l'appel de Genève (2500 à 5000 par an dans le 74 pour la zone frontalière).

Alors dites moi maintenant avec tout cela comment je dois faire pour étendre mon industrie, si :
1. Je dois surpayer mes salariés pour qu'ils puissent vivre a Genève, alors que mes concurrents ont des niveaux de cout plus bas en UE et dans le monde.
2. Et si, en plus de cela, le marché du travail en suisse est "sec".. (Ce qui était le cas jusqu'en 2008... Trouver un électronicien, un développeur, un ingénieur en mécanique relevait du pur miracle).

La réponse àla seconde question a été l'usage massif de frontaliers et pendulaires... La réponse à la première question a pu être le frontaliers, et l'est peut être encore dans certains domaines, mais devient malheureusement de plus en plus la délocalisation...

Écrit par : Oldfarmer | 08/07/2009

EXCELLENTE NOTE !!!!! JE KIFFFFFFFF GRAVE !!!!!!
JUSTE UNE REMARQUE, VOUS DITES :
"Secrètement, je pense qu’ils espèrent, un jour ou l’autre nous la jouer, en solo pardi !"
ET BIEN MOI J'AURAI MÊME RAJOUTE : "IL NOUS LA JOUE EN SOLI PARDO !!!" (UDC)

Écrit par : mur | 08/07/2009

A Oldfarmer
Merci de votre commentaire plein de bon sens, dénué de polémique et qui, d'une certaine manière, donne envie de continuer à "bloguer".

Je n'ai malheureusement pas la réponse à votre problème. Mais la manière dont vous posez les questions démontrent de toute évidence que le fait de s'en prendre aux frontaliers ne saurait constituer une réponse au lancinant problème du chômage dans notre république.

Schwarzenbach avait tenté de limiter le nombre des étrangers dans notre pays mais avait fini par échouer. Et voilà qu'on nous ressert le truc de la préférence nationale en nous faisant croire à une espèce de complot antisuisse. Grotesque et j'espère inefficace.

Écrit par : Michel Sommer | 08/07/2009

Toujours le même argument "Si on supprimait tous les frontaliers". Ca n'a aucun sens, personne ne parle de supprimer tous les frontaliers, mais de revenir à une situation raisonnable, celle où leur nombre était maitrisé.

On prétend que les frontaliers n'ont aucun impact sur le chômage, sur les salaires, etc.

Si vous cherchez "22 indicateurs" sur Google, vous arrivez sur les statistiques cantonales, et vous verrez que depuis le début de la crise le nombre de frontaliers n'a cessé d'augmenter. S'il y avait eu un quotat, il y aurait sans doute 3'000 chômeurs de moins à Genève.

Écrit par : pontiac | 12/08/2009

A Pontiac,

Avec tout le respect que je vous dois, affimrer qu'il y aurait moins de chômeurs à Genève s'il y avait moins de frontaliers relève - malheureusement - de la pure spéculation.

Personnellement, j'ai fait de mauvaises expériences avec l'OCP et les personnes qu'on m'a envoyées. Quand je cherche des professeurs, j'essaie d'en trouver de bons, qu'ils demeurent à Genève ou dans le région frontalière.

Quant aux quotas, on en souhaite lorsque cela nous arrange. Alors pourquoi n'y en a-t-il pas dans l'administration fédérale où les Romands sont sous-représentés.

Pourquoi n'y en a-t-il pas au conseil fédéral ?

Pourquoi n'y en aurait-il pas pour les sièges hommes-femmes dans les exécutifs et législatifs ?

Pourquoi n'y en aurait-il pas dans les postes dirigeants des entreprises - hommes-femmes ?

Pourquoi dès lors y en aurait-il seulement pour les frontaliers ?

Je ne refuse pas que la question soit posée ; je refuse seulement que les frontaliers soient systématiquement pris pour les boucs-émissaires des problèmes qui se posent à Genève. Electoralement c'est peut-être payant, intellectuellement, c'est parfaitement malhonnête.

Écrit par : Michel Sommer | 12/08/2009

Etes-vous allé sur le site des statistiques cantonales ? Depuis près d'une année, le nombre d'employés résidents diminue en même temps que le nombre de frontaliers augmente. Ce n'est pas une spéculation, c'est un fait.

Si la main d'oeuvre frontalière est favorisée en ces temps de crise, c'est probablement parce qu'ils sont moins chers. Ca, c'est une spéculation.

Écrit par : pontiac | 12/08/2009

Et bien moi j'y suis allé justement. Peut-être ai-je besoin de lunettes, mais je n'y ai pas vu le nombre de frontaliers employés. Mais seulement le nombre de permis. Et c'est clairement stipulé noir sur blanc que la validité d'un permis est de 5 ans et qu'elle est indépendante du contrat de travail. Donc une personne licenciée garde son permis ! Finalement, le nombre de permis ne peut donner qu'une vague tendance. Si le nombre de permis accordé est inférieur au nombre de permis échus et non renouvelés, ça signifie juste que l'engagement de frontaliers à diminué. Et c'est justement le cas depuis le début de l'année ! A part ça, on ne sait rien de ceux qui ont perdu récemment leur travail.

http://www.geneve.ch/statistique/statistiques/indicateurs/indicateurs.asp?codeindicateur=07

Sinon le nombre de chômeurs inscrit :

http://www.geneve.ch/statistique/statistiques/indicateurs/indicateurs.asp?codeindicateur=04

Il a augmenté certes, mais il est encore moins élevé que celui des années 2005-2006. Ce qui est plutôt bon signe, puisqu'on est censé vivre la pire crise depuis 1929...

Finalement, je vous laisse comparer la masse salariale avec l'évolution des prix :

http://www.geneve.ch/statistique/statistiques/indicateurs/indicateurs.asp?codeindicateur=08

http://www.geneve.ch/statistique/statistiques/indicateurs/indicateurs.asp?codeindicateur=09

Alors à moins que le marché de l'emploi soit en plein boum, ce qui serait étonnant vu l'augmentation du taux de chômage et de la baisse récente du nombre de permis de frontaliers, il semble bien que les salaires genevois aient augmenté ! Ce qui colle mal avec votre affirmation à propos des patrons qui profitent des frontaliers pour payer moins. Et aussi, vous constaterez que même avec un salaire inchangé, le pouvoir d'achat a augmenté ces derniers mois. Donc, à part pour les chômeurs, je pense que la crise a du bon non ?

Bref, il ne suffit pas de regarder une courbe pour voir si elle est à la hausse ou à la baisse. Il faut savoir interpréter une statistique pour qu'elle ait un sens...

Écrit par : Kad | 17/08/2009

Vous dites que le nombre de frontaliers actifs diminue depuis le début de l'année ? Vous avez des chiffres?

Concernant le nombre de chômeurs dans les années précédentes, il faut savoir que ces statistiques sont faussées par la réduction du nombre d'indemnités.
Vous voyez cette jolie descente en diagonale en 2007 ? On dirait de la magie, mais c'est juste de la prestidigitation.

Concernant la hausse des salaires, c'est très, très ettonnant. Normalement Crise + Main d'oeuvre bon marché =/= augmentation des salaires. Peut-être que nous nous intéressons pas à la même frange de population? Je "spécule" que les écarts de salaires ont augmenté avec les bilatérales.

Mes collègues et moi-même avons été mobbés, licenciés, et remplacés à 80% par des frontaliers.
Pensez-vous qu'ils sont mieux payés que nous l'étions?
Je sais que cela n'a aucune valeur statistique, peut-être que les salaires ont effectivement augmenté et que les conditions de travail se sont globalement améliorées, la classe ouvrière au paradis, allez, on y croit!

Peut-être

Écrit par : pontiac | 18/08/2009

Très bien résumé Oldfarmer.

Écrit par : genevé | 18/08/2009

Je ne dis pas que le nombre d'actifs diminue, relisez moi. Car non je n'ai pas de chiffres puisque le canton n'en donne pas, mais vous non plus n'en avez pas. Ca ne vous empêche pas d'affirmer.

Les salaires ont globalement augmenté, les statistiques ne parlent pas de l'augmentation par classe de salaire. Spéculer sur les écarts de salaire est bien de la spéculation. Ceci dit, même si c'est vrai, les frontaliers sont logés à la même enseigne et n'ont rien à voir là dedans.

Écrit par : Kad | 18/08/2009

Je ne sais pas si le nombre de frontaliers UE diminue...mais une chose est sûre le nombre de SUISSES FRONTALIERS augmente. Je viens de m'établir en France (je suis Neuchâtelois) et dans mon lotissement tout neuf (12 villas) il y a 80% de Suisses qui viennent de s'installer en France ! Donc il va falloir différencier les très nombreux Suisses...des ressortissants UE ! Vous comprendrez qu'en tant que Neuchâtelois, je trouve inadmissible les loyers pratiqués à Genève !

Écrit par : nouveau frontalier | 18/08/2009

@kad
Vous écrivez :
"Si le nombre de permis accordé est inférieur au nombre de permis échus et non renouvelés, ça signifie juste que l'engagement de frontaliers à diminué. Et c'est justement le cas depuis le début de l'année !"

Il me semble que si c'était le cas, cette courbe serait descendante, non ?
Qu'entendez vous par "échus et non renouvelés" ?

@nouveau frontalier
Je ne suis pas du tout d'accord avec vous, ce n'est pas un problème de nationalité, mais d'équillibre entre l'offre et la demande sur le marché du travail. On dirait qu’il est impossible d’aborder le sujet sans paraître xénophobe, mais c’est en ignorant le problème qu’on encourage la xénophobie.

J'ai l'impression qu'on assiste depuis la fin des années 80 à une lente déréglementation du travail salarié en Suisse, et que cela a beaucoup plus d'effets négatifs que positifs. Les bilatérales ne sont qu'un exemple parmi d'autres.
L'économie d'un pays est censée assurer la meilleure vie possible à ses habitants, j'espère que nous sommes d'accord la-dessus ?

Je suis intimement convaincu que l'économie doit être encadrée de près car son intérêt à court terme est presque toujours opposé à celui du monde vivant.

Pour donner un exemple trivial, personne ne songerait à confier aux patrons de l’industrie l’établissement des normes de pollution, car l’air deviendrait rapidement irrespirable. Idem pour la loi sur le travail.

Il ne doit pas y avoir beaucoup de projets privés dans le monde dans lesquels l’impact écologique ou la justice sociale font partie des objectifs. Les objectifs sont généralement motivés par des impératifs strictement financiers, et à court terme. C'est la raison pour laquelle l'intérêt général doit être préservé par des lois.

Mais mes craintes sont sans doute due à mon âge avancé. On en reparle dans quelques années et on fait un bilan, ok ?

Écrit par : pontiac | 18/08/2009

"Il me semble que si c'était le cas, cette courbe serait descendante, non ?
Qu'entendez vous par "échus et non renouvelés" ?"

Depuis le début de l'année, le nombre de permis en circulation diminue. Et pour ce qui est des permis échus et non renouvelés, il s'agit de permis en circulation ayant atteint la limite de validité de 5 ans et dont les détenteurs ne travaillent pas en Suisse ! C'est la condition pour qu'ils ne soient pas renouvelés. Ça n'est pas assez clair pour vous ?

Écrit par : Kad | 20/08/2009

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