• Mal prise ?

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    Les commentaires peu élogieux concernant Mme Calmy-Rey me navrent. Non pas que je sois un inconditionnel de notre ministre des Affaires étrangères. Tant s'en faut. Moi, la solution miracle dans l'affaire Kadhafdi, je ne l'ai pas. Et si c'est si facile, alors il faut impérativement en informer le Conseil Fédéral ! Mais voilà, on n'est pas dans une négociation "normale". D'un côté il y a un terroriste (à son "actif" 276 personnes tuées dans un attentat aérien en Ecosse) doublé d'un preneur d'otage. De l'autre une ministre qui souhaite régler le différend selon les normes du droit international. Il serait quand même fâcheux qu'on oublie les otages sous préltexte de laver l'honneur de la Suisse. Alors les conseils que l'on lit dans les blogs et ailleurs sont souvent d'une consternante banalité, pour ne pas dire imbécillité.

    Comment peut-on sortir d'une crise complètement irrationnelle avec des arguments qui, eux veulent être rationnels ? Le seul reproche qu'on pourrait nous faire, c'est de ne pas être membre de l'Europe. Peut-être aurions-nous plus de poids face à la dictature libyenne. Mais jusqu'à présent, nous avons choisi d'être libres sur nos monts quand le soleil brille. Les nuages, c'est dans le deuxième couplet ?

    Paris vaut bien une messe. La vie de deux otages, que vaut-elle ?

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  • Une émission sans intérêt !

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    Je suis tombé par hasard sur l'émission de la télévison romande intitulée "Dîner à la ferme". A la fin de l'épisode, je me suis demandé qui pouvait bien avoir de l'intérêt à suivre ce genre de programme.

    Je ne saurais dire si vous êtes comme moi, mais je me suis senti à la fois voyeur et frustré : voyeur parce je n'étais pas invité au repas et frustré parce que je n'en avais ni les fumets et encore moins les goûts.

    Ensuite, je fus étonné de constater que les convives se donnaient des notes et parfois de mauvaises notes parce qu'ils n'aimaient pas le produit, indépendamment de sa préparation !

    Je ne doute pas que les participants à l'émission se soient "éclatés". Le télespectateur, lui, reste sur sa faim, si j'ose dire...

    On va finalement désigner un "champion". Puis tous ces cuisiniers retomberont dans l'oubli. 

    Mais c'est l'été. Il suffit de tourner le bouton et de prendre un livre ou d'aller faire une promenade...

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  • En se trompant, on apprend...

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    Il paraît que les Italiens disent "Sbagliando, s'impara". Cet aphorisme pourrait vous être utile aujourd'hui ! En lisant ma question de la semaine (Ca y est, vous y êtes, c'est Jonas, le voyageur du cosmos), cet aphorisme, disais-je , pourrait vous être utile. Je ne vous en dit pas plus.

    Combien de planètes comporte le système solaire ?

    a) 8

    b) 9

    c) 10

    La réponse à la question de la semaine dernière : l'hélianthe, autrement dit le tournesol !

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  • Dites-le avec une fleur !

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    L'avantage avec l'astronomie, c'est qu'on peut y inclure des tas de choses. Tenez, par exemple aujourd'hui, nous allons parler d'horticulture. Cela vous surprend ?

    Je vous livre donc ma question hebdomadaire sans commentaire et je vous souhaite un très agréable week-end.

    Jonas, le voyageur du cosmos.

    Quelle est le fleur qui suit plus ou moins la trajectoire du Soleil ?

    a) l'hélianthe

    b) la pivoine

    c) la violette

    Réponse à la question de la semaine dernière : Albert Einstein jouait du violon. Au fait saviez-vous qu'avant d'être un savant mondialement connu, Einstein avait commencé sa carrière comme employé au bureau fédéral des brevets à Berne ?

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  • Toute ressemblance, etc etc...

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    INVENTAIRE (A la Jacques Prévert)

     

    Il y a quelques années j’avais commis, dans le cadre d’une revue professionnelle, un texte en m’inspirant de Jacques Prévert, personnage pour lequel je ne saurais cacher mon admiration. Je le retrouve aujourd'hui et je vous le livre en pâture

     

     

    Une ceinture de sécurité

    deux récalcitrants

    trois agents de ville

    queatre morts

    un enterrement

    quelques orphelins

     

    une interdiction de fumer

     

    une douzaine de cigarettes un cancéreux de l’espoir

    une grosse cotisation d’assurance

    six médecins

    un compte en banque avec beaucoup de zéros

    trois semaines de vacances aux Canaries

     

    Une autre interdiction de fumer

     

    Une rue sans voitures

    un gaz qu’on appelle oxyde de carbone

    une rivière qui sort de son lit

    un percepteur une faillite trois canards plumés

    Un Conseiller d’Etat un siège en cuir

    une veste

    un rien qui amuse

    un combat de gladiateurs

    un député de l’opposition deux présidents de commission trois magouilles

                une petite porte de sortie

    deux Maserati une vidange à cent cinquante-trois francs

    un impôt sur le revenu trois chômeurs (dont l’un de longue durée) deux

                commandements de payer

    une restructuration

    une dépression nerveuse

    un psychiatre deux mois d’hospitalisation trois années de souffrance

    un pédégé à côté de ses pompes

    une ficelle picarde deux crêpes au sucre une addition salée

    une victoire à la Pyrrhus un exportateur d’armes deux F/A 18 un monde sans amour

                deux coups de poing un point de suture trois mois d’arrêt de travail

    un con (modèle courant)

    une entreprise hasardeuse une erreur de programmation de l’argent perdu un

                licenciement pour justes motifs

    une tulipe hollandaise un ours de Berne

    deux pommes fribourgeoises

     

    un face-à-face une gifle une désespérée un costume noir

    un jour sans soleil

    une semaine sans pluie

    un mois de congés payés

    une année sabbatique

    une minutes s’il vous plaît

    une seconde trop

    et…

     

    cinq ou six interdictions de fumer

     

    une jeune secrétaire qui entre dans une entreprise en riant

    une vieille secrétaire qui sort de l’office du chômage en pleurant

    une pelure de banane

    deux mois de salaire

    dix-sept ans de bons et loyaux services un directeur des ressources humaines

                chargé des sales besognes

    un engagement avec beaucoup d’espoir autour

    un requin

    un maquereau

    deux fois trois six trois fois trois neuf un bilan désastreux

    une victoire de Waterloo

    un waterzooie très réussi

    un double cheese burger

    une petite vérole un grand patron une barrique bordelaise une échelle des valeurs

    deux hectares de pinot noir trois ans de cave douze bouteilles (soit un carton) mille

                et une occasions de se taire trente deux degrés Fahrenheit six Slaves de

                Slovaquie cinq mois avec sursis dix sous et le reste de choux sept vins capiteux deux doigts de porto dix grammes d’alcool trente jours de coma dont

                quinze aux soins intensifs cinq cures de désintoxication

     

    et…

     

    plusieurs interdictions de fumer

     

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  • Je préfère encore un Vaudois...

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    Le premier coup à l'estomac, ce fut la candidature Lüscher au CF - candidature genevoise comme le nom ne l'indique pas - puis ce soir même, ne voilà-t-il pas que Mme Martine Brunschwig-Graf - tirée à quatre épingles devant les caméras du TJ m'envoie - forcément elle ne le sait pas - un deuxième coup à l'estomac : elle est candidate (à la candidature..)

    Si ces deux personnes sont les seules susceptibles de représenter le canton de Genève - moi, citoyen genevois, comme le nom ne l'indique pas non plus - je préfère encore encore qu'on envoie un Vaudois à Berne...

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  • Une justice injuste ?

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    Le verdict du procès des assassins du jeune juif a donné lieu - comme il fallait s'y attendre - à un déchaînement de passions. Le verdict est trop doux.

    Je regrette que la justice - qui devrait, qui doit être rendue dans la sérénité - devienne une espèce de théâtre. Trop souvent, ce n'est plus la justice que l'on réclame, c'est la vengeance, c'est le lynchage.

    En outre je suis toujours attristé que des croyants puissent - à l'issue d'un procès - dire : "je ne lui/leur pardonnerai pas". Ca me fait mal de voir des gens refuser d'emprunter un chemin qui pourrait, un jour ou l'autre les mener au pardon et par conséquent à une sérénité retrouvée. C'est sans doute difficile - je n'y ai jamais été confronté - mais ne vaut-il pas la peine, au moins,  d'essayer ?

     

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  • Le patron des CFF déraille...

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    Les retards des trains doivent se répercuter sur le portemonnaie des employés des CFF, selon le patron de l'ex-régie fédérale Andreas Meyer. Le but à long terme est de pouvoir attribuer chaque retard à son responsable à l'intérieur de l'entreprise.

    "Nous pouvons ainsi créer de la pression afin de réduire les retards", a indiqué Andreas Meyer dans un entretien au journal alémanique "SonntagsZeitung" publié dimanche. Chaque employé devrait savoir lequel de ses actes a conduit à quel délai et combien de personnes ont été touchées.

    J'ai dû relire deux fois le texte ci-dessus parce que la première fois j'ai cru que c'était une plaisanterie ; une mauvaise d'ailleurs. Mais non. Mettre la pression sur les employés est la meilleure manière de faire arriver les trains à l'heure. Le patron de l'ex-régie oublie, en tant que patron justement, qu'il lui incombe de donner les impulsions nécesssaires, pour que "son" entreprise fonctionne le mieux possible. Or si les trains n'arrivent pas à l'heure, c'est probablement que l'organisation n'est pas très bonne. Et si elle n'est pas très bonne, c'est sur le directeur général qu'il faut mettre la pression, à mon humble avis.

    Outre le fait qu'une telle proposition frise la malhonnêteté intellectuelle - à moins que ce ne soit tout simplement de l'incompétence - le PDG ignore superbement  les problèmes de sécurité qui résulteront de la pression - déjà grande - mise sur les cheminots.

    Excusez-moi, Monsieur Meyer, mais là, franchement, vous "déconnez". D'accord le mot n'est pas très châtié ; mais c'est le seul qui m'est venu à l'esprit à la lecture de votre proposition.

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  • Avec Galilée, peut-être le plus grand...

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    Bon, c'est maintenant l'été depuis deux semaines, vous avez peut-être déjà les doigts de pied en éventail, allongé quelque part sur une plade au sud. Mais avez-vous pensé qu'en allant en Norvège par exemple, au delà du cercle polaire, vous pourriez profiter du Soleil 24 heures par jour pendant l'été ? D'accord il ne fait pas toujours beau "là-haut". Mais quand même le Soleil de minuit est un spectacle que vous n'oublieriez pas de sitôt...

    Mais je m'égare. Je suis là pour vous poser des question et non pour vous donner des leçons. C'est donc d'Albert Einstein dont nous allons parler aujourd'hui. Savant d'exception à l'origine de la théorie de la relativité et dont la brièveté de la formule - E = Mc2 - est inversément proportionnelle à la difficulté de la comprendre.

    Et bien non, la question du jour n'a aucune relation avec la relativité !

    Einstein avait un "hobby", lequel ?

    a) Il jouait au bridge

    b) Il jouait du violon

    c) Il jouait de la trompette

    La réponse à la question de la semaine dernière : Fred Hoyle

    Sans Fred Hoyle, pas de "big bang" ! En effet, c'est lui l'inventeur de cette expression que tout le monde connaît maintenant...Fred Hoyle s'était opposé à cette nouvelle théorie du big bang, lui qui pensait que nous vivions dans un univers stationnaire, à savoir que l'univers est bien en expansion, mais que sa densité demeure constante car de la matière se crée en permanence au coeur des étoiles. C'était en 1948. Né dans une famille modeste du Yorkshire, le jeune Fred a de la peine à se couler dans le moule d'une éducation britannique traditionnelle. Plutôt précoce, il fait des multiplications et à 4 ans il sait lire l'heure ! "Séchant" les cours Fred Hoyle va au cinéma et apprend à lire en regardant les textes au bas des films muets ! Mais c'est à 12 ans que sa vocation se dessine : au cours d'une sortie nocturne, il découvre les étoiles : il est, dit-il, davantage en contact avec le ciel qu'avec la Terre. Il entre à l'Emmanuel College de Cambridge. Il y rencontrera les plus grands de son époque : Eddington, Heisenberg, Bohr ; et puis il travaille avec Dirac. Hoyle est un homme qui n'a jamais hésité à sortir des sentiers battus. Il critique le comité Nobel qui attribue son prix de physique à Hewish pour la découverte des pulsars, alors que c'est son étudiante Jocelyn Bell qui a fait l'essentiel du travail. Enfin, tenté par l'aventure américaine, Hoyle séjournera 10 ans à l'observatoire Hale. Il reviendra à Cambridge, sera fait Lord par la reine d'Angleterre et prendra fait et cause pour la théorie de la panspermie. Mais aucun prix Nobel ne viendra jamais couronner cet esprit brillant, probablement trop turbulent pour en recevoir un...

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  • Coup de gueule

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    Comment est-il possible que la TSR utilise les 3/4 du téléjournal de ce jour pour nous bassiner avec le spectacle dédié à Michael Jackson ? Grotesque et délirant !

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