29/08/2009

Comedia dell'arte et grand guignol !

La première partie grand-guignolesque de la rentrée politique de cet automne vient de se jouer avec la désignation d'un "ticket" radical-libéral pour reprendre le siège de Pascal Couchepin. Je croyais avoir compris qu'il s'agisssait de désigner les meilleurs. En fait comme tous les candidats à la candidature sont les meilleurs, le choix devient plus difficile ! Il ne reste donc plus que la tactique politicienne. MM. Burkahlter et Lüscher sont aussi meilleurs que les trois autres malheureux(ses), mais en plus ils savent séduire ! Qui donc ? Ceux que l'on ne trouve pas très convenables du point de vue idées politiques, mais qui, faute de mieux, se résoudront à voter soit pour Burkhalter le Tranquille ou pour Lüscher l'Agité.

Dès que le poste sera repourvu, que dis-je, dès que le nouveau Conseiller fédéral aura posé sont auguste fondement sur le siège vide, commenceront alors les critiques : il est trop ceci, pas assez cela, trop à gauche, pas assez au centre, trop à droite. Et les critiques viennent évidemment de ceux qui ont élus les meilleurs. Et si l'on fait le compte des 7 sages actuels, on se rend compte qu'il y a plein de mauvais meilleurs : Leueunberger, Merz, Calmy-Rey, Evelyn Widmer-Schlumpf. P. Couchepin s'en allant, on ne va quand même pas lui tirer dans le dos, Leuthard, l'éternelle optimiste, un poil transparente à mon gré, Maurer-qui-s'est-bien-coulé-dans-le-moule.

De tous ces très bons qui ont été élus, il faudra bien se résoudre à attendre leur démission puisque le parlement n'a pas le courage de les renvoyer, quand bien même ils sont devenus si mauvais qu'ils font le déshonneur de la Suisse. Bref du spectacle, mauvais mais immense.

Ne pas vouloir se rendre compte que des réformes s'imposent à l'exécutif et ne pas demander aux parlementaires de prendre leurs responsabilités quand ils renouvellent le CF nous conduira, un jour ou l'autre dans le mur. On peut évidemment freiner des quatre fers. Il n'empêche, le mur est plus près qu'on ne pense...

O tempora, o mores !

Comètes : que des amateurs !

Tant que l'Année mondiale de l'astronomie ne  sera pas terminée, je serai dans les environs. Vous me connaissez maintenant : Jonas, le voyageur du cosmos qui se plaît à vous poser des questions relatives à l'univers dont nous constituons une infime partie ! Comme la Terre a croisé, il y a une quinzaine de jours l'essaim des Perséides, je vous propose aujourd'hui la "colle" suivante :

Qu’est-ce qu’une comète ?

26/08/2009

Bien solitaires, je trouve...

Depuis  que l'affaire Kadhafi occupe la une de la presse, je me dis qu'il y a des Suisses dont on devrait parler un peu plus. Bien sûr, la résonance médiatique de leur action est bien modeste en regard des gesticulations que le monde politique helvétique provoque depuis quelque temps.

Il y a d'abord Tony El Suizo qui a construit de nombreux ponts - quel magnifique symbole - dans des régions deshéritées d'Amérique du Sud et d'Asie. Il n'a rien demandé. Il a agi. Il s'est débrouillé pour trouver ce qu'il lui fallait. Chapeau bas, Tony. C'est beau, c'est grand, c'est utile. Vous avez tout mon respect.

Récemment je suis tombé sur un reportage qui parlait d'un avocat. Un certain Alain Werner. Ce juriste a décidé de représenter les victimes du génocide cambodgien. Il semble ne le faire ni pour la gloire ni pour l'argent. Non simplement pour que les victimes aient une voix dans le procès qui s'est ouvert ou qui va s'ouvrir.

Voilà juste deux noms que je voulais mentionner ce soir, au moment où les passions se déchaînent contre certains politiciens suisses.

Comme dirait le petit Calimero : "c'est trop injuste."

23/08/2009

Au moins deux Airbus

On voit bien que M. Merz ne lit pas la Tribune de Genève et moins encore ses blogs. L'eût-il fait qu'il se fût épargné un voyage à Tripoli - déshonorant ou non - car il aurait pu envoyer au moins deux Airbus de négociateurs plus habiles les uns que les autres pour ramener les otages en Suisse. Mais dans quel état ?

Il y a deux vies en jeu ; tout le reste n'est que garniture.

"Quand la justice n'est pas juste, l'injustice est exacte." (Pierre Dac)

22/08/2009

Une conjonction n'est pas toujours de subordination

Mon périple dans l'Univers se poursuit indéfiniment et au fil de mes observations, je vous propose chaque semaine une question. Mais rassurez-vous, c'est juste pour passer un bon moment - et peut-être pour apprendre quelque chose. Mais si, grâce à ces questions, vous allez chercher des compléments d'information sur la toile, alors ce petit quiz aura eu sa raison d'être !

Cette semaine, le propos est un peu plus technique.

En astronomie, qu'appelle-t-on "conjonction" ?

a) L'arrimage d'une navette spatiale à la station principale

b) C'est un synonyme d'étoile double

c) La présence de deux (ou plus) astres observables dans la même région du ciel

Réponse à la question de la semaine dernière : Alpha du Centaure, située à 4,3 années-lumière de "chez nous". En somme, la proche banlieue de la Terre. Avec quelques nuances. Pour y aller, en admettant que vous voyagiiez à quelque 40.000km./h, il vous faudra quand même plus de cent mille ans pour y parvenir ! Sans compter le retour.

20/08/2009

Quand le droit est bafoué

Peu m'importe finalement que M. Merz ait dû "baisser sa culotte" et présenter des excuses à la Libye. Ce qui m'importe c'est que deux otages (et les commentateurs politiques seraient bien inspirés de se souvenir de la signification du mot "otage") soient libres de leurs mouvements.

Il me semble que l'on a complètement renversé les rôles : le fils Khadafi se conduit comme un délinquant à Genève (et pas seulement à Genève). Son père retient des hommes en otage et c'est la Suisse qui doit s'excuser. Un comble ! Une très mauvaise farce.

Dans les Etats de droit, les preneurs d'otages sont très sévèrement punis. Il faudra bien qu'un jour - sans doute encore lointain ! - les chefs d'Etat sanguinaires mais riches soient traduits devants des tribunaux.

Le fiston du tyran maltraite ses domestiques et M. Merz parle d'une arrestation injustifiée.

Bref si les excuses n'ont servi qu'à libérer les otages, alors bravo et merci. Si les excuses servent à relancer des relations commerciales, c'est déjà netement plus douteux.

S'il n'y avait pas eu d'otages, M. Merz se serait-il aussi excuser, serait-il allé à Canossa - à Tripoli pour s'excuser ?

Quoi qu'il en soit, il est urgent de déclarer Hannibal "persona non grata". N'en déplaise à M. Nydegger, qui, voyant déjà se profiler les élections cantonales, tire à boulets rouges sur la police, M. Moutinot et tout ce qui visiblement pourrait nuire à son avancement ! C'est petit. J'avais en outre la naïveté de croire qu'à Genève comme à Berne, il y avait un collège de "ministres" et que les décisions étaient collégiales.

Je ne sais pas encore pour qui je voterai bientôt, mais je sais d'ores et déjà pour qui je ne voterai pas !

Excuses ou pas d'excuses, n'oublions pas que c'est le régime libyen qui est détestable. Ce n'est pas le gouvernement suisse qui est coupable. C'est le "guide" de la révolution libyenne qui se conduit pour ce qu'il est : un dictateur

19/08/2009

CEVA ? Non CEVA pas !...

Une fois, c'est le tracé qui n'est pas bon ; une autre fois, ce sont les coûts qui sont exorbitants ; Je suis (aussi) bernois, d'accord, et je peine à comprendre les motivations profondes des opposants au CEVA. Ce dont je suis sûr, en revanche, c'est qu'en cas de "non" dans les urnes, le projet sera enterré et je doute qu'on l'exhume jamais ! Et il n'y en aura pas d'autre !

Et Genève restera ce qu'elle est depuis un bout de temps : une cité incapable de visions d'avenir à long terme ; incapable d'être d'accord sur un projet d'envergure ; incapable de voir la région autrement qu'en termes d'étrangers profiteurs ; incapable d'être capable en quelque sorte !

Quand on veut être connu et reconnu à l'étranger, ce n'est pas en sabordant systématiquement des projets intéressants qu'on va se construire une réputation de ville internationale. Même la disparition d'un petit parking dans les alentours de l'OMC pose problème.

Quand les organisations internationales auront quitté Genève - qui, comme chaucun le sait, est une ville coupe-gorge - quand les frontaliers, ces odieux profiteurs ne viendront plus polluer les rues avec leurs 4x4 ni "mobber" les pauvres Suisses incapables de se défendre autrement qu'en fermant la frontière, quand tout sera redevenu "comme avant" (avant quoi, on ne sait pas vraiment), alors le CEVA sera très certainement inutile

Ainsi qu'on disait méchamment à propos du canton de Fribourg qu'il fallait le clôturer plutôt que de construire un nouvel hôpital psychiatrique, on pourra demander de clôturer le canton de Genève. Après tout, le village d'Astérix était lui aussi clôturé. Mais sait-on jamais, même dans ce cas il pourrait y avoir un référendum. Et pour la potion magique à Genève, faudra encore attendre un peu.

Alors les corbeaux qui survolaient jadis le canton de Fribourg viendront sur Genève en volant sur le dos pour ne pas y voir la misère intellectuelle.

O tempora, o mores !

Automne précoce ?

Ce matin vers 10h.30, une trentaine de cigognes se sont posées à Divonne-les-Bains, juste à côté du canal de dérivation de la Divonne - de la Versoix dès qu'elle franchit la frontière - annonçant peut-être un automne précoce ! Néanmoins avec la chaleur de cette semaine, on a un peu de peine à y croire. Questionnés, les volatiles gracieux n'ont rien voulu dire. Nous ne saurons donc pas s'ils étaient en excusrion dans la ville thermale ou s'ils faisaient simplement escale sur la route de l'Afrique.

Bon voyage à eux et qu'ils n'hésitent surtout pas à nous faire une petite visite au retour.

Bonne journée à tous.

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18/08/2009

Et pourquoi pas lui ?...

Constatant le misérable spectacle que nous présentent les partis politiques suisses ainsi que les parlementaires quant à la succession de Pascal Couchepin, un nouveau nom fait tout d'un coup son apparition : Dick Marty. C'est un personnage d'une belle envergure, qui me paraît avoir un sens aiguisé de l'Etat tout en osant appeler un chat un chat.

Alors que les partis se combattent pour rafler un siège au nom de savants calculs qu'eux seuls comprennent pour asseoir un des leurs dans le septième siège, un homme pourrait mettre tout le monde d'accord et arrêter net l'affligeante comédie qu'on joue à Berne.

Enfin un homme, serais-je tenté de dire, dont la stature passe bien avant son appartenance politique. C'est bien un conseiller fédéral que l'Assemblée fédérale devra élire en septembre, et non n'importe quel zozo dont la seule ambition pour le pays est d'asseoir son c.. dans un siège gouvernemental.

Je n'ai jamais eu une attirance particulière pour le radicalisme, mais si j'étais parlementaire genevois, je ne rejetterais pas la candidature de Dick Marty sans y avoir avoir au moins prêté l'attention qu'elle mérite.

17/08/2009

Genevois, je vous envoie promener...

Puisque les Genevois semblent bouder la grande roue installée à la place Sturm, à côté de l'église russe (autre monument digne d'une visite) et bien je leur signale l'existence d'une petite balade du côté du Pays de Gex.

En partant de Collonges, vous avisez la poste et pratiquement en face vous verrez un petit écriteau "sentier du fortin". Prenez-le. Environ 45 à 50 minutes plus tard vous arriverez à Fort-l'Ecluse après avoir parcouru un sentier parfois pentu - "en picane" comme diraient mes amis normands". De-ci de-là une trouée dans la forêt vous permettra d'avoir une vue spendide sur le Rhône et la réserve du Marais de l'Etournel bien connue des ornithologues et des gens qui simplement aiment les oiseaux.

Arrivés au Fort, la vue n'est pas moins belle ; vous imaginerez peut-être les pertes du Rhône (Celles de la Valserine sont toujours visibles à Bellegarde et constituent aussi une promenade agréable). Depuis le haut du Fort. vous avez deux possibilités : soit vous descendez par l'escalier qui vous amènera à l'entrée du bas...mais vous devrez payer 5 euros pour descendre plus de...1000 marches ! Votre effort est mal récompensé. Vous pourrez aussi contourner le Fort et descendre à pied mais il vous en coûtera une bonne vingtaine de minutes supplémentaires. Depuis le bas du Fort, vous pourrez suivre le bord du Rhône et rejoindre l'itinéraire de grande randonnée qui vous ramènera à Collonges. Rien ne vous interdira alors de vous offrir une bonne bière !

Si aucune des deux solutions ci-dessus ne vous convient, et bien c'est très simple : vous reprenez le chemin en sens inverse et 40 minutes plus tard, vous vous retrouvez à Collonges. Dans ce cas-là, la bière est également admise !P8090309.JPG