27/09/2009

Bière sans avec alcool !

Ainsi donc, les télespectateurs vont pouvoir s'abreuver de publicité pour l'alcool dans les lucarnes helvétiques. Il me semble qu'il s'agit "simplement" de ramasser un peu de manne publicitaire qui fait cruellement défaut en ces temps de crise. La santé publique ? Ben, on verra plus tard...Mais au nom de l'économie, on est capable, dans les parlements, de prendre les pires décisions.

Au sujet de la bière, je me demande si Feldschlösschen qui nous matraque depuis quelques semaines avec la "bière fraîche sans alcool" n'a pas percé le défaut de la cuirasse : en assénant le nom de Feldschlösschen - prononcé à la romande Felschlossen - les consommateurs qui n'aiment pas la bière sans alcool finiront bien par consommer aussi de la "Felschlossen" avec alcool. Je ne peux m'empêcher de voir dans cette "pub" une arrière-pensée marketing plutôt bien imaginée. Mais comme le spot ne mentionne que la bière sans alcool, la morale est sauve. Cqfd.

26/09/2009

109 fois, mais 109 fois quoi ?

Hello, c'est Jonas le voyageur du cosmos. Hello parce que la semaine dernière je vous demandais ce qu'était un "quasar". Acronyme anglophone signifiant "QUAsi Stellar Astronomical Radiosource". En français "radiosource astronomique quasistellaire". Vous avez peut-être "séché" un peu plus que d'habitude. Même pas ? Alors bravo. Quoi qu'il en soit, il n'était pas interdit de consulter un dictionnaire ou un site sur la toile.

 

Aujourd'hui, je reviens dans le système solaire et je vous propose de me donner une réponse en un chiffre :

 

Quel est le diamètre du Soleil ?

 

a) 821.000 km.
b) 1.391.000 km.
c) 1.221.000 km.

 

Réponse à la question de la semaine dernière : réponse b) Astre d'apparence stellaire de très grande luminosité. Ce sont des objets de dimensions "modestes" - de l'ordre de 1/100 de diamètre d'une galaxie - mais dont la luminosité est considérable, estimée à celle qu'auraient 100 à 1000 galaxies ! Ce sont des objets très lointains et dont la découverte est assez récente puisqu'elle remonte à 1960. Le quasar le plus lointain découvert se situe entre 12 et 16 milliards d'années-lumière. En Km ? heu !...Une année-lumière, en gros c'est 10.000 milliards de km.

 

Bon si ça vous chauffe trop les neurones, pas de panique. C'est samedi. Je vous recommande un petit apéro. Un petit coup de blanc. Pourquoi pas un Sauvignon gris ?

24/09/2009

dépit !

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais depuis que le colonel de Tripoli (pour être honnête ?) est monté à la Tribune de l'ONU et n'a pas demandé le démantèlement de la Suisse, j'ai cru percevoir chez certains commentateurs comme un soupçon de dépit : Le guide n'a pas parlé de notre pays. Quelle faute de goût...

23/09/2009

Voter, oui ! Mais pour qui ?

Mesdames et Messieurs les Candidats au Grand Conseil,

J'ai reçu mon enveloppe de vote avec les listes. Et comme j'ai toujours pensé que voter était un privilège, je ne me déroberai pas à mon devoir. J'ai parcouru les listes et parmi elles, il n'y a pas 10 personnes que je connaisse personnellement. Tous les autres sont des noms inscrits à côté d'un nom de parti. D'eux je ne sais rien sinon qu'ils sont membres dudit parti. Leurs idées et leur programme ? leur sensibilité ? leur libre-arbitre par rapport au parti - encore lui ! - comment me faire une idée ? Comme je n'ai pas l'habitude de voter "compact", me voilà pris dans une situation délicate : je ne souhaite pas voter pour un parti déterminé et je ne connais pas les gens qui sont sur les listes. Pour être franc, j'ai toujours eu de la peine à prendre au sérieux les candidats à ceci ou cela. Trop souvent je suis dans l'impossibilité de déceler leurs motivations profondes : sont-ils "dans la course" par amour de la "res publica" ou simplement pour trouver un siège et somnoler ?

Je ne vais pas voter simplement "pour que ça change !". Je vais voter en pensant un peu naïvement que les différentes f(r)actions vont s'arranger pour le bien de la République. Que non point ! Et que l'élu qui aurait l'audace d'avoir la tête qui dépasse un peu trop et s'exprimerait contre les intérêts supérieurs de son parti en subira évidemment les foudres. Et quel que soit le résultat des urnes, les riches continueront à défendre les riches et les pauvres continueront à ne défendre personne : ils n'en ont pas les moyens.

Il paraît qu'on appelle tout cela la démocratie participative.

"Ce qui m'intéresse" disait Boris Vian," ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun." Alors Mesdames et Messieurs les Candidats, puisse Boris Vian vous accompagner ces quatre prochaines années. Toute la République vous en sera reconnaissante.

21/09/2009

Une belle bibliothèque !

Lors d'un récent déplacement au Portugal, j'ai eu l'occasion de passer par Coimbra et de faire une petite visite à l'Université de la ville.

La bibliothèque seule mérite le déplacement ! Ce lieu est intéressant à plus d'un titre. Voici ce qu'en dit la petite note explicative remise aux amoureux des livres ou aux simples curieux :

La Maison de la Librairie, nom sous lequel était connue la Bibliothèque Joanine, ne reçut ses premiers livres qu'après 1750, la construction de l'édifice datant des années 1717-1728.

L'édifice comprend trois étages et abrite près de 200.000 volumes, dont un cinquième se trouve dans les salles d'apparat. Ces collections peuvent être consultées. Il suffit d'en faire la demande en indiquant le motif de la recherche. Un employé vous apporte l'exemplaire sollicité et reste à votre disposition. Ces précautions rappellent que nous sommes devant des livres anciens - les collections datent des 16ème, 17ème et 18ème siècles, représentant ce que l'on faisait de meilleur dans l'Europe cultivée d'alors.

Tous ces P5240268.JPGexemplaires se trouvent dans un excellent état, l'édifice constituant un réceptacle parfait et dont l'atmosphère est absolument stable, tout au long de l'année, en été comme en hiver. L'édifice a en effet été conçu pour être une "maison de livres", protégée par des murs de 2,11 m. de largeur. La porte de ce véritable "coffre" est faite en bois de teck, ce qui assure une température constante de 18 à 20 degrés. Pour préserver la stabilité de l'atmosphère, les niveaux d'humidité relative sont maintenus dans les 60 %, ce qui est possible grâce aux lambris qui revêtent les murs. Les livres, par ailleurs, ne craignent pas seulement les écarts de température et d'humidité mais également les insectes" papirophages." Pour résister à ce dernier ennemi, les étagères ont été faites en chêne, matériau qui, en plus de son extraordinaire densité (obstacle à la pénétration), dégage une odeur qui repousse les insectes. Les comptent encore sur un autre allié dans ce combat quotidien contre la dégradation : une colonie de chauves-souris, habitant ce sanctuaire de livre, qui défend les volumes contre les insectes. IL va de soi que la présence de ces petits mammifères requiert des soins supplémentaires : pour protéger le bois précieux des superbes tables contre leurs déjections, un employé les recouvre tous les soirs de housses de cuir et tous les matins procède au nettoyage des salles.

Un magnifique spectacle pour les yeux et comme dirait un hebdo romand : sûrement bon pour la tête !

19/09/2009

A vous de définir

Bonjour, c'est Jonas ! Je reviens d'un déplacement dans la constellation d'Orion. Si je suis bien renseigné, vous devriez commencer à bien l'apercevoir, à des heures acceptables, à mi-janvier 2010. Patience, donc. Vous ne devriez pas la rater : Elle forme un magnifique trapèze avec - en son milieu - un baudrier : il s'agit de trois étoiles pratiquement alignées. Au-dessous de celui-là, se distingue la grande nébuleuse. Les personnes âgées auront plus de peine à la distinguer que les enfants car l'acuité visuelle baissant avec le temps, les objets de relative faible intensité échappent plus facilement à la vue des personnes du 3ème âge.

Bien. Après mes brèves explications, je vous ressers une question, comme d'habitude depuis plus de 36 semaines :

Qu’est-ce qu’un “quasar” ?

 

a) Un satellite artificiel.
b) Un astre d’apparence stellaire de très grande luminosité.
c) Une mesure de luminosité.

 

Réponse à la question de la semaine dernière : la réponse c) était la bonne ; un trou noir est une région de l'Univers en effondrement gravitationnel irréversible. Cela signifie qu'un trou noir est tellement massif que même la lumière ne peut en sortir. Et comme on ne peut pas les voir directement, et bien on les a appelés "trous noirs".

Ce sont par ailleurs des objets qui donnent lieu encore à de nombreuses interrogations, et pas seulement par les enfants. Souvenez-vous, quand le CERN a essayé de mettre en route son LHC ; certaines personnes ont hurlé au malheur prétendant que l'accélérateur allait créer des trous noirs aux conséquenbces très imprévisibles. Jusqu'à présent nous n'avons rien vu à Genève ; mais il faut dire aussi que le LHC est enfin réparé et que son redémarrage devrait avoir lieu vers le mois de novembre.

 

Au plaisir de vous retrouver la semaine prochaine. Jonas

 

18/09/2009

J'suis pas un imbécile puisque j'suis douanier

La télévision romande a commenté hier soir au TJ l'affaire des affiches du MCG à la douane de Moillesullaz. Le responsable de la douane a bien dû constater que la pose de ces affichetttes - au demeurant nauséabondes et provocatrices - ne correspondait pas du tout à la mission conférée aux douaniers. On s'en doutait. Il a ajouté que si le fait était dû à un fonctionnaire un peu trop zélé, il serait sanctionné. On s'en réjouit. Si la provocation vient du MCG - ce qu'on ne peut pas tout à fait exclure ! - quelle sera la sanction ?

Pouah ! le MCG exhale des relents de racisme, de nationalisme, d'intolérance. On sait comment cela commence, mais on ne sait pas au juste comment cela peut se terminer.

16/09/2009

LETTRE A UN AMI FRONTALIER

Cher Ami,

 

Comme vous j’habite la France, mais à un détail près : je suis citoyen helvétique. J’ai pourtant le sentiment d’avoir été bien accueilli. Après quelques années, j’ai même présidé une association et cela pendant 15 ans. Mais il y a pire : comme je travaille à Genève comme indépendant, je paie mes impôts en Suisse, alors que je fais mes achats en France et que forcément j’use les routes françaises. Et comme j’ai aussi connu le malheur du chômage pendant presque 3 ans - moi le citoyen helvétique - je fus indemnisé par la France. Il a fallu que je paie mon AVS sur une base volontaire pour éviter les « trous » dans mon compte. Mais maintenant que j’ai atteint l’âge de la retraite, je suis content de toucher une petite retraite française et de bénéficier de la « Sécu ». Alors merci la France ! Car passer d’environ 600 euros d’assurance-maladie par mois à 130, (pour deux personnes) je vous laisse faire le calcul.

 

Bref quand je suis arrivé en France il y a plus de 25 ans, il me semble que vous autres « frontaliers » étiez plutôt bien considérés en Suisse, je veux dire à Genève. C’était l’époque où l’on venait vous chercher car - déjà - on manquait de main d’œuvre. Oui bien sûr il y a toujours eu quelques petits frottements car certains frontaliers ne jouaient pas toujours le jeu. Ils conduisaient un peu vite et certains « 74 » avaient des « poubelles ». Cela faisait un peu sale à Genève. Mais l’un dans l’autre, cela se passait assez bien, voire très bien.

 

Et puis, un jour, bien qu’elle se crût à l’abri, la Suisse a connu le chômage et Genève a été particulièrement touchée. Mais comme il restait encore inférieur à celui de la France, tout allait bien si j’ose dire. Et puis tout d’un coup, « on » a commencé à ne plus vous aimer beaucoup, vous les frontaliers, « on » a commencé à vous détester franchement, « on » a même osé prétendre que le chômage à Genève était de votre faute. Une des rares choses dont vous n’êtes pas responsables, c’est la pénurie de logements. J’ai beau chercher, je ne sais toujours pas pourquoi « on » vous en veut tellement. Probablement comme le regretté Fernand Reynaud disait à propos de l’étranger du village : vous venez manger le pain des Suisses…

 

Toutes ces attaques et ces piques ne seraient que des brèves de comptoir si l’on n’approchait pas des élections à Genève. Mais depuis quelques temps, franchement, je m’inquiète. Vous êtes devenus les parias de notre République. Vous usez nos routes, vous infiltrez l’administration, vous « mobbez » les Suisses, vous faites exprès de la sous enchère salariale et en plus vous êtes compétents. Ah, c’est sans doute un défaut rédhibitoire !

 

D’accord, je m’égare un peu ; tout ce qui précède n’est pas l’avis des Genevois. Seulement les élucubrations d’une poignée d’entre eux. Mais comme leurs slogans sont d’un populisme rare, ils arrivent à prendre des citoyens dans leurs filets. Il ne faudrait toutefois pas croire qu’ils sont là pour amuser la République. Non, ils veulent imposer leurs vues et une de celles-là consiste à vous jeter hors de nos frontières. Un peu comme dans Astérix : « les étrangers on les aime bien, mais seulement quand ils restent chez eux. » Alors soyez vigilants (Vous ne comprendrez peut-être pas l’allusion, mais aux Genevois cela leur rappellera quelques souvenirs.) et ne vous laissez pas démonter. Nous avons un avenir à construire ensemble et ce n’est pas le MCG qui nous en empêchera. Le MCG ? « Le Mouvement Citoyen Genevois ». Quelqu’un m’a rapporté qu’en fait le MCG, ça voulait dire tout autre chose : « Meute de Chiens Galeux » et que par un fâcheux glissement sémantique…

A mon avis, une telle appellation ne vient sûrement pas d’un frontalier. Ca ne peut être que l’œuvre d’un citoyen genevois qui n’a pas encore compris que la République et Canton de Genève allait devenir - à très brève échéance - un département français. Les banques n’auront même plus besoin de livrer les noms de leurs déposants…Paris viendra les chercher.

 

Enfin, malgré tous les défauts que certains vous prêtent, je vous remercie d’être là. Ma vieille mère qui a nonante-deux ans et qui est dans un EMS, je me demande ce qu’elle deviendrait sans vous…

 

Bien cordialement et au plaisir de vous voir.

15/09/2009

La nuit de la mousse

Outre les parlementaires qui se déplaceront à l'hôtel Bellevue dès ce soir, la TSR - notre TSR qui nous abreuve de séries américaines - a décidé de se faire mousser avec un direct intitulé "la nuit des longs couteaux". Outre le titre qui rappelle fâcheusement les "beaux" jours de l'histoie nazie, la télévision suisse romande va essayer de nous faire croire que la succesion de Pascal Couchepin est un événement exceptionnel. Que de temps perdu à bavarder sur la forme alors que ce pays a un urgent besoin d'une nouvelle gouvernance. La Suisse "prend des baffes" à tour de bras sans que l'on se préoccupe le moins du monde de son avenir. Finalement peu m'importe le nom de l'élu de demain puisque les élites politiques de ce pays vont continuer le petit train-train. Mais pour en arriver là, il aura fallu être "auditionné" par les partis, les groupes parlementaires et autres pour obtenir son certificat de bonne conduite. Et quand les auront élu la perle, le phénix, il sera intéressant de savoir combien de temps il faudra pour se rendre compte que la perle était en plastique et que les parlementaires brûleront les ailes du phénix avant qu'il ne renaisse des ses cendres.

Combien de temps nous faudra-t-il encore dans ce pays pour nous rendre compte que la voie solitaire n'a aucun avenir, que l'ouverture aux autres est une nécessité. Sur nos monts quand le soleil se couchera, je crains qu'il n'y ait pas grand monde pour nous prêter une couverture. Nous prendrons bien froid  sans l'aide des autres.

Alors pour demain, une petite citation :

"La différence entre le politicien et l'homme d'Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération."

James Freeman Clarke (1810 - 1888)

12/09/2009

Landesgartenschau !

P9070116.JPGP9070124.JPGP9070141.JPGP9070145.JPGSi, par hasard ou programmé de longue date, vous vous rendez à Berlin ces prochaines semaines, je vous encourage à faire un petit saut jusqu'à Oranienburg (Tête de ligne de la S-Bahn no 1). Vous y découvrirez une manifestation consacrée à la nature intitulée "Landesgartenschau 2009". Non pas une nature sauvage. Non, tout le contraire. Des espaces maîtrisés par des gens qui connaissent leur métier : jardiniers, paysagistes. D'innonbrables variétés de plantes et de fleurs. Et puis des textes : ceux de Herman van Veen. Tous d'une grande poésie. En voici un pour vous mettre l'eau à la bouche :

"Sterben sollte man, wenn man hundert ist, wenn man überall gewesen ist in den Zimmern seines Herzens, in den Ecken seiner Seele, wenn man verbraucht ist und leer gegrübelt, wenn es nichts mehr zu fragen gibt."

Vous finirez votre promenade botanique par la visite du château d'Oranienburg juste à côté de l'exposition.

Mais si vraiment vous n'aimez pas ce genre de manifestation, rien ne vous empêche de courir au Reichstag et de monter dans la coupole de verre et d'acier. De là-haut, vous aurez une vue magnifique sur Berlin, presque totalement débarrassée de la cicatrice laissée il y a vingt ans par la démolition d'un mur hostile à la démocratie.