12/10/2009

Six sur dix...

Près de 6 "électeurs" sur dix sont restés chez eux disait-on autrefois quand le vote s'exprimait directement au bureau de son quartier. A l'heure actuelle ils sont de nouveau 6 sur 10 à être chez eux, leur enveloppe de vote planquée dans la pile des vieux papiers entre une pub de E-Phone et un exemplaire de 20 minutes dont ils se servent pour allumer la cheminée. L'enveloppe de vote, ils ne l'ont même pas ouverte.

Je croyais que les politiciens étaient élus pour faire de la politique, qu'ils devaient légiférer et gouverner. Et bien pas du tout. A Genève, ils s'écoutent respirer, ou, comme le chantait Jacques Brel, ils écoutent leurs cheveux pousser. Quel triste spectacle ! L'avancée du MCG n'arrangera probablement rien. On ne légifère pas avec des slogans outranciers tout comme on ne fait pas avancer la situation de la République en s'opposant aux propositions des autres simplement parce que ce sont les autres.

Bien sûr me dira-t-on, l'abstention n'a aucune excuse. Et puisque dans nos démocraties on peut donner son avis, donnons-le ! Je persiste néanmoins à m'interroger sur la véritable légitimité (aritmétique) du vote. Il n'y a vraiment pas de quoi pavoiser - même au MCG - quand tant de citoyens - lassés probablement par un égocentrisme partisan stérile - en viennent à bouder les urnes.

Tous les élus devraient se pencher sur le problème avant de claironner, comme le fait M. Stauffer, que l'on va "nettoyer" la ville de ses mandiants en 45 jours.

Finalement nous avons les politiciens que nous méritons...

 

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