25/10/2009

Définition...

Le dictionnaire de l'Académie Française définit comme suit le mot otage :

2. Personne, choisie en général arbitrairement, que des individus détiennent de force et menacent de tuer, pour contraindre une collectivité, un État à céder à leurs exigences.

Question

Les deux Suisses retenus en Libye répondent-ils à la définition ci-dessus ?

a) La réponse est oui ; alors oui, ce sont bien des otages. Laissons travailler nos édiles.

b) La réponse est non ; alors, il faut inviter le colonel à planter sa tente sur la prairie du Grütli le 1er août prochain. Ca nous changera des skins.

 

 

Commentaires

C'EST COURT...CLAIR-PERCIS...!!! ET TELLEMENT VRAI...;o)

Écrit par : MUR | 25/10/2009

Bonjour M.A.S.

Désolé de vous contredire, et d'oser être en désaccord avec le Dictionnaire de l'Académie française.

1° Un otage n'est pas nécessairement menacé d'être tué !
Il peut être menacé de divers sévices.
Ce fut le cas il y a longtemps du Baron Empain : une phalange coupée.

2° Les "otages" retenus en Libye n'ont jamais été menacés de mort.

3° Voici une autre définition, celle du Larousse :
" Otage, nom masculin
(ancien français hostage, logement, les otages logeant généralement chez celui à qui ils étaient livrés)

■ Personne prise ou livrée comme garantie de l'exécution de certaines conventions militaires ou politiques : Laisser des otages à l'ennemi.

■ Personne dont on s'empare et qu'on utilise comme moyen de pression contre quelqu'un, un État, pour l'amener à céder à des exigences.
(La loi punit la prise d'otage de la réclusion criminelle à temps ou à perpétuité.)"

4° En toute subjectivité, quel est donc votre avis ?


5° Je n'exonère nullement nos Autorités - à Genève comme à Berne - de la mauvaise gestion de ce dossier.

genevoisrien

Écrit par : genevoisrien | 08/11/2009

A genevoisrien

Ne soyez pas désolé ! Je ne détiens pas la Vérité...Quant à l'Académie, je viens de leur signaler une faute d'orthographe dans leur dictionnaire en ligne...

Bref. Un otage n'est pas nécessairement menacé d'être tué. Tout est dans le "nécessairement". Ou bien il est cédé aux exigences des ravisseurs et l'otage devient inutile ou, pire, encombrant. Souvent dans ces cas-là, les ravisseurs s'en débarassent, je veux dire les exécutent. Ou bien on ne cède pas aux exigences des ravisseurs et c'est l'escalade : d'abord une phalange, puis deux, peut-être une main, puis deux, pour en arriver quand même à l'exécution, dans nombre de cas.

Alors vous avez raison, pas nécessairement. Mais si la prise d'otages n'était qu'une péripétie sans conséquences, pourquoi la punir avec autant de sévértité ?

Écrit par : anaxagore | 08/11/2009

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