17/01/2010

Deux Ouïgours et la Suisse rit jaune

J'ai regardé, en début de soirée, Mise au Point, l'émission de la TSR. Un des sujet abordés concernait la possible venue en Suisse de deux Ouïgours embastillés pendant de (très) longues années à Guantanamo et qui viennent d'être déclarés "libérables" par les Américains car aucune charge n'a été retenue contre eux. On ne peut évidemment que se féliciter de la décision qui vient tout de même un tantinet tardivement...

Et puis, il y le canton du Jura qui se dit prêt à accueillir ces deux ex-prisonniers et à leur permettre de mener, en Suisse, une vie nouvelle où la tête de moine serait sans doute une déocuverte.

Troisième acte : la Chine donne de la voix pour empêcher la Suisse d'intégrer deux Ouïgours - forcément terroristes en Chine. Il semble que cette manière d'agit porte un nom : ingérence.

Quatrième acte : le Conseil fédéral, sous l'experte présidence de Doris Leuthard, décide de ne rien décider, prenant les menaces chinoises très au sérieux. Et comme la présidente serait tellement contente de signer un accord de libre échange avec la Chine, elle si dit, au fond, qu'il est peut-être inutile de s'embarrasser de deux asiatiques. D'où la valse-hésitation du CF.

Que le genre de marchandage "contrat juteux" contre "vie de deux personnes" puisse effleurer, ne serait-ce qu'une seconde, le cerveau de nos politiciens est tout simplement écoeurant.

Si les deux Suisses retenus en Libye ont le même poids politique et la même importance humaine que les deux Ouïgours, alors il ne faut pas s'attendre à les revoir dans un proche avenir.

O tempora, o mores.

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