30/03/2010

Yaka, Monsieur Barraud...

"Et à cet égard, il ne faut pas trop compter sur l’Union européenne, qui a choisi son camp. En somme, heureusement que nous n’en faisons pas partie! Seule et désormais libre de ses mouvements, la Suisse doit maintenant passer la vitesse supérieure, et cesser d’assumer le rôle de coupable que l’UE et la Libye lui ont assigné. Le Conseil fédéral doit relever la tête, s’il en a une, et ne pas hésiter à se faire menaçant, puisque c’est le seul langage qu’entendent nos ennemis. Il peut très bien réactiver sa liste noire, et s’en prendre aux intérêts libyens en Suisse. Par exemple, en fermant la raffinerie Tamoil, et en demandant aux Suisses du boycotter cette société, ­ s’ils ne le font déjà."

Ce paragraphe repris d'un article de M. Philippe Barraud publié de son blog sur lequel - par ailleurs - il ne semble pas possible de déposer des commentaires, illustre à merveille cette Suisse fière d'être en dehors de l'Europe, cette Suisse bien capable de se débrouiller toute seule, cette Suisse qui doit "passer la vitesse supérieure", bref cette Suisse qui doit devenir, comme le clan kadhafi , un état voyou, en oubliant que l'Etat de droit s'accomode mal des "conseils" de M. Barraud.

M. Barraud veut faire fermer la raffinerie Tamoil et boycotter cette société. Il se trouve que j'y fait le plein régulièrement et qu'il y a certainement quelques Suisses qui y travaillent et qui n'envisagent probablement pas de démissioner. Il y a également toutes les sociétés suisses actives en Libye qui n'ont certainement pas l'intention de s'en aller, l'argent n'ayant pas d'odeur ! Bref la politique à géométrie variable.

Quant à dire "En somme (l'Europe) heureusement que nous n'en faisons pas partie" relève, je l'espère, du mouvement d'humeur. Et pourquoi pas envoyer une escadrille de Pilatus bombarder Tripoli ?

M. Barraud oublie que la Suisse est un pays qui défend également ses intérêts quand il le juge utile et nécessaire. Il fut un temps pas si lointain ou la Suisse commerçait avec l'Afrique du Sud de l'apartheid sans états d'âme particuliers. Elle commerce également - comme beaucoup d'autres - avec la Chine qui n'est pas un modèle de démocratie.

Et franchement M. Barraud, pourquoi voudriez-vous que l'Europe nous vienne en aide alors que nous cessons de répéter que nous ne voulons pas en faire partie. Pour vous c'est "yaka". A Bruxelles c'est probablement, en parlant de la Suisse, "yzonka" se debrouiller...

28/03/2010

Les copains d'abord ?

Contrairement à ce qu'affirmait Georges Brassens en chantant les copains d'abord, il semble qu'en Europe, ce soit le fric d'abord. La photo publiée avec le ministre espagnol des affaires étrangères, son "collègue" libyen et le "cavaliere" souriant donne plutôt la nausée. Non que je ne sois pas attristé par le non-retour de Max Göldi en Suisse, mais parce certains politiciens, transformés en tapis, attendent avec une délectation obcène, que le colonel fripouille, laisse ses semelles gorgées de pétrole imprégner leurs dessins délicats.

Comment ose-t-on encore parler de diplomatie, alors que les actes du colonel ne relève que du droit commun. Comment parler de solidarité européenne alors que l'Europe semble se f.... pas mal de la Suisse et comment parler d'honneur national alors que certaines entreprises suisses sont obnubilées par les profits qu'elles vont rater en Libye à cause de deux otages.

Ste-Humilité, éclaire le colonel. St-Pognon, épargne-nous.

 

27/03/2010

Illustre, mais pourtant inconnu

Semaine après semaine, je vous présente un bref portrait d'un savant qui a marqué son époque dans le domaine des sciences et plus particulièrement dans ceux de la physique, astronomie et astrophysique.
C'est aujourd'hui le tour d'un certain Urbain Le Verrier,  astronome et physicien français qui a associé son nom à la découverte d'une planète.

leverrier-photo-2.jpgUrbain LE VERRIER (1811 - 1877)

D'abord chimiste, c'est par hasard qu'il découvrit l'astronomie et plus particulièrement la mécanique céleste qui, avec lui, connut ses plus grands succès, avec la découverte de Neptune par le calcul. La publication de nouvelles tables d'Uranus en 1821 en désaccord avec les précédentes amenèrent Le Verrier à se poser la question de l'existence d'une planète inconnue. Il partit de l'idée que les perturbations d'Uranus étaient dues à l'action troublante d'une planète existant au-delà d'Uranus. Il prit comme inconnues de son problème la masse et les coordonnées elliptiques de cette planète hypothétique. Et après 12 mois de calcul, il parvint à déterminer sa position dans le ciel, sa masse et son diamètre apparent probable. Ce qui fit dire à Arago "qu'il (Le Verrier) avait vu le nouvel astre sans avoir besoin de jeter un seul regard vers le ciel ; il l'a vu au bout de sa plume. Il a déterminé par la seule puissance du calcul la place et la grandeur d'un corps situé bien au-delà des limites jusqu'alors connues de notre système planétaire." C'est finalement l'astronome allemand Galle qui en fit la découverte en 1846 sur la base des calculs de Le Verrier.

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20/03/2010

Illustre, mais pourtant inconnu !

Notre voyage en zigzag à travers les grands esprits se poursuit aujourd'hui par un bref portrait d'un homme, qui, il y a 23 siècles, a déterminé d'une manière si précise qu'elle force l'admiration la longueur de la circonférence terrestre. Son nom ? Eratosthène, Un Grec d'Alexandrie.

E R A T O S T H E N E (v. 284 - v.192 av. J.-C.) 

eratosthene.jpgVoilà probablement un personnage dont le nom ne dit pas grand chose à pas grand monde ! Et pourtant, ce Grec érudit (n'était-il pas géographe, mathématicien, astronome, grammairien, philosophe et poète ?) ayant vécu à Alexandrie, possède une place de choix dans le monde de l'astronomie. Excellent mathématicien, Eratosthène se servit de la théorie des angles "alternes-internes" pour calculer le rayon de la Terre et il fut le premier à évaluer assez précisément la longueur de la circonférence de la Terre. Quand bien même son résultat extraordinairement précis pour l'époque est parfois considéré comme étant le fruit de circonstances heureuses, il fallait le faire ! Surtout au troisième siècle avant J.-C. Eratosthène dut se sentir bien seul avec son résultat. Qui, il y a vingt-trois siècles, se souciait de la rotondité de la Terre alors que tout le monde la croyait plate. Et qui d'ailleurs s'en soucie aujourd'hui à part quelques spécialistes. Il n'empêche. Eratosthène reste un exemple de ce que l'on appellera la curiosité scientifique, celle qui considère que rien n'est jamais définitif, qu'une découverte n'est pas une fin en soi mais un commencement.

Eratosthène s'est également illustré dans la recherche des nombres dits premiers, ceux qui ne se divisent que par un ou par eux-mêmes, On appelle cela le crible d'Eratosthène.

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19/03/2010

Un mort à 460 volts

Je reviens quelques instants sur le "jeu de la mort" diffusé il y a quelques jours sur nos antennes suisse et française de télévision. Je ne sais pas ce que vous en avez retiré, mais en ce qui me concerne, j'en reste encore terrifié. D'abord par le nombre incroyable de candidats qui ont joué le "jeu" jusqu'au bout. Bien calé dans mon fauteuil, je me suis dit qu'il fallait être sacrément pervers pour infliger à son prochain des décharges électriques au fait qu'il ne répondait pas correctement à des questions sur un plateau de télévision. Non ce n'est pas possible, c'est une imposture, c'est une blague. Et puis j'ai été plus terrifié encore lorsque je me suis posé la question : "tu te serais arrêté à quelle décharge ? 20 volts, 120 volts, 460 volts ? Tu aurais tué un joueur pour une question futile ? Ma terreur est venue du fait que j'étais incapable de donner une réponse. Je ne sais pas ce que j'aurais fait à leur place. Alors bravo à tous ceux, quel qu'en fut le moment, qui ont dit "stop". S'opposer à "l'autorité" ne semble pas si aisé que cela.

En fait j'avais déjà vu le sujet il y a de très nombreuses années et j'avais été très impressionné. En remettant une couche, la télévision a sans le savoir, renforcé ma détermination à dire non si une si scandaleuse occasion devait se présenter.

Que dire maintenant de toutes les "autorités" qui imposent à leur concitoyens de commetre toutes sortes de choses, au nom de la raison d'Etat, de la défense du territoire, de l'idéologie, de l'honneur national, du racisme, de l'antisémitisme, de la haine et j'en passe en leur "promettant" le pire s'ils n'obéissent pas. Comment réagir face à ceux qui vous disent "on m'a obligé" ? "Je ne voulais pas, mais on m'a obligé ?"

Décidément l'animal humain est bien complexe et il est souvent très facile de se mettre du bon côté "a posteriori"

J'aimerais être sûr de répondre non si d'aventure on me demandait de pousser le levier des 460 volts au nom d'une autorité quelconque, fut-elle légitime.

13/03/2010

Illustre, mais pourtant inconnu !

Aujourd'ui, je cède la plume à une proche voisine qui préfère se présenter soi-même. Il n'y avait aucune raison de ne pas accéder à son désir.

LA LUNE (-4,5 MILLIARDS D'ANNéES - ?)

lune.jpg

Pour une fois, ce n’est pas le rédacteur qui se chargera de ma biographie. Je me crois suffisamment adulte pour me présenter toute seule.
Donc, voilà : je suis née il y a environ 4,5 milliards d’années (on n’est pas très sûr car l’état civil de l’époque était encore assez rudimentaire). Depuis toujours - semble-t-il - je tourne autour de vous qui ne me croyez bonne qu’à vous éclairer la nuit, à provoquer des éclipses de Soleil et des marées. Après tout je pense que ce n’est pas si mal du tout. D’accord, quand vous regardez ma photo, vous imaginez tout de suite le pire et vous vous dites :”la Lune est malade”. Vous dites encore :”Elle a dû avoir la petite vérole”. En fait pas du tout. Il est vrai que je suis un peu pâle. Mais dans ma jeunesse et pratiquement durant toute ma vie, j’ai manqué un peu d’air. Et puis je n’ai pas eu la petite vérole. Mais là où je suis, il y a énormément de poussière et parfois des petits cailloux me sont arrivés en pleine figure. Et comme j’ai une peau délicate, ça a laissé des traces. Le chirurgien esthétique que j’ai consulté m’a dit qu’il ne pouvait rien faire ! Faut faire avec. Encore une chose : comme on doit passer encore pas mal de temps ensemble - vous et moi - je vous demande un peu de compréhension à mon égard. Et quand quelqu’un dira qu’il est dans la lune, n’en croyez pas un mot. Quand même je le saurais ! Certains de vos congénères me prétendent pudique car je vous cache une partie de mon anatomie. C’est vrai, mais après tout la pudeur n’est pas une tare. Et puis tout cela n’est pas tout à fait vrai : quand je vous montre ma face cachée, c’est vous qui ne regardez pas. Dernier détail technique : je mesure 3476 km de diamètre. Sur Terre vous dites comment ? Un petit 38 ? Lune ou pas, on a sa coquetterie...

Photo NASA

10/03/2010

AFP : relis-toi !

"Les Suisses ont approuvé le 29 novembre dernier à 57,5% une réforme de la Constitution helvétique interdisant l'interdiction de minarets, soulevant un tollé dans le monde, et notamment dans les pays musulmans."

Parfois je me dis que les journalistes sont stressés et n'ont pas beaucoup de temps pour réagir aux événements. Mais dans le cas du communiqué de l'AFP que je viens de lire sur la première page de la TG électronique concernant les minarets et la Suisse à l'ONU, franchement je me délecte.

Merci l'AFP, enfin une agence qui reconnaît que les Suisses n'ont jamais voulu interdire les minarets, bien au contraire...

08/03/2010

Ouf...

Après avoir présenté un numéro clownesque hier soir à la Télévision romande, Monsieur Stauffer retrouve les chemins de l'exclusion : comment ose-t-on proposer de former des apprentis sans papiers ? Comment est-il même possible d'y avoir pensé ?

Le président du MCG préfère s'acoquiner avec de douteux partenaires politiques à Neuchâtel et ailleurs en vue de former un MCR plutôt que de donner un coup de pouce à des jeunes, sans doute sans papiers (Où est le crime ?) mais à qui une formation pourrait ouvrir de nouvelles voies, ne serait-ce que celles d'un retour au pays. En fait le citoyen S. est prêt quand même à donner des coups, mais ailleurs dans l'anatomie des jeunes afin de les virer assez malproprement. On les tolère déjà au noir, si en plus il faut les former...

On ne saurait cependant prendre les propos du MCG à la rigolade. Le discours est assez nauséeux pour qu'on soit suffisamment vigilants : avec des gens comme cela au pouvoir, le Pays de Gex et la Haute Savoie ne seraient pas assez grands pour qu'on s'y réfugie tous.

06/03/2010

Illustre, mais pourtant inconnu !

La semaine dernière je vous ai proposé une brève présentation d'un des plus grands mathématiciens connus : Euler. Aujourd'hui, je change à nouveau d'époque en revenant au 20 ème siècle.

Je vous livre quelques éléments concernant Fred Hoyle, un physicien anglais qui n'avait - semble-t-il -pas la langue dans sa poche !

Fred HOYLE 1915 - 2001

hoyle2.jpgSans Fred Hoyle, pas de "big bang" ! En effet, c'est lui "l'inventeur" de cette expression que tout le monde connaît maintenant...Fred Hoyle s'était opposé à cette nouvelle théorie du big bang, lui qui pensait que nous vivions dans un univers stationnaire, à savoir que l'univers est bien en expansion, mais que sa densité demeure constante car de la matière se crée en permanence au coeur des étoiles. C'était en 1948. Né dans une famille modeste du Yorkshire, le jeune Fred a de la peine à se couler dans le moule d'une éducation britannique traditionnelle. Plutôt précoce, il fait des multiplications et à 4 ans il sait lire l'heure ! "Séchant" les cours Fred Hoyle va au cinéma et apprend à lire en regardant les textes au bas des films muets ! Mais c'est à 12 ans que sa vocation se dessine : au cours d'une sortie nocturne, il découvre les étoiles : il est, dit-il, davantage en contact avec le ciel qu'avec la Terre. Il entre à l'Emmanuel College de Cambridge. Il y rencontrera les plus grands de son époque : Eddington, Heisenberg, Bohr ; et puis il travaille avec Dirac. Hoyle est un homme qui n'a jamais hésité à sortir des sentiers battus. Il critique le comité Nobel qui attribue son prix de physique à Hewish pour la découverte des pulsars, alors que c'est son étudiante Jocelyn Bell qui a fait l'essentiel du travail. Enfin, tenté par l'aventure américaine, Hoyle séjournera 10 ans à l'observatoire Hale. Il reviendra à Cambridge, sera fait Lord par la reine d'Angleterre et prendra fait et cause pour la théorie de la panspermie. Mais aucun prix Nobel ne viendra jamais couronner cet esprit brillant, probablement trop turbulent pour en recevoir un...

(Photo archives Caltech)

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01/03/2010

Même plus besoin de payer un timbre

Comme une bonne partie des Suisse résidant à l'étranger, je peux désormais voter électroniuqement...quand cela fonctionne. Pour la votation du 7 mars, j'ai pu exprimé mes choix - aussi bien sur le plan fédéral que cantonal - par un vote électronique qui comporte apparemment toutes les sécurités voulues. Comme je ne suis pas de la génération Internet, je trouve intéressant de pouvoir voter depuis chez soi. Cela évitera des ennuis à certain parlementaire qui voulant bien faire remplissait de sa main les bulletins d'autres personnes. Pour frauder, si fraude il y a eu, il faudra désormais être un "hacker" de première force...

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