03/04/2010

La forme et le tréfonds...

La lecture des blogs me fait revenir - une fois encore - sur la responsabilité des éditeurs et des blogueurs relative aux contenus des textes publiés et qui - trop - souvent - n'ont aucun...contenu. Ce n'est que suite d'injures et de propos réactifs où le tutoiement n'a rien d'amical, bien au contraire.

J'enfonce probablement une porte ouverte en affirmant que les blogs servent très largement d'exutoire à une catégorie d'agités qui se défoulent comme ils peuvent et profite d'un anonymat bienveillant pour "en rajouter quelques couches souvent nauséabondes". J'admets volontiers que tout le monde est en droit de donner son avis, de critiquer tel ou tel auteur, voire de lancer quelques piques. J'accepte aussi que l'on ne jette pas l'opprobre sur les blogueurs à l'orthographe hésitante, parfois calamiteuse. Mais trop souvent le respect de l'autre est bafoué. Les insultes pleuvent comme vache qui pisse.

S'il est vrai qu'il est de la responsabilité du blogueur de ne pas autoriser tout et n'importe quoi sur son blog en éliminant les propos offensants, il devrait aussi être de la responsabilité de l'éditeur de vérifier l'identité de tous les blogueurs. Il existe probablement des moyens techniques pour arriver à cela. Je n'ai pas de réponse définitive, mais je me demande s'il ne conviendrait pas de bannir les pseudonymes. Il doit bien être possible d'exiger du blogueur qu'il signe au moins de ses initiales, sinon de son patronyme.

Malgré ces remarques un peu désabusées, je reste convaincu que les blogs permettent un fourmillement d'idées sans pareil et qu'ils ont leur place sur la toile. Il y a quelque temps, j'avais intitulé un billet "mais que fait l'école" en affirmant que c'était le lieu où l'on pouvait, devait apprendre ce qu'était le respect. J'en reste plus que jamais persuadé.

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Commentaires

"mais je me demande s'il ne conviendrait pas de bannir les pseudonymes".

Je suis absolument pour le respect, mais il faut aussi permettre à des personnes d'utiliser des pseudonymes.

Pas plus tard qu'hier, j'ai aidé une Marocaine convertie secrètement au christianisme à publier son premier roman en partie autobiographique. Ce roman, passionnant et passionnel, un véritable chef-d'oeuvre, méritait d'être publié et connu. Mais jamais la Marocaine en question n'aurait pu le faire sous son vrai nom. Elle risque sa vie en le faisant.

Je consacrerai un billet à ce roman dès qu'il sera disponible sur papier (probablement la semaine prochaine). D'ores et déjà je lance un appel aux cinéastres pour qu'ils en fassent un film. Je vous en donne ici le résumé tel qu'il figure sur la couverture:

Maya El-Baz: Rien de mal
www.thebookedition.com
Lilles – France

Amale, musulmane convertie secrètement au christianisme, est mariée à un musulman qui s’avère homosexuel en cachette. Il la maltraite. Elle décide de divorcer et se réfugie avec ses deux enfants mineurs chez Rosa, une vieille femme juive marocaine dont la famille avait auparavant accueilli Daouia, fille musulmane évadée de sa famille après avoir été violée par le fquih de son village. Rosa et Daouia vivent comme deux sœurs en parfaite harmonie et complicité. Elles sont ravies de recevoir Amale et ses enfants auxquels elles procurent leur affection. Nissim, fils cadet de Rosa, homme d’affaire célibataire endurci, tombe amoureux d'Amale. Relation interdite aussi bien chez les juifs que chez les musulmans au Maroc, sauf conversion de Nissim à l’islam, ce qui serait synonyme de deuil chez les juifs. La mon-tée de l’intégrisme et les attentats meurtriers au Maroc poussent Rosa et Daouia à vendre leur maison et à quitter leur pays. Amale se demande s'il est judicieux de partir aussi ou pas.
Ce roman passionnant et passionnel, en partie autobiographique, nous ré-vèle les relations intercommunautaires au Maroc, tantôt amicales, tantôt hostiles, et le sort des femmes divorcées. Il pointe du doigt la montée inexorable de l’intégrisme dans ce pays et dans tous les pays arabo-musulmans, également la difficulté qu’ont les normes religieuses à évoluer, notamment sur le plan de la liberté religieuse. À lire et à faire lire!

Écrit par : Sami Aldeeb | 03/04/2010

Le pire est que certains blogueurs sont anonymes chez l'éditeur!
Je suis d'accord d'"enlever" complètement la favoritisme de l'anonymat des commentateurs, puisqu'on a malheureusement arrivé à la dérive "morale" suite à des insultes ((pleuvent comme vache qui pisse)) de ce coté où d'autre.

J'apprécie votre billet et le choix du thème.
Bien à vous.
M.F.

Écrit par : Mohamed Ftelina | 03/04/2010

Comme le disait si bien mon ami Jean-Marie d'Arouet: "Monsieur, je méprise vos opinions, mais je défendrai jusqu'à la mort votre droit de les exprimer."
Et je ne sais pas qui a dit: "Du choc des idées jaillira la lumière." et puis, il y a ce vieux dicton: "C'est en forgeant que l'on devient forgeron.". C'est donc en s'exprimant que l'on apprend à s'exprimer. On peut ignorer les insultes, ou répondre par l'ironie. Et se rendre compte que l'on épuise ses lecteurs avant d'avoir épuisé un sujet...

Écrit par : J.C. Simonin | 04/04/2010

Les agités des monopoles médiatiques ne se défoulent pas ?

Ce qui démontre la Suisse-vatican, (ils sont indissociables), est le seul pays où les journaux permettent aux blogueur de modérer les réponses et de ne pas les laisser se faire éditer, quitte à les retirer dans le cas où contreviennent, la Suisse a de tous temps réprimé l'expression, raison pour laquelle, d'ailleurs, les Suisses ne savent pas s'exprimer, pour des raisons évidentes : la Suisse est depuis longtemps devenue un abri pour malfaiteurs de tous bords, ses politiciens sont à la solde des banques et si elle le pouvait, elle ferait enfermer ou disparaitre tous ceux qui dénoncent les sales pratiques devenues systématiques dans ce pays !
La censure, comme en libye, comme sur les blogs des catholiques, des hani ramadan, des décaillet, et de tous ces lèches culs indigestes et pourris dans l'âme.
L'affaire merz, personne n'est informés sur les dessous des affaires qu'il est parti régler en secret, jean-pierre garbade, l'avocat pédophile du barreaux genevois, silence, on touche aux intérêts des banques, de la nomenclature oligarque helvétique !
Ce pays qui est dirigé par cette oligarchie militaro-politico-bancaire, tremble dans ses froques et malgré la censure quais-hermétique, le système est en train de se fracasser contre le buttoir du monde entier, à force d'avoir tenté d'imposer le silence, ça va également péter de l'intérieur, vous verrez, dés que les acquis sociaux vont se faire égratigner, l'heure des facture va sonner le glas dans jolies, bien proprettes communes de ce pays et l'udc ne passera pas beaucoup plus longtemps.
Depuis quelques années les oligarques ont misés sur le populisme, mais ce n'est qu'un détours qui montrera sont inefficacité dans ce type de schéma, en effet, les échecs suites aux promesses faites, le mépris grandissant dans nos société occidentale font de la Suisse une pseudo exception qui ne pourra plus hypnotiser bien plus longtemps les foules, ce qui va supplanter les détermination va simplement devenir le prix du steak.
Donc ce pays où les journaux organisent pour leurs blogueurs une censure hypocrite et mesquine, ne représente que quelques blog, de plus en plus délaissés, dans lesquelles les auteurs écrivent leurs propres commentaires, n'empêche en aucun cas aux autres de s'exprimer !
Merci pour débattre de ce sujet, et continuons de débattre avec la vérité !

Écrit par : Sabourjian | 04/04/2010

"La censure n'existe pas en Suisse, mais elle y fonctionne très bien..."
Comme le disait si bien mon ami Max Frisch: "La Suisse est une prison dont les Suisses détiennent la clé".
L'exemple le plus marrant est le site de l'association "Appel-au-Peuple". Je ne sais pas si le type qui a organisé cette organisation avait toujours raison dans tous ses propos, mais ce site et cette organisation ont démontré l'impossibilité totale d'un quelconque dialogue avec les autorités, en particulier avec les autorités judiciaires. "Cause seulement, tu m'intöresses..."

Écrit par : J.C. Simonin | 04/04/2010

Merci de rappeler la mémoire de Max Frisch, enfin le débat monte d'un cran et de savoir qu'il était un de vos amis, m'oblige le respect !
Maintenant, Max avait raison, mais la raison de cet état de fait à bien une cause, profonde ou moins profonde, maintenant le fait que chacun pratique l'autocensure, n'est pas propre aux Suisse exclusivement, rare sont les peuples qui ne l'a pratique pas, en Israël, l'ancien premier ministre, Olmert, a fuit au Liechtenstein car il est poursuivit par la justice de son pays pour corruption, déjà, il est poursuivit pour corruption, cela veut dire que le système judiciaire semble fonctionner !
En Suisse le système judiciaire est à la solde de toutes les mafias, notamment bancaire ou liées au banques principalement, ce pays est dans l'obligation de ne rien dire concernant les dessous de son économie et de ses moeurs, il est totalement corrompu par l'argent sale.
Alors que le peuple se soit laisser hypnotisé par cette bande d'oligarques, il n'y a pas de doute à ce sujet, mais ce système est graissé, entretenu par les systèmes médiatiques et judiciaires.
Regardez les affaires garbade et Polanski, d'un coté, un avocat ayant défendu indirectement les intérêts des banques et les fortunes de dictatures, après avoir violé plusieurs garçonnets il y a à peine 4 ans en Suisse, s'en tire avec des sursis, bien qu'il n se soit pas repentit, d'un autre, un génie du cinéma, pour avoir eu une mésaventure avec une gamine de 13 ans il y a 32 à l'autre bout du monde est enfermé dans cette prison depuis 6 mois, voilà comment ce pays traite la culture entre autre, voilà comment fonctionne le système judiciaire de ce pays pourrit par la corruption généralisée, mais de haut vol.
Ce silence existe bien et les Suisses ferment tous les yeux, mais le couvercle est maintenu par des institutions garantes de la liberté, soit la justice et les médias principalement, tous à la solde des mêmes crapules !

Écrit par : Sabourjian | 04/04/2010

Sans parlez du silence nauséabond de la part de la con-presse autour de l'affaire des trois fils d'oligarque (qui sont devenu 4 par la suite) qui ont laissé pour mort un retraité sur la route alors qu'ils roulaient à plus de 300 à l'heure, bourrés dans des bolides, voilà un exemple de ce système judiciaire connu, voilà comment la justice fonctionne, alors évidement devant de tels dictas, que le peuple à peur des conséquences ! Si une justice peut libérer de tels criminels, elle est aussi capable de faire le contraire et de s'en prendre arbitrairement contre n'importe quel citoyen, comme elle le fait contre Polanski !
Il s'agit d'une menace aveugle et terrorisante et je ne pense pas que le peuple approuve de tels actes, de telles distorsions de la réalité !

Écrit par : Sabourjian | 04/04/2010

A Sabourdjian,

Polanski n'est peut-être pas aussi blanc que vous semblez le suggérer. Gris clair peut-être. Et puis la culture ne met pas, Dieu merci, à l'abri des lois.

Quant à Me Garbade - et son affaire que je n'ai pa suivie - je trouve que vous y allez un peu fort. J'aime croire que vous avez des arguments solides à faire valoir, sinon il pourrait vous en cuire...

Bien cordialement.

Écrit par : Michel Sommer | 04/04/2010

Ah, le méchant artiste juif et le gentil avocat anti-sioniste !

Écrit par : Sabourjian | 04/04/2010

A Sabourjian,

Me Garbade pédophile et/ou anti-sioniste ?

Écrit par : Michel Sommer | 04/04/2010

Cher Michel, je crois que le monde occidental va devoir faire une grosse crise, car les moyens de diffusions vont tout faire péter !
Le silence coupable a de plus en plus en de peine à se maintenir et à maintenir l'ignorance au sein des populations !
Donc une très grosse crise idéologique s'annonce, Dieu merci !

Écrit par : Sabourjian | 05/04/2010

L'insulte est le stratagème des faibles. Certains s'y donnent à coeur joie sous couvert d'anonymat pour mieux discréditer l'autre en croyant avoir raison. C'est tout le contraire du dialogue. Merci pour l'intelligence de vos lignes (ainsi que celles des préopinants).

Écrit par : Micheline | 10/04/2010

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