24/04/2010

Un Kosovar ? Pourquoi le garder ?

J'ai appris comme tout le monde qu'un Kosovar devait être renvoyé chez lui - enfin au Kosovo, car chez lui, c'est ici à Genève - parce que les politiciens et les fonctionnaires  sont dans l'incapacité mentale de trouver une solution humaine à un problème humain.

Comme d'habitude, les décisionnaires vont se réfugier - pour une fois qu'ils sauraient ce que ce verbe signifie - derrière un juridisme étroit afin de faire avaler des couleuvres au (petit ?) peuple qui raisonne avec le coeur. Comment ne pas s'émouvoir devant la détresse de cette famille kosovare, comment ne pas s'insurger contre cette décision irresponsable, toute juridiquement correct qu'elle soit ! Il y a des cas où le coeur doit l'emporter, il y a des cas où l'entêtement d'un politicien doit cesser de lui servir d'alibi, il y a des cas où la lettre doit céder la place au bon sens, celui de l'empathie et non celui des alinéas d'une loi.

Alors, Mesdames et Messieurs qui voulez - vous dites sans doute : nous devons - renvoyer un honnête homme et sa famille dans un pays inconnu, réfléchissez bien avant d'apposer votre "Stempel" définitif sur une lettre à en-tête de la Confédération. Vous avez encore la possibilité de montrer à vos concitoyens que la Suisse n'est pas un recueil de lois scélérates mais qu'elle peut aussi être être une terre où le coeur fait la loi.

 

Commentaires

Y'en a déjà tellement en Suisse, que une famille en plus ou en moins ça va pas changer grand chose.... soyons content ceux-ci ne trafique pas de l'héro, c'est déjà ça!

Écrit par : Riro | 24/04/2010

Ne pourrait-on pas garder en Suisse les Kosovars qui ne sont pas voilées et envoyer au Kosovo les Suisses qui sont voilées?

Écrit par : Johann | 24/04/2010

Le "juridisme étroit" que vous évoquez, c'est la volonté de plus de deux tiers du peuple suisse qui a plébiscité les nouvelles lois sur l'asile et les étrangers.

Arrêtez donc de parler de ce que vous dites que le "petit peuple" pense. Celui-ci a exprimé sa volonté à travers les urnes, et vos gesticulations impopulaires n'y changeront rien.

Écrit par : André Baumgartner | 24/04/2010

Décidément en Suisse, les journaux aiment bien ce genre de titres. Nos procédures de renvoi sont en panne, l'opinion publique s'offusque de la mort d'un délinquant ex requérant d'asile nigérian puis la semaine d'après, c'est au tour de jeter en pâture une famille kosovare honnête, travailleuse, sans problème installée illégalement mais à la vue de tous depuis 20 ans (quelle hypocrisie des autorités cantonales). C'est pitoyable. Car des familles illégales sud américaines ou autres nationalités, il y en a des centaines à Genève installées depuis des lustres. Pourquoi eux et pas une autre ? la presse a de beaux articles encore à nous relater. La question est simple : devons-nous appliquer les lois de contrôle concernant l'immigration ou devons-nous continuer à laisser l'immigration clandestine s'installer sur le territoire avec des risques sociaux pour tous ?

Écrit par : sirène | 25/04/2010

A sirène

Appliquer les lois ? Si les lois étaient si simples à appliquer, nul besoin d'avocats et de juges. Mais avant de les appliquer, il faut les interpréter, étudier les cas pour savoir justement si elles sont applicables.

A André Baumgartner

Si ces gens avaient dus être expulsés, il y a au moins 19 ans que cela aurait dû être fait.
Le fait de défendre une cause qui me paraît juste ne me paraît pas être assimilable à des "gesticulations". Question d'interprétation !
Quant au juridisme étroit et à l'entêtement ils tiennent trop souvent lieu de programme à des politiciens qui n'ont rien d'autre à présenter.

Écrit par : Anaxagore | 25/04/2010

Les lois votées par le Parlement sont en général coercitives et devraient être suivies de contrôle dans les processus " en amont" mais aussi "en aval " avec des accords de renvoi solides pas comme ceux du Nigéria pourtant signés qui ne veut plus accueillir de requérants refoulés momentanément du moins. Allons-nous aller vers une règlement de nos lois à géométrie variable (un peu à la carte) selon les circonstances, les personnes, les communautés, les dossiers ?

Écrit par : sirène | 25/04/2010

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