26/06/2010

Voyager à perdre la raison

«  A l’échelle astronomique, la lumière progresse à pas de tortue. Les nouvelles qu’elle nous apporte ne sont plus fraîches du tout ! »

 (Hubert REEVES).

 

 Il y a dans le propos d'Hubert Reeves comme une touche de provocation et une vérité qui n'est peut-être pas évidente à première vue ! La plupart des gens savent que la vitesse de la lumière est - en chiffres ronds - de 300.000 km. par seconde. Une année-lumière - qui est une distance et non une vitesse - représente, toujours en chiffres ronds, 9500 milliards de km. Chacun peut s'amuser à faire le calcul : combien de secondes dans une année ? le résultat multiplié par 300.000.

Une année-lumière ou 9500 milliards de km : comment appréhender l'énormité du nombre ? Et bien en ramenant la distance à des notions plus "terrestres" !

L'étoile la plus proche de notre Soleil - à savoir Proxima du Centaure - se trouve à 4 années-lumière. Autrement dit, lorsqu'on regarde cette étoile, nous la voyons comme elle était il y a 4 ans ! Imaginons maintenant que nous ayons un correspondant là-bas et que nous lui téléphonions. Entre le moment où vous direz "allo, c'est toi Pierre ?" et le moment où il vous répondra "Salut Antoine, comment vas-tu ?", 8 années se seront écoulées : 4 ans pour votre question et 4 ans pour la réponse.

Il pourrait aussi vous prendre l'envie d'aller faire une balade sur cette proche banlieue du système solaire. Avec une fusée se déplaçant à 40.000 km./heure, il vous faudra plus de...100.000 ans pour y arriver. Comptez la même chose pour le retour !

Juste pour vous donner une idée des distances intergalactiques, signalons que la belle galaxie M31 - Andromède - est à un peu plus de 2 millions d'années-lumière de chez nous. A 40.000 km./heure, vous pouvez essayer de calculer le temps qu'il vous faudrait pour y parvenir...

Pendant ce temps-là, je vais prendre l'apéro sur ma terrasse. Les Suisses ont perdu, quelques regrets bien sûr, mais plus de stress...Bon dimanche.

 

 

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Illustre, mais pourtant inconnu !...

Et bien ! Depuis le 15 mai, plus rien. Le vide sidéral, plus aucun portrait. Ce n'est pas par lassitude ou dilettantisme de ma part que vous n'avez rien eu à vous mettre sous les yeux. Non juste un pépin de santé qui m'a retenu loin de chez moi et une convalescence un peu plus longue que prévue.

Je reprends donc ma série consacré aux savants oubliés, mais illustres quand même. Aujourd'hui je vous propose quelques lignes consacrées à Enrico Fermi, un physicien italien disparu il y a un peu plus de cinquante ans.

Enrico FERMI (1901 - 1954)

fermi.jpg

Fils du chef inspecteur du ministère de la communication, le jeune Enrico suit sa scolarité au lycée. Très vite ses qualités en matière de mathématiques et physique sont remarquées. Il obtient une bourse à Pise pour poursuivre ses études. Il y obtiendra un doctorat.
Il travaillera avec Max Born, à Göttingen puis avec Ehrenfest à Leyde avant de revenir en Italie.
Dès 1927 il développe la théorie statistique quantique. Professeur à l’Université de Rome jusqu’en 1938, date à laquelle il émigrera aux Etats-Unis pour échapper au fascisme de Mussolini. Mais dès 1932 il se tourne plus particulièrement vers la physique nucléaire. Il enseignera à Columbia avec son Collègue Leo Szilard. Travaillant sur un sujet nouveau, les deux physiciens réussissent la première fission de l’atome en 1942. C’est l’avènement du premier réacteur nucléaire.
Il travaillera ensuite au laboratoire national de Los Alamos jusqu’à la fin de la guerre sur le projet Manhattan. Il sera naturalisé citoyen américain suite « aux services rendus » aux USA.
Une récompense "Enrico Fermi" est décernée depuis 1954 chaque fois que des avancées exceptionnelles ont lieu dans le domaine de l’énergie.
Enrico Fermi décède le 28 novembre 1954 à la suite d’une tumeur à l'estomac.

08:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/06/2010

Pire que les vuvuzelas

Je le dis tout de suite : je ne suis pas un fanatique du football et je ne suis pas rivé devant ma télé pour suivre tous les matches de la Coupe du Monde. N'étant pas expert en stratégie footballistique, ma simple réaction de spectateur me souffle que depuis le début de la compétition, peu de rencontres ont offert un spectacle de grande qualité. J'ai surtout vu des équipes crispées, j'ai observé des joueurs prêts à toutes les petites "saloperies" pour faire trébucher l'adversaire, en levant les bras devant l'arbitre comme pour dire : "j'ai rien fait, M'sieur, c'est lui qui a commencé..."

Cette constance dans l'absence de "fair play" devient de plus en plus difficile à supporter. Faut-il dès lors s'étonner que les cartons jaunes et rouges soient distribués à tour de bras ? A mon humble avis, ce n'est que le reflet de ce qui se passe sur le terrain. Je crois qu'on est en train de confondre virilité avec fair-play.

Les vuvuzelas sont un phénomène difficile à supporter pour nos oreilles européennes. Mais les maillots tirés, les coups d'épaules et les pieds en avant, les coups de coude, etc me semblent finalement bien pires que le son monocorde des trompes sud-africaines.

Il n'est même pas nécessaire de parler de l'équipe de France pour se rendre compte que ce n'est pas l'arbitrage qui doit changer, mais la mentalité des équipes et de certaines de leurs divas.

10:05 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/06/2010

Merci M. Göldi

Après 695 jours de captivité en Lybie pour des crimes que vous n'avez pas commis, vous voilà rentré au pays. Très franchement et malgré toute la bonne volonté que je puis y mettre, je peine à imaginer ce que fut votre calvaire. C'est sans doute davantage l'incertitude que la durée qui a dû vous plomber le moral. Vous avez pourtant magnifiquement tenu le coup. A votre place il n'est pas certain que j'aurais eu le même courage.

Pendant tout ce temps, en Suisse, les citoyens, les politiciens, tout le monde s'est agité et avait le solution. Tous savaient ce qu'il fallait faire pour vous extraire des geôles du scélerat Khadafi. Que n'a-t-on entendu sur Merz, Calmy-Rey, les parlementaires de tous bords, la police genevoise...Tous ont été mauvais alors que personne, ou pesque, n'a fustigé la scélératesse du colonel qui s'est assis - avec un grand pied de nez à la communauté internationale - sur les principes fondamentaux du droit international : la prise d'otages est un crime. Alors parler de laver l'honneur, de se venger de l'humiliation d'un fiston plus que mal élevé par des agissements qui relèvent chez nous de la cour d'assises relève de la mauvaise foi la plus crasse.

Finalement ce qui m'a frappé le plus, c'est vous. Tout au long de cette sombre affaire qui vous a coûté injustement deux années de votre vie, vous avez gardé une dignité qu'il serait injuste de ne pas relever. Votre conduite a été irréprochable. Pour cela, c'est un grand merci que l'on doit vous adresser pour la leçon que vous venez de donner à votre pays.

Quant au clan K. il m'inspire une pensée d'Helvétius : "les hommes sont si bêtes qu'une violence répétée finit par leur paraître un droit".

05/06/2010

Donnez-moi un peu de temps

Certains ont peut-être pensé que j'avais quitté le navire "blogs" sans prévenir. Il n'en est rien ! Juste un pépin de santé qui m'a contraint à une hospitalisation forcée à 700 km de chez moi. J'espère reprendre mes activités dans un avenir proche et vous redonner mes petits portraits de gens de science dans les meilleurs délais. Je vous remercie de votre compréhension.

Cordialement à tous !

18:31 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |