10/07/2010

Plus ça change, plus...

Enfin, enfin ! Il part ; il va partir. Qui donc ? Mais Moritz Leuenberger, voyons. L'intellectuel du Conseil Fédéral (Ah ?, et les autres ?) va tirer sa révérence. Il n'est pas encore loin que déjà les partis songent aux champions qu'ils vont mettre dans les "starting-blocks". L'UDC revendique un deuxième Conseiller qui lui reviendrait de droit (divin ?). Les radicaux-libéraux vont rester tranquilles, ne voulant pas hypothéquer leurs chances de garder le siège de Hans-Rudolf Merz. Le PDC, par la voix de son président (on dirait qu'il est le seul dans ce parti à pouvoir parler) afirmera sans doute qu'on verra tout ça en temps utile. Les socialistes, connaissant le fonctionnement du parlement, savent déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de souci à se faire. Restent les "Verts" qui aimeraient bien avoir l'air mais qui n'ont pour l'instant pas l'air du tout.

Bref, le grand "show" va commencer. Et comme l'élection aura lieu au mois de décembre, nous citoyens, allons avoir droit à tous les chapitres d'un mauvais roman sans cesse renouvelé : les partis et les parlementaires se donnent de grands frissons - à chaque élection d'un conseiller fédéral - en sachant bien entendu que tout est joué d'avance. Et comme tous les candidats papables seront naturellement les meilleurs possibles, il ne sera pas difficile d'élire le/la socialiste. En outre - je ne sais pas si vous avez remarqué - devenir Conseiller fédéral comporte des risques : ça vous transforme. Vos compétences s'évaporent et l'on se demande - surtout ceux qui vous ont élu - comment on a "bricolé" pour amener un(e) incompétent(e) pareil(le) dans le collège des sept Sages !

Je ne peux m'enlever de l'idée qu'il doit bien y avoir - ici et là - quelques rancoeurs de la part des parlementaires. Certains doivent se dire qu'incompétence pour incompétence, ils auraient très bien pu faire l'affaire...D'autres se disent secrètement - comme P. Couchepin l'a si bien exprimé "ce sont encore les chefs qui commandent". Et bien entendu, élire un Conseiller fédéral est une fonction de chef.

Bref, nos parlementaires, le siège vissé aux fesses de peur de se retrouver simplement sur leur c.. font tout pour nous montrer leur courage. En effet, ils ne manquent pas de courage. Ce qui leur manque, c'est la place pour le mettre.

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