30/07/2010

Bertrand Cantat est libre...

Le chanteur de Noir Désir est libre depuis hier. Il a purgé les sept ans de détention infligés, conformément au jugement rendu. Et comme on l'entend souvent dans ce genre de situations, il a payé sa dette à la société. Voire.

La mère de la victime a répété à l'envi qu'elle ne pardonnerait jamais à Cantat. C'est son droit le plus strict ; ce n'est pas un devoir non plus.

D'autres regrettent la clémence de la cour et suggèrent que le condamné aurait dû "en prendre pour 20 ans au moins" à moins que ce ne soit "la perpète". On peut naturellement penser ce qu'on veut, on peut le dire, l'écrire. Ce qu'on ne devrait pas faire en revanche, c'est imaginer que la justice fait mal son travail, qu'elle juge en fonction de critères qui relèveraient du copinage, de la combine et de dessous de table.

Imaginer cela, c'est simplement penser au "far west", au rendu de la justice par le citoyen. C'est penser que la république est bananière, qu'elle est corrompue et que la justice y est rendue par des magistrats marron. Que faut-il donc faire - après une condamnation - pour que la dette soit complètement payée afin d'éviter que les huissiers de comptoirs de bistrot soient à l'affût. Une dette payée est une dete effacée, sauf quand elle est pénale : elle produit des intérêts à longueur de temps.

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Commentaires

La mémoire humaine tend à se figer sur quelques événements majeurs, à y inscrire les émotions dominantes du moment, et à garder tout cela très longtemps.

La mémoire est profondément conservatrice. L'effacement et l'évolution lui sont contraires.

Si on ajoute le goût du dramatique qui est tellement plus prégnant que le bonheur et la liberté, il y a encore du boulot pour aboutir à une société plus objective et plus sereine.

Peut-être est-ce par là qu'il faut chercher cette facilité des humains à produire des "huissiers de comptoirs de bistrot".

Écrit par : hommelibre | 31/07/2010

Ne vous en déplaise j’ai beaucoup de sympathie pour Bernard Cantat non pour sa musique mais pour avoir tenu tête à la vioque Nadine Trintigniac. A voire cette vieille chipie sur les écrans de TV on aurait pu croire un sosie d’Elie Wiesel à la chasse aux nazillons.

Cette virago avec l’aide d’avocats membre de sa communauté avait réussi à faire interdire de paroles ledit chanteur et à lui faire payer des pensions alimentaires pour les 3 mômes issus de trois géniteurs différents qui tout heureux n’ont jamais versé un centime de pension alimentaire.

Espérons qu’il oublie définitivement son égarement et qu’il contre attaque et tournant la Trintigniac en bourrique, elle qui squatte les studios de FR3 depuis des décennies.

Écrit par : Hypolithe | 01/08/2010

Je comprends la douleur qui jamais ne sera effacée mais j'estime que cette femme a manipulé l'opinion, fait changer les premiers témoignages spontanés d'acteurs qui cotoyaient sa fille. L'un qui parlait de son côté marginal, son caractère difficile (après tout chacun le sien) donnait une autre version complètement édulcorée deux jours plus tard : Madame Mère était passée par là. Elle a eu la main mise sur la presse aussi à une ou deux exceptions près. Un commentaire de l'avant dernier compagnon entendu à la radio a été complètement occulté (il disait "ce qui arrive - à B.C. - aurait pu m'arriver") jamais diffusé ailleurs ni à la télé et la famille Trintignant s'est arrangée pour qu'il ne soit pas retenu comme témoin au procès. Par contre est venu témoigné le père de son premier fils, relation donc ancienne. Comme objectivité.. J'aime Noir Désir, j'aime B. Cantat et évidemment quand je l'écoute je pense à Marie qui est au cimetière et évidemment c'est bouleversant, que dire d'autre ? Je souhaite beaucoup de courage au chanteur pour continuer avec ce fardeau.

Écrit par : Julius | 01/08/2010

Bonjour. Quand un homme frappe une femme, chacun dira, les féministe en premier, que c'est un lâche qui s'en prend au sexe dit faible. Bertrand Cantat a commis une faute inadmissible et horrible. Certes. Mais qu'en est-il parfois de la souffrance psychologique subie par les hommes et exercée sur eux par des manipulatrices de premier ordre? Physiquement, les femmes se savent plus faible. Mais psychologiquement, je pense de plus en plus que les femmes ont de l'avance sur leurs compagnons masculins. Et celles qui s'en servent abusivement savent comment détruire un homme sans lui porter un coup fatal subite et définitif... La mort lente est une torture parfois plus tragique encore. Et quand des enfants voient leur papa finir dans la marginalité et SDF alors qu'il était peut-être un cadre responsable dans la société, il y a aussi de quoi se poser des questions sur les rapports criminels et affectifs qu'entretiennent certains couples. Bertrand à payé sa dette vis-à-vis de la justice. Il devra payer toute sa vie le poids de l'assassinat d'une femme mûre qui était restée une jeune fille en fleur en son âme et conscience, une séductrice, et sans doute une belle manipulatrice du genre masculin. Marie était absolument magnifique dans son rôle de femme fatale et Bertrand absolument romantique dans son rôle de sombre héros à la gâchette malheureuse... La vie amoureuse n'est que rarement un champ de bataille ou les fleurs bucoliques envahissent les amants en les transformant en messagers de paix et d'harmonie planétaire...

Écrit par : pachakmac | 01/08/2010

A mon précédent message je voudrais juste ajouter ce fait qui montre l'acharnement de la mère de l'actrice et son rôle de manipulatrice.

Elle affirmait que les membres de Noir Désir avait loué un avion pour ramener B. Cantat en douce. Heureusement le groupe a pu prouver qu'ils n'avaient payé qu'un aller simple. De toutes façons qu'aurait pu faire B. Cantat caché, que ce soit en France ou ailleurs ? Rien, impossible, il lui fallait assumer son acte devant la justice.

On peut essayer de justifier cette affabulation par le chagrin, pour moi c'est tout simplement malhonnête. Pourquoi fallait-il en rajouter à ce qui était déjà gravissime. C'est cela qui m'a vraiment choqué de la part de la mère de cette pauvre Marie.

Quant aux élucubrations de la chanteuse Lio, (B.C. aurait fait exprès de laisser mourir Marie, "il l'aurait regardé a.go.ni.ser " martelait la perverse) c'est monstrueux.

Les Cantat étaient vraiment mal placés pour "défendre" Bertrand mais moi en tant que père je crois que j'aurais convoqué les médias et hurlé mon indignation devant de tels propos. Le cas de Bertrand était suffisamment accablant sans qu'on rajoute ces propos infâmants.

Merci de m'avoir lu et bonne journée à tous.

Écrit par : julius | 01/08/2010

En 2005-2006 j'avais écrit un livre, publié par un petit éditeur, qui n'a pas marché - trop incorrect! - et intitulé: "La femme est-elle vraiment l'avenir de l'homme?"

A partir de mon expérience, du problème des fausses accusation, je découvrais le versant féminin de la violence, celui dont on ne parle presque jamais. Suite à l'affaire Cantat-Trintignant, j'avais écrit ce chapitre dans mon livre. C'est un peu long comme commentaire mais c'était ma réflexion d'alors:


"8. Marie et Bertrand


C’était un long été de canicule. Dans la moiteur extrême, la guerre des sexes s’est rallumée. Marie meurt après les coups de Bertrand. Le drame a glissé du cœur et du corps des amants, roulé dans l’esprit de millions d’inconnus. Chacun raconte sa version. La télé a même filmé la célébration privée de sa famille à elle. Ma sympathie pour Marie n’a pu masquer un malaise à ce spectacle.

Pourquoi lui ? Pourquoi justement cette violence physique ? Quelle détresse l’a déshumanisé pendant ces quelques secondes ? Cela, il faut le comprendre. Profiter du « succès » public de l’affaire pour déconstruire le mécanisme de la violence dans sa face masculine.

Je n’innocente rien ni personne. De quelle autorité pour-rais-je le faire ? Frapper une femme la brise dans son âme. Rien ne peut justifier cela.

L’affaire me ramène aux couples que j’ai vécus. Comment ai-je géré mes propres insécurités? Jamais dans la violence. Même quand je doutais de ma place aux yeux de l’autre.

Bertrand n’a-t-il plus vu sa place ? Quelle détresse l’a saisi ? Quels mots, quelle attitude a-t-elle eus qui l’ont autant blessé ? D’un côté cet homme, révolté et sincère. Et en lui ce réflexe de faire mal quand il a mal. Jusqu’où réalise-t-il ce qu’il fait ? Le débat est dur sur ce point. De l’autre côté Marie, actrice discrète dont la mort fait une star. Utilisée par les fureurs de celles qui - pour beaucoup - ne l’avaient même jamais vue au cinéma. Tournant son dernier film avec ses ex et son père. Fusion, mélange. Elle avait une sorte de harem d’hommes où la place était déjà très partagée. Bertrand, qui tranche pour elle contre sa femme, ne comprend pas qu’elle ne tranche pas elle aussi. A-t-il une place dans cet univers fusionnel à côté de ses ex ? Marie est-elle un ange, une victime idéale, et Bertrand le diable ? Cela semblait se dire parfois. Qu’en reste-t-il ? La douleur de sa mère et de son père. Douleur profonde et juste. Seul le silence entend cette douleur.

Mais pourquoi en faire un spectacle ? Que de manipulations dans ce drame. Cette douleur, la violence même de son expression, empêche de démonter le mécanisme de la violence. On en veut tellement à Bertrand qu’il faudra bien qu’il paie. Mais on aura contourné l’essentiel : pour-quoi cela arrive-t-il ? Quel est l’engrenage ? Violence des hommes, violence des femmes : la haine ne résout rien. Le malaise reste faute d’avoir été analysé.

La violence est une névrose, voilà ce qu’il faut dire. Elle résulte de frustrations, blessures d’enfance non réglées, charges émotionnelles accumulées. En naturopathie, le corps doit drainer les toxines inflammatoires accumulées, sans quoi une crise ou une maladie se développe. Psychiquement aussi les accumulations doivent être drainées. Sans cela les émotions douloureuses débordent et se dé-versent violemment comme une fièvre. Les émotions qui encombrent la poubelle de notre inconscient nécessitent une toilette intérieure régulière, de même que le corps. La violence est une maladie, une inflammation émotionnelle. Mais, ai-je légitimité à parler ainsi? Moi qui demande une punition dure pour celle qui a voulu détruire ma vie pour quelques sous ? Oui, justice doit être faite. Mais si Bertrand a le droit d’être entendu, mon agresseure aussi. C’est un choix entre l’état de droit, garantie du respect de la vie de chacun, et l’état sauvage.

La violence de Bertrand n’est pas acceptable. Mais qu’on lui accorde d’avoir été submergé par une détresse aveuglante, comme on l’a fait en Suisse avec cette épouse battue qui avait tué de nuit son mari. Elle a été acquittée. Il faut tenir compte des deux personnalités, des circonstances.

Et il faudra oublier la mère de Marie et son livre qui charge à faux. Son avocat l’a contredite publiquement : ni strangulation ni récidive de violence de la part de Bertrand. Pourquoi en faire trop jusqu’au mensonge ? N’y a-t-il pas du pathologique dans tout cela? Je sais, il faudrait comprendre : toute mort violente, légale en temps de guerre, illégale en temps de paix, engendre du chaos. Qui, face au crime, peut se dire assez fort pour échapper à ce chaos ? J’ai aussi souffert comme père, je comprends sa souffrance de mère – mais excuse-t-elle ce déballage? Et ces radicales-féministes, qui s’en emparent pour victimiser un peu plus les femmes, savent-elle qu’il y a au Canada, aux Etats-Unis, en Suisse, quasiment la parité dans la violence conjugale : autant d’hommes battus, maltraités, humiliés par leur femme, que de femmes par leur homme? Oui, les chiffres des agences gouvernementales et les statistiques policières et juridiques sont là. Je croyais comme beaucoup que la violence était masculine. Mais la réalité est partagée. La violence n’a ni sexe ni hormone. La lecture des rapports judiciaires et gouvernementaux sont là. Le Canada a établi des statistiques fiables sur la violence conjugale. L’un des nombreux rap-ports sur le sujet, datant de 1999, a été établi à la suite d’un questionnaire détaillé. Il dit entre autres :

« La violence conjugale de la part du conjoint actuel a atteint une femme sur 60 et un homme sur 77 au Québec en 1999, au c ours des douze der-nier mois précédant l’enquête… ».

Et savent-elles, chiffres officiels pour preuves, que la maltraitance des enfants est due aux mères presque deux fois plus qu’aux pères ? Oui, oui, c’est aussi la réalité. Mais on ne parle pas de la violence féminine. Tabou, silence médias. La victimisation a des avantages.

Comment un homme peut-il être battu et ne rien dire? Par honte, par peur de perdre ses enfants, parce qu’on se moque de lui, on ne l’écoute pas. Mais ils le disent de plus en plus. Assez d’être démolis comme des criminels.

Tu sais, Marie, loin des batailles politiques, ta souffrance me touche. Une si grande souffrance. Les mots que l’on dit ne disent pas la douleur si terrible de ta mère, de ton père, de tous ceux qui t’aimaient. Ni celle de Bertrand. Sa peine à lui sera un jour aussi grande que la tienne, quand tu as vu ta vie s’estomper.

La justice a tranché. La justice n’est qu’une particule virtuelle dans l’univers, mais elle est fondatrice de la civilisation. Elle devait trancher. Elle n’a pas expliqué, ni apaisé les colères, elle a simplement condamné pour des faits. En accusant l’homme Bertrand, en faisant de Marie une victime politique de la violence conjugale, les mécanismes de la violence n’ont pas été abordés. L’analyse fémino-marxiste de la violence du patriarcat n’apporte aucune réponse réelle et évacue la violence conjugale féminine, trop contraire à ses dogmes fondateurs.

Marie, ta mort n’aurait-elle servi à rien ? Si, pourtant : les campagnes contre la violence conjugale se sont moulées sur ton modèle et sur sa résonance inconsciente collective propre aux femmes, d’être les victimes de l’homme de-puis la nuit des temps. J’avoue avoir parfois peur que cette charge inconsciente ne soit fondée. Je n’aime pas l’homme que les femmes craignent. Mais en symétrie j’ai le sentiment que la crainte ou la tension que partagent beaucoup d’hommes à l’égard des femmes a des racines aussi réelles.

La souffrance des uns et des unes est la même souffrance.


Les cris de colère qui ont suivi la mort de Marie sonnèrent étrangement pour moi, victime d’une machination de femmes."

Écrit par : hommelibre | 01/08/2010

quelle barbe ce texte! De quel droit juge-ton sans savoir, sans, voir, sans être juge ni partie, sans être juré, sans y être invité!!

Qui sait réellement, profondément, intimement, les causes et les effets?

Marie et Bertrand.......

Eux seuls

Foutez leur la paix!

Écrit par : ondine | 01/08/2010

C'est un journal Suisse qui se mêle de défendre la justice Française?
Mais vous avez eu Polanski et c'était encore plus cocasse de le relacher de suite juste après avoir mis à mal le sacro-saint droit de refuge helvète.
Cantat est un criminel tel qu'en soit ce qu'en pense la justice des hommes la justice divine le connait. Il a frappé longtemps et a tué par inadvertance.
soyez frappés longtemps et trouver la grâce par inadvertance petits ramasseurs de buzz en manque de sagesse!

Écrit par : Jean-Louis Panigel | 02/08/2010

@ ondine: Je comprends votre remarque mais je ne suis pas d'accord avec vous. L'affaire a été très médiatisée, et très politisée, le public étant constamment pris à témoins. C'est devenu en été 2003 l'étendard de la lutte contre la violence conjugale.

Des choses fausses ont été dites et démontrée fausses par la suite.

A moins de fermer les yeux sur la presse, de n'écouter aucune discussion, de ne jamais regarder ou écouter des infos, autant dire: à moins de se retirer du monde, il n'était pas possible de passer à côté et d'être interpellé. Le public n'a pas été invité à être témoin de l'affaire, voire d'être juré sur la violence conjugale, il y a été précipité malgré lui. Se définir par rapport à un événement c'est répondre à cette sollicitation. Cela me paraît normal.

Chacun sa manière de digérer. La mienne a été ce texte à l'époque.

Etait-il utile de le ressortir ici? Cela peut se discuter. Mon premier commentaire en haut était orienté sur la mémoire que nous avons des gens et événements. Les commentaires suivants montrent qu'il y a encore à digérer. J'ai remis ce texte parce que je le pense relativement équilibré, mais cela dépend de quel point de vue on le lit.

Écrit par : hommelibre | 03/08/2010

Il faut arrêter de prendre Marie Trintignant pour une sainte ce que la vioque a toujours tenté de nous faire croire. N’oublions pas que le mensonge, les fausses rumeurs font partie de sa panoplie de féministe larguée.

Tout un chacun a le droit et le devoir de dénoncer et d’attaquer cette punaise où que ce soit.

Écrit par : Hypolithe | 04/08/2010

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