31/07/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Je vous propose aujourd'hui un nom de famille connu. Le personnage qui le porte ici est peut-être un peu moins connu.

flammarion.jpg

Camille FLAMMARION

1842 - 1925

Certes, le nom de Flammarion n'est pas vraiment inconnu du grand public ! Mais si le nom de famille est connu - surtout par les éditions qui portent ce nom ! - il l'est beaucoup moins associé au prénom de Camille. Bien sûr, tous les astronomes, amateurs et professionnels, connaissent Camille Flammarion. Mais le grand public, c'est autre chose... Paradoxalement, Camille Flammarion est aujourd'hui (presque ?) oublié du grand public, alors qu'il a passé sa vie à rendre l'astronomie aussi populaire que possible ! L'Histoire n'est pas toujours reconnaissante...

Né à Montigny-le-Roi dans la Haute-Marne le 26 février 1842, Camille Flammarion est l'aîné d'une famille de quatre enfants. D'origine plutôt modeste, le jeune Camille sera confié au curé du village pour son éducation. Puis à la suite de mauvaises affaires, la famille Flammarion doit quitter le village natal et va tenter sa chance à Paris. Le petit Camille, lui, poursuivra ses études au petit séminaire de Langres, une des rares voies possibles pour les jeunes gens sans grandes ressources financières. Curieux de tout, Camille s'intéresse à tous les phénomènes de la nature. En 1856, il rejoint ses parents à Paris, mais faute de moyens financiers, il doit interrompre ses études. Il trouve un emploi d'apprenti chez un graveur-ciseleur chez lequel il apprendra le dessin. Ce détail n'est pas sans importance pour la suite de sa carrière. Le soir, l'apprenti suit des cours gratuits qui doivent le mener au bac, mais probablement surmené, il «s'effondre». Le médecin qui l'examine est vite intrigué par ce jeune passionné d'astronomie. Grâce à ses relations, ce médecin plutôt clairvoyant, fait entrer le jeune Camille - il a 16 ans - comme élève astronome à l'observatoire de Paris dirigé par un certain Urbain Le Verrier, au bureau des calculs. Après son travail, il assiste un astronome dans ses observations nocturnes. Très vite, Flammarion va porter un regard assez critique sur les "astronomes-mathématiciens» et en 1862, la rupture est consommée. Cette même année, paraît le premier ouvrage de Flammarion intitulé «Pluralité des Mondes Habités». Les ouvrages scientifiques vont se succéder, une cinquantaine au total dont le plus célèbre, sans doute, reste «l'Astronomie Populaire» publié
en 1879.                                                                                                                                                                                                        

1882 : un don...tombé du ciel !

Dès 1866, Flammarion s'était installé un petit «observatoire» sur une terrasse de Paris et s'était mis avec ardeur à l'observation du ciel. Puis, en 1882 - Flammarion a juste 40 ans - un admirateur lui fait don d'une propriété à Juvisy-sur-Orge, situé à une vingtaine de km de Paris. Rapidement, Flammarion, secondé par sa femme Sylvie - un amour de jeunesse qu'il a épousé en 1874 et qu'il emmena en voyage de noces ... en ballon - construira sur le site de Juvisy un véritable observatoire équipé d'un télescope de 240 mm. de diamètre, instrument fort honorable pour l'époque. Des astronomes de renom, tels que Antoniadi et Quénisset, y obtiendront des résultats impressionnants qui porteront loin le nom de Juvisy... et de Flammarion.

Mais à côté de ses travaux de professionnels, Flammarion n'oublie pas les amateurs, chez qui il a éveillé tant de vocations ! Ainsi donc, en cette année 1882, décidément très féconde, il fonde et publie une revue mensuelle «l'Astronomie». Puis l'Annuaire Astronomique Flammarion et le «Atlas céleste» deviendront vite des ouvrages de références pour tous les amateurs.

Fort de ses succès populaires, Camille Flammarion fonde en 1887, avec quelques amis de la science, la «Société Astronomique de France» la SAF qui existe toujours et à laquelle le Club M51 est affilié ! A cette époque, Flammarion est encore plein de projets et il les réalise : l'écriture et l'observation astronomique lui prennent beaucoup de temps. En 1902, il reprend l'expérience de Foucault et de son fameux pendule. De 1904 à 1914, il organise la fête du Soleil à chaque solstice, cela autour de la tour Eiffel. Son engagement dans la vulgarisation de l'astronomie en faveur du grand public lui vaudra la Légion d'honneur en 1912. Puis devenu veuf en 1919, il épouse son assistante Gabrielle Renaudot, bachelière - phénomène rare à l'époque - qui va dorénavant s'impliquer pleinement dans les travaux de son mari.

Mais après la première guerre mondiale, Flammarion s'éloigne petit à petit du monde scientifique et semble préoccupé - comme il l'a toujours été - par la question de la vie après la mort. Enfin, il passe «à côté» de la grande révolution scientifique du début du 20 siècle et ne perçoit qu'imparfaitement l'émergence des nouvelles théories et des esprits qui les professent, tel un certain Albert Einstein et sa théorie de la relativité...

Camille Flammarion a-t-il trouvé des réponses à ses questions existentielles lorsqu'il s'éteint le 3 juin 1925. Nul ne le sait. En revanche, l'Histoire a retenu de cet homme brillant et discret une capacité hors du commun à partager avec le grand public une science qu'il a toujours voulu populaire.

08:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

30/07/2010

Bertrand Cantat est libre...

Le chanteur de Noir Désir est libre depuis hier. Il a purgé les sept ans de détention infligés, conformément au jugement rendu. Et comme on l'entend souvent dans ce genre de situations, il a payé sa dette à la société. Voire.

La mère de la victime a répété à l'envi qu'elle ne pardonnerait jamais à Cantat. C'est son droit le plus strict ; ce n'est pas un devoir non plus.

D'autres regrettent la clémence de la cour et suggèrent que le condamné aurait dû "en prendre pour 20 ans au moins" à moins que ce ne soit "la perpète". On peut naturellement penser ce qu'on veut, on peut le dire, l'écrire. Ce qu'on ne devrait pas faire en revanche, c'est imaginer que la justice fait mal son travail, qu'elle juge en fonction de critères qui relèveraient du copinage, de la combine et de dessous de table.

Imaginer cela, c'est simplement penser au "far west", au rendu de la justice par le citoyen. C'est penser que la république est bananière, qu'elle est corrompue et que la justice y est rendue par des magistrats marron. Que faut-il donc faire - après une condamnation - pour que la dette soit complètement payée afin d'éviter que les huissiers de comptoirs de bistrot soient à l'affût. Une dette payée est une dete effacée, sauf quand elle est pénale : elle produit des intérêts à longueur de temps.

18:05 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (10) |  Facebook |

26/07/2010

Douch : justice ou vengeance ?

J'ai pris connaissance de la peine infligée à Douch, sanguinaire représentant d'un gouvernement khmère qui ne l'était pas moins : 35 ans moins cinq ans parce que, etc. etc. Résultat final : 30 ans de prison pour un homme de 68 ans ; guère d'espoir de revoir le ciel bleu...

Quelle que soit la peine, il faut saluer le verdict : un tribunal qui reconnaît des crimes contre l'humanité n'est pas très courant. On ne peut donc que s'en réjouir.

Quant à ceux qui hurlent au scandale parce que les juges ont été trop cléments, il faudrait leur demander - avec toute la compassion qu'on doit aux victimes pour les atrocités subies - ce qu'ils attendent de la justice. Ceux qui la servent sont des êtres faillibles mais qui jugent "en leur âme et conscience". Si tel n'était pas le cas, on en reviendrait alors aux procès à la soviétique, pour ne citer que cet exemple.

Si les juges s'en remettent aux cris vengeurs de la foule qui a déjà rendu son verdict avant même d'avoir entendu les accusés, c'est Jésus qu'on condamne une deuxième fois...

On ne le répétera jamais assez : la justice doit être sereine, discrète mais non secrète : deux valeurs qui font de plus en plus défaut aux tribunaux. Les procureurs et les avocats semblent souvent davantage motivés par l'image qu'ils donnent aux médias que par le rôle que l'organisation judiciaire leur assigne. Dommage !

14:23 Publié dans Justice | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

25/07/2010

Genève en juillet

Il ne faisait pourtant pas tellement chaud à Genève en ce dimanche...P7250238.JPG

 

21:50 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

24/07/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

En cette fin de semaine, je vous propose quelques lignes consacrées à un savant français, Urbain Le Verrier. Son nom est étroitement lié à la planète Neptune. L'astronome allemand Galle est aussi associé à Neptune...

Lisez la suite !

leverrier-photo-2.jpgD'abord chimiste, c'est par hasard qu'il découvrit l'astronomie et plus particulièrement la mécanique céleste qui, avec lui, connut ses plus grands succès, avec la découverte de Neptune par le calcul. La publication de nouvelles tables d'Uranus en 1821 en désaccord avec les précédentes amenèrent Le Verrier à se poser la question de l'existence d'une planète inconnue. Il partit de l'idée que les perturbations d'Uranus étaient dues à l'action troublante d'une planète existant au-delà d'Uranus. Il prit comme inconnues de son problème la masse et les coordonnées elliptiques de cette planète hypothétique. Et après 12 mois de calcul, il parvint à déterminer sa position dans le ciel, sa masse et son diamètre apparent probable. Ce qui fit dire à Arago "qu'il (Le Verrier) avait vu le nouvel astre sans avoir besoin de jeter un seul regard vers le ciel ; il l'a vu au bout de sa plume. Il a déterminé par la seule puissance du calcul la place et la grandeur d'un corps situé bien au-delà des limites jusqu'alors connues de notre système planétaire." C'est finalement l'astronome allemand Galle qui en fit la découverte en 1846 sur la base des calculs de Le Verrier.


Urbain LE VERRIER (1811 - 1877)

08:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

23/07/2010

Un texte pour tous !

J'ai retrouvé dans mes papiers le texte qui suit. Je n'en connaît pas l'auteur. J'espère simplement que tout le monde y trouvera quelque chose à sa convenance. Bonne fin de semaine à tous.

 

E T R E   J E U N E

Etre jeune n'est pas une période de la vie, elle est un état d'esprit, un effet de la volonté, une qualité de l'imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l'aventure sur l'amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d'années : on devient vieux parce qu'on a déserté son idéal. Ces années rident la peau, renoncer à son idéal ride l'âme. Ces préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont des ennemis qui lentement, nous font pencher vers la terre et devenir pourrière avant la mort.

Jeune est celui qui s'étonne et s'émerveille. Il demande comme l'enfant insatiable : et après ? Il défie les événements, et trouve de la joie au jeu de la vie. Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute. Aussi jeune que votre confiance en vous-même. Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune, cela tant que vous resterez réceptif. Réceptif aux messages de la nature, de l'homme et de l'infini. Si, un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme, puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

19/07/2010

Cinq plus deux ?

Je vous le dis franchement : je ne vois pas pourquoi la Suisse ne pourrait pas être gouvernée par cinq conseillères fédérales et deux conseillers fédéraux. Sauf peut-être à mettre en péril la virilité d'un collège ! Mais pourquoi redoute-t-on, dans certains milieux, la venue de femmes au Conseil fédéral ? Qu'auraient-elles de moins que les hommes ? Pire, qu'auraient-elles que les hommes n'ont pas ?

En fait, il ne s'agit, à mon très humble avis, ni d'une question de compétence ni d'une ténébreuse affaire de représentation ou pire encore : de "concordance" (x femmes parlementaires donnent droit à x conseillères fédérales). Non, simplement les hommes n'arrivent pas à imaginer qu'un pays puisse fonctionner avec une majorité de femmes à sa tête. Et comme en plus ils n'osent pas le dire, ils trouvent toutes sortes d'arguments plus fallacieux les uns que les autres pour prétendre qu'avec des hommes, ça va quand même mieux. C'est sans doute aucun le premier aspect de leur incompétence et, bien entendu, de leur machisme légendaire !

 

17/07/2010

Illustre, mais pourtant inconnu !...

Le personnage de ce jour, contemporain de Mayor, est un "gros calibre" de la cosmologie actuelle. Cloué depuis de très nombreuses années sur une chaise roulante, il n'en demeure pas moins un esprit extrêmement brillant. Certains n'hésitent d'ailleurs pas à comparer sa notoriété à celle de son compatriote Isaac Newton...

Stephen HAWKING (1942)

hawking.jpgAtteint d’une maladie neuromotrice incurable, on ne donnait que 2 ans à vivre à Stephen Hawking alors qu’il avait 21 ans. Pourtant brillant étudiant en physique, le jeune Stephen sombra alors dans la dépression et dans l’alcool. La rencontre avec Jane Wilde, étudiante et doctorante en littérature médiévale portugaise, sera déterminante. Sa maladie s’étant semble-t-il stabilisée, il épousera Jane. Ils auront trois enfants. Il écrira sa thèse consacrée aux trous noirs. Puis, bien que la maladie le condamne progressivement à la chaise roulante, Hawking deviendra professeur de mathématiques à Cambridge. Parmi ses prédécesseurs on trouve Isaac Newton et Paul Dirac...Le professeur Hawking montrera que les trous noirs rayonnent de l'énergie. Ils s’évaporent. « Glissant » ensuite vers la cosmologie, Hawking envisagera un univers « sans bord » l'univers se contient tout entier, n'ayant ni frontières ni bords, il ne devrait avoir ni commencement ni fin : il devrait simplement être", avec, à la clé, la question : "quelle place reste-t-il alors pour un créateur?". Pressé par des besoins d’argent à cause de sa maladie, Hawking publie « une brève histoire du temps », le livre le plus vendu mais le moins lu... , dit-on. Bien que se déclarant athée, Hawking est de plus en plus préoccupé par la « pensée de Dieu » tout comme l’était Einstein qui pensait également que tout était des détails à côté de cette « pensée de Dieu ».

S. Hawking est également l'auteur - avec sa fille Lucy - d'un roman pour enfants et jeunes "ados" intitulé "Georges et les secrets de l'univers".

08:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

10/07/2010

Plus ça change, plus...

Enfin, enfin ! Il part ; il va partir. Qui donc ? Mais Moritz Leuenberger, voyons. L'intellectuel du Conseil Fédéral (Ah ?, et les autres ?) va tirer sa révérence. Il n'est pas encore loin que déjà les partis songent aux champions qu'ils vont mettre dans les "starting-blocks". L'UDC revendique un deuxième Conseiller qui lui reviendrait de droit (divin ?). Les radicaux-libéraux vont rester tranquilles, ne voulant pas hypothéquer leurs chances de garder le siège de Hans-Rudolf Merz. Le PDC, par la voix de son président (on dirait qu'il est le seul dans ce parti à pouvoir parler) afirmera sans doute qu'on verra tout ça en temps utile. Les socialistes, connaissant le fonctionnement du parlement, savent déjà qu'ils n'ont pas beaucoup de souci à se faire. Restent les "Verts" qui aimeraient bien avoir l'air mais qui n'ont pour l'instant pas l'air du tout.

Bref, le grand "show" va commencer. Et comme l'élection aura lieu au mois de décembre, nous citoyens, allons avoir droit à tous les chapitres d'un mauvais roman sans cesse renouvelé : les partis et les parlementaires se donnent de grands frissons - à chaque élection d'un conseiller fédéral - en sachant bien entendu que tout est joué d'avance. Et comme tous les candidats papables seront naturellement les meilleurs possibles, il ne sera pas difficile d'élire le/la socialiste. En outre - je ne sais pas si vous avez remarqué - devenir Conseiller fédéral comporte des risques : ça vous transforme. Vos compétences s'évaporent et l'on se demande - surtout ceux qui vous ont élu - comment on a "bricolé" pour amener un(e) incompétent(e) pareil(le) dans le collège des sept Sages !

Je ne peux m'enlever de l'idée qu'il doit bien y avoir - ici et là - quelques rancoeurs de la part des parlementaires. Certains doivent se dire qu'incompétence pour incompétence, ils auraient très bien pu faire l'affaire...D'autres se disent secrètement - comme P. Couchepin l'a si bien exprimé "ce sont encore les chefs qui commandent". Et bien entendu, élire un Conseiller fédéral est une fonction de chef.

Bref, nos parlementaires, le siège vissé aux fesses de peur de se retrouver simplement sur leur c.. font tout pour nous montrer leur courage. En effet, ils ne manquent pas de courage. Ce qui leur manque, c'est la place pour le mettre.

Illustre, mais pourtant inconnu !...

Illustre, sans doute ! Inconnu, il n'est pas sûr que le titre de la rubrique "colle" vraiment au personnage du jour ! D'abord il est Suisse. Ensuite il est le premier astrophysicien à avoir découvert une planète située en dehors du système solaire. Vous y êtes ? Non, pas vraiment ? Alors lisez la suite !

Le texte qui suit est largement inspiré d'un article paru sur le site de la société d'astronomie de Nantes (SAN).


Michel MAYOR (1942)

mayor.jpgMichel Mayor est né le 12 janvier 1942 à Lausanne. Il grandira à Aigle. Mais avant de devenir un astronome connu et reconnu, il hésitera entre la physique des particules et l'astrophysique. Ce sont finalement les étoiles qui le séduiront. Il quittera le canton de Vaud pour Genève. Après des études de physique à l'Université de Lausanne, il fit son doctorat d'astrophysique en 1971 à l'Université de Genève. Une thèse dédiée à l'étude de la structure spirale de la Galaxie viendra couronner ses études. Par la suite, il mettra ses compétences à la mise au point d'instruments astronomiques pour améliorer la précision des mesures des vitesses stellaires. Ses recherches ont alors porté sur l'étude des amas globulaires, les propriétés des étoiles multiples, et plus récemment sur la recherche des planètes extra-solaires. En 1995 avec Didier Quéloz il découvrit la première planète hors du système solaire - 51 Pégase b. Une découverte suivie de beaucoup d'autres. Professeur à l'Université de Genève depuis 1983, il a été directeur de l'Observatoire de cette ville de 1998 à 2004
Malgré une très grande modestie du personnage, ses compétences n'ont échappé à personne. Ce n'est donc pas par hasard si Michel Mayor a été fait chevalier de la Légion d'Honneur, qu'il est lauréat du Prix Balzan (l'équivalent du Prix Nobel), récipiendaire de la médaille Albert Einstein et lauréat du Prix 2005 de la Fondation pour Genève, entre autres.
Il est probable que nombre de ses collègues ont rêvé de découvrir la première exoplanète. A l'époque de Galilée, il est probable aussi que l'Inquisition se serait aussi intéressée à lui : pensez donc ! Prétendre qu'il existe des planètes orbitant autour d'autres soleils…et le démontrer.
Bien savant serait celui qui pourrait dire que Michel Mayor rejoindra au panthéon des astronomes ses " collègues " Newton, Galilée ou encore Copernic, Brahe et Kepler. Il restera néanmoins le premier à avoir détecté une planète en dehors du système solaire. Avec Didier Quéloz qu'il ne manque jamais de citer.
Mais la recherche ne s'arrête pas, même quand on a fait une découverte majeure. Michel Mayor poursuit ses recherches, passionné mais lucide : il n'est pas du tout sûr - c'est un euphémisme - d'entrer en contact avec d'autres mondes.

08:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |