28/08/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Revenons en France cette semaine avec quelques lignes consacrées à un physicien "hexagonal" qui n'est pas le premier venu ! Son nom est surtout associé au mot "pendule". Je ne vous en dis pas plus...

Léon FOUCAULT (1819 - 1868) 

foucault-photo.jpgCe physicien français à qui l'on doit notamment la mesure de la vitesse de la lumière dans l'air et dans l'eau, est aussi à l'origine de la découverte des courants électriques induits et surtout - auprès d'un public plus vaste - "démontreur" de la rotation de la Terre avec le fameux pendule qui porte son nom ! C'est également à lui que l'on doit l'invention du giroscope et l'utilisation des miroirs paraboliques dans les télescopes.

Pour prouver la rotation de la Terre, Foucault plaça un pendule de 67 mètres de haut dans la coupole du Panthéon à Paris. C'était en 1852 et Foucault avait alors 33 ans.

Le plan de rotation fit un tour complet en 31 heures 47 minutes, ce qui, compte tenu de la latitude de Paris, correspond à une rotation de la Terre sur elle-même en 23 heures 56 minutes et 4 secondes, soit la durée du jour sidéral.

Mais pour les astronomes, Léon Foucault est également l'inventeur de la technique - dite du "foucaultage" - de contrôle des objectifs consistant à intercepter l'image d'une source ponctuelle à l'aide d'un "couteau". Si l'objectif est imparfait, une partie de la lumière passe à côté du "couteau" et montre à la fois l'ampleur et la forme des défauts. Cette méthode permet de déceler des défauts inférieurs à 0,1 micromètre.

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21/08/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Aujourd'hui, je vous propose une ou deux lignes relatives à un astronome allemand sans qui l'astronomie d'aujourd'hui ne serait pas ce qu'elle est !

Johannes KEPLER (1571 - 1630)

Kepler.jpg

S'il est un astronome que l'on peut qualifier de persévérant, c'est bien Kepler ! Imaginez que pour établir ses trois lois qui régissent le mouvement des planètes, il a dû dépouiller des tonnes de chiffres qui représentaient la position de Mars dans le ciel, chiffres alors fournis par Tacho BRAHE (voir article du 30-01-2010), astronome danois, qui faisait les observations les plus précises de son époque. Pour comprendre le travail que cela représente, imaginez-vous devant un puzzle de quelques milliers de pièces sans avoir le modèle ! Et bien c'est un peu ce que Kepler à réalisé en montrant que les planètes tournent autour du Soleil en formant une ellipse.

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20/08/2010

Peine de mort ?

Un groupe de citoyens propose de rétablir la peine de mort pour certains crimes sexuels et pédophiles. A quoi servirait une telle mesure sinon à éloigner la Suisse encore un peu plus de l'Europe ? Bon restons sérieux quelques secondes même si la dérision permet parfois d'encaisser les coups à l'estomac avec plus de sérénité.

Comment imaginer dans un pays comme le nôtre que des citoyens dotés d'un cerveau aux capacités intactes puissent proposer le rétablissement de la peine de mort.

Certes un crime est un crime, mais le code pénal prévoit des peines pour punir les auteurs. Depuis 1942, sauf erreur, plus aucune exécution n'a eu lieu dans notre pays et l'on ne peut que s'en réjouir. Le châtiment suprême a été effacé du Code pénal. Ce fut une victoire de la justice sur la barbarie.

Une fois encore certains confondent la justice avec la vengeance. C'est un peu court comme argument pour exiger le rétablissement de la peine dite capitale.

Je n'ai pas beaucoup aimé François Mitterrand ; je lui suis néanmoins infiniment reconnaissant, ainsi qu'à son ministre Robert Badinter, d'avoir réussi à faire voter l'abolition. Une grande victoire de la justice. Une grande victoire des hommes.

Tous les nostalgiques de la peine de mort devraient lire ou relire les réflexions sur la guillotine d'Albert Camus.

14/08/2010

H.-R. Merz : la dernière boulette ?

Après M. M. Leuenberger, c'est au tour de M. Merz de "donner son sac" et de quitter la gouvernement d'une Suiise qui ne sait plus très bien où elle en est.

Et comme d'habitude, les grandes manoeuvres - largement relayées par les média - commencent avec toutes les hypothèses possibles : les successeurs de ces deux messieurs doivent être ceci et cela, avoir telles compétences, être de telle ou telle région, etc. etc. Tous les partis sont dans les "starting blocks" et tous se demandent à quel moment ils vont pouvoir glisser les peaux de banane sous les pieds de leurs collègues et néanmoins pas amis du tout. Comme l'a dit M. Darbellay, l'essentiel, au fond n'est pas de savoir qui va remplacer les deux "sortants", mais de gagner les élections. Un aveu qui montre à quel point une élection au Conseil fédéral ne cherche pas du tout à constituer un gouvernement fort, mais simplement à jouer au jeu des chaises musicales, en espérant, évdemment, que les autres partis s'assoient par terre ! Triste réalité qui fonde un gouvernement non pas sur un programme commun - fût-il minimum - mais sur les "nous y avons droit" des partis.

Ecoutez donc les représentants de nos partis qui ont des droits, mais pas beaucoup de devoirs, essayer de nous faire avaler des couleuvres grosses comme des boas ; souvenez-vous en outre que M. Merz a été élu parce qu'il avait les compétences, le bon parti, le bon canton, enfin tout ce qu'il fallait pour devenir Conseiller fédéral.

Je n'ai aucune raison de défendre particulièrement M. Merz, mais avec un peu d'imagination, on va encore lui reprocher une dernière boulette : celle de partir au mauvais moment, de mettre son parti en difficulté, que sais-je encore ? Disant cela, je pense qu'en fait les vrais responsables sont les parlementaires qui élisent les Conseillers fédéraux et qui n'envisagent aucunement l'avenir du pays. Pauvre pays qui se targue d'être une démocratie directe mais qui est actuellement incapable d'avoir une vision à long terme. Pauvre pays qui autorise ses ministres à jouer les divas et partir quand ils en ont envie. Pauvre parlement qui élit davantage les conseillers fédéraux sur la base des règles du jeu de la bataille navale que sur une vision cohérente de ce que devrait être un gouvernement. Pauvres populistes qui essaient de nous faire croire que seul les élections par le peuple sont le gage d'un choix raisonné. Pauvre pays qui a un peu trop tendance à croire au "il n'y en a point comme nous".

Suisse: cesse de te lamenter et réforme-toi.

Illustre, mais pourtant inconnu...

Voilà encore un personnage dont le nom de dira pas grand chose à pas grand monde ! Et pourtant ce savant arabe n'a pas passé inaperçu à son époque

AL BIRUNI (VERS 973 - 1050 ?)

al-biruni.jpgMuhammad Ibn Ahmad Abul-Rayhan Al-Biruni est un de ces nombreux savants arabes dont le nom est inconnu du grand public, mais qui a néanmoins marqué son époque. D’origine iranienne et comme la plupart des “cerveaux” de son temps, Al-Biruni était ce qu’on appellerait aujourd’hui un savant multidisciplinaire : géographie, histoire, astronomie, religion, philosophie, mathématiques, littérature, etc, étaient son lot quotidien ! Son encyclopédie al-Qanun al-Mas’udi est un document très complet consacré à l’astronomie. Il s’attacha notamment à calculer la marche du Soleil (apogée), corrigea certaines données de Ptolémée. Excellent mathématicien, Al-Biruni développa de nouvelles équations inconnues de ses prédécesseurs. Il calcula également le méridien local et les coordonnées des localités.
Mais le tableau ne serait pas complet si l’on oubliait de mentionner que six siècles avant Galilée, Al Biruni mettait déjà en avant une Terre qui tournait autour de son axe. Avec l’aide d’un astrolabe, de la mer et d’une montagne avoisinante, il calcula la circonférence de la Terre en résolvant une équation très complexe.

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07/08/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

En ce premier samedi d'août, je soumets à votre curiosité le portrait d'un savant qui - comme tous ceux dont je vous parle - a marqué son époque. C'est un français du 18ème-19ème siècle : Charles Messier

 

Charles MESSIER (1730 - 1817)messier-photo.jpg

Curieusement, Charles Messier - astronome français - est connu pour ses catalogues d'objets qui le gênaient dans la recherche de comètes ! Passionné par ces dernières - il en découvrit une quinzaine - Messier répertoria un certain nombre d'objets flous (les nébuleuses) qui n'étaient ni des comètes ni des planètes. Ainsi donc le premier catalogue Messier comportait 45 objets (1744) ; il fut complété et on dénombrait 103 objets en 1784. Les objets ainsi catalogués portent une lettre - M - suivie d'un numéro. Finalement le plus paradoxal dans la vie de Messier est qu'il devint célèbre non à cause des comètes qu'il "traquait", mais à cause des objets qu'il s'ingénia à éviter pour trouver de nouvelles comètes !


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