27/09/2010

Pontifier : parler avec emphase, avec prétention

Il m'arrive, comme beaucoup d'autres, d'aller jeter un coup d'oeil sur le blog de Pascal Décaillet. En fait je ne sais pas bien pourquoi car chacun de ses billets est une source d'agacement. Il faut dire que le sieur Décaillet n'a pas son pareil pour nous inonder de ses connaissances livresques. Du haut de sa gloriette, il sait, il l'écrit. Et ne vous avisez pas à le contredire : il n'aime pas du tout. Je vous demande aussi si vous avez remarqué : notre journaliste voit le monde en noir et blanc ; les couleurs, c'est vulgaire. Noir et blanc donc, lui étant toujours dans le blanc, l'immaculé. Ce qui revient à penser que si vous n'êtes pas d'acoord avec lui, vous êtes contre lui. Antonio Hodgers, un Vert, donne un avis, aussitôt Décaillet l'attaque. Je vous le disais, Décaillet n'aime pas les couleurs, en l'occurrence le vert. Il n'aime pas le rose ni le rouge non plus. Il se plaît à crucifier ou ensencer les personnages qui ont le malheur ou la chance d'être pris dans l'encre sa plume arrogante ou dithyrambique. Un journaliste, Décaillet ? Un polémiste, Décaillet ? J'hésite. Mais ce qui est certain - j'en ai peur - c'est cette soif inextinguible de reconnaissance, cette manie de rejeter sur les autres ses propres excès de pensée. Navrant.

Décaillet, un peu plus de modestie vous siérait davantage.

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