27/11/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Transportons-nous cette semaine du côté de l'Allemagne. Nous y trouvons un savant qui est resté célèbre pour son paradoxe ! découvrez la suite...

Heinrich OLBERS (1758 - 1840)

olbers.jpgPour ne pas faillir au titre de la rubrique, nous vous présentons aujourd’hui, Heinrich Olbers. Huitième enfant d’une famille de seize, le jeune Heinrich s’intéressa tôt à l’astronomie mais entreprit des études...de médecine à Göttingen, science et art qu’il mena de front des années durant. Ce n’est qu’après le décès de sa seconde épouse (la première est morte en couches) et de sa fille qu’il abandonnera définitivement la médecine pour se consacrer entièrement à l’astronomie. Les comètes ont sans doute été le sujet de prédilection d’Olbers ; il en découvrit une en 1815 qui porte son nom et calcula l’orbite de nombreuses autres. La « sienne » a une période de 72 ans, pratiquement identique à celle de Halley qui revient tous les 76 ans. Mais Olbers est surtout connu - dans les milieux scientifiques - pour le paradoxe qui porte son nom. Qu’est-ce que le paradoxe d’Olbers ? Comment se fait-il que la nuit soit noire alors que l’univers est constellé d’étoiles distribuées uniformément et que notre ciel devrait être « clair » puisque toutes ces étoiles brillent comme notre Soleil. Pour Olbers, la réponse réside dans le fait que l’espace n’est pas complètement transparent et que de la matière interstellaire absorbe une partie de la lumière des étoiles qui sont dès lors vues comme des points dans le ciel sombre. En fait l’idée n’était pas nouvelle : Halley et le Suisse Jean-Philippe Loys de Cheseaux en avaient déjà parlé.
Il serait enfin injuste de finir ce bref portrait sans mentionner la découverte, par Olbers , de deux astéroïdes : Pallas en 1802 et Vesta en 1807.

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