18/12/2010

Voyeurisme...

J'ai - presque - honte. Je suis derrière la fenêtre (à l'extérieur donc) et je ne suis pas invité. Je regarde à travers le rideaux et je vois - mais je n'entends presque rien - les participants du "dîner à la ferme" s'affairer à la préparation d'un repas pour quelques privilégiés venus tout exprès afin de se montrer alors qu'on les voit déjà largement par ailleurs. Bref, ils ont l'air de bien s'amuser et de déguster un menu qui n'est peut-être pas tout à fait digne de Girardet, mais que voulez-vous, on a les cuisiniers qu'on mérite.

Et moi, derrière la fenêtre (toujours dehors), je me dis soudain que je suis sans doute un peu c.. de regarder une émission de télé qui ne m'offre ni les odeurs ni le goût des choses. C'est comme si regardais un concert de l'Orchestre de la Suisse romande sans le son. Finalement, lassé par un banquet au cours duquel je ne peux même pas me prendre pour Lazare, je zappe.

Julie Lescaut me tend les bras - oui, enfin, c'est une manière de dire - et je me transforme en Sherlock Holmes en quelques minutes. Cette fois la sauce prend et avec une prétention certaine, je suis convaincu que la police genevoise n'a plus qu'à m'accueillir pour régler définitivement la question des Rroms, des frontaliers, des frontières, de Schengen, des douaniers et des dealers.

L'histoire se termine ici. Ma femme me donne un léger coup de coude et me dit "c'est fini". On n'a finalement que la télévision qu'on mérite.

16:34 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Un jeu de société ? Pourquoi pas !

Pour tous ceux qui chercheraient un jeu de société pour toute la famille, un jeu à la fois ludique et éducatif, il en existe un qui est édité à Genève et qui s'appelle JONAS ET LE TROU NOIR.

Edité et fabriqué à Genève par les Editons de l'Espace, ce jeu ravira tous les joueurs qui rêvent d'espace, d'astronomie et de culture générale. Ce jeu dispose du logo de l'Association française d'Astronomie et d'un commentaire élogieux de M. Gilbert BURKI, ancien directeur de l'observatoire de Genève.

Jeu de l'oie astronomique, JONAS ET LE TROU NOIR dispose de deux règles du jeu : une pour les très jeunes enfants et une autre, plus élaborée pour les (pré)adolescents et les adultes. De biens belles parties en perspective !

Vous n'êtes pas spécialistes en astronomie, cela n'a pas d'importance. Avec ce jeu, vous pourriez le devenir...

Prix attractif pour les fêtes : CHF 44,00 (port et emballage gratuit) ; pris sur place : CHF 38,00 

Pour commander, un mail à l'adresse suivante : cours-mms@sunrise.ch avec vos noms et adresse. Envoyé immédiatement contre facture.

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www.editionsespace.com

Illustre, mais pourtant inconnu...

La fin de l'année approche et la fin de cette série de portraits sans prétention approche aussi. Dès 2011 je vais passer à autre chose ! On restera probablement dans la physique. Je ne vous en dit pas plus.

Cette semaine, je vous propose un nom et un personnage venus des actuels Pays-Bas.

Christiaan HUYGENS (1629 - 1695)
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Christiaan Huygens est né à la Haye le 14 avril 1629 dans une famille aisée et fut - en quelque sorte - condamné à jouir d’une éducation en rapport avec son statut social ! Son père entretenait de nombreuses relations avec les "figures" de son époque, notamment René Descartes. Le jeune Christiaan suivit les cours de l’université de Leyde et entra ensuite au collège de Breda. En 1650, il réintègre le milieu familial et entreprend ses propres travaux. C’est au cours des 16 années qui suivront qu’il élaborera la plupart de ses grands travaux. Il aura aussi l’occasion de rencontrer des gens illustres : Blaise Pascal et Robert Boyle et Gilles Personne de Roberval notamment. A plusieurs reprises il se rendra à Paris, puis à Londres.
 
1666 : une grande année !
 
Huygens est déjà un personnage connu lorsqu’en 1666 il est accueilli par l’Académie royale des sciences de Paris, nouvellement créée. Il loge à la bibliothèque du Roi et touche la pension la plus élevée de toute l’Académie ! Huygens restera à Paris jusqu'en 1685, date à laquelle il regagne - pour la troisième fois en dix ans - sa terre natale, sa santé précaire nécessitant des séjours de convalescence. Mais il ne regagnera jamais la France, la révocation de l’Edit de Nantes n’y étant pas étrangère. Les déplacements du savant se font moins nombreux. Il se rend néanmoins à Londres en 1689 pour y rencontrer un certain Isaac Newton... Il s’éteindra en juillet 1695, après avoir consacré ses dernières années à la mise au point de lentilles convergentes à très longues focales.
 
Une vie bien remplie
 
Il serait exagéré de considérer Huygens comme le fondateur d’une école ou d’un courant de pensée. L’astronomie ne sera d’ailleurs qu’une partie de son activité. Huygens s’est attelé à certains problèmes de physique oscillatoire. Un de ses ouvrages fondamentaux - publié à Paris en 1673 - s’intitule d’ailleurs « Horologium Oscillatorium ». Il s’intéressera également à l’optique et son nom restera attaché aux lois de la réfraction et de la diffraction.
Quand bien même Huygens n’a pas l’aura de Newton ou de Galilée, il n’en demeure pas moins un grand nom de la science du 17ème siècle. Peut-être pas assez pour être vraiment connu du grand public, mais assez pour mériter que son nom soit donné à une mission spatiale :
« Cassini-Huygens ».

08:00 Publié dans Science | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2010

Fromage et/ou dessert ?

On reparle ces temps des médecines dites douces et alternatives. Il y a ceux qui s'en font les chantres et il y a de l'autre coté les adversaires à qui le terme même d"alternatif" donne des boutons ! On s'interroge, on étudie, on calcule, on discute, on argumente et j'en passe pour savoir si ces médecines doivent être inscrites dans la liste des prestations de base, oui on non. Le peuple, lui a déjà choisi : c'est oui.

Le problème - car problème il y a - ce n'est pas tellement de savoir si l'efficacité de ces médecines est "scientifiquement prouvée". Il y a de nombreuses personnes qui s'en trouvent bien et beaucoup d'autres qui s'en trouvent mieux ! En se plaçant uniquement sur le terrain de l'efficacité thérapeutique, il faut admettre ces médecines : elles soulagent des patients lâchés par les traitements allopathiques.

Alors où est le problème ? Simple. Une question de gros sous ! Les médecines dites alternatives ne coûtent pas plus cher que les autres ! Ce qui coûte cher, en revanche, c'est l'addition de toutes les possibilités de soin. On commence souvent par la consultation chez le généraliste, qui vous envoie chez le spécialiste, qui peut-être vous envoie chez un confrère pour valider son propre diagnostic avec en fin de course un patient qui constate l'échec du traitement proposé. Et c'est très souvent là que les choses commencent à se gâter. Déçu  de son traitement - probablement fort coûteux - le patient se tourne vers "autre chose" qui peut s'appeler homéopathie, médecine chinoise, anthroposophie, etc. Et là, ça marche ou ça ne marche pas et le patient est tenté - dans son désespoir - de tout essayer. Avec les conséquences financières que cela implique.

On me dira que ma démonstration est bien caricaturale et qu'il est faux de prétendre que les patients font du "*tourisme médical". J'attends volontiers qu'on me le démontre !

Au niveau actuel des cotisations d'assurance-maladie, il n'est pas inutile de se demander si au grand banquet de la santé on peut s'offrir un menu avec fromage et dessert ou être plus modéré avec seulement la formule "fromage ou dessert".

14:59 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/12/2010

Illustre, mais pourtant inconnu...

Pour des raisons qu'il serait inutile de résumer ici, je vous ai lâchement abandonné la semaine dernière. J'aime croire que vous ne m'en avez pas voulu !

Reprenons donc, au moins jusqu'à la fin de l'année, nos petits portraits de personnages que l'Histoire a fini par oublier.

Je vous propose donc pour ce samedi un savant anglais dont le nom est plus qu'obscure dans le grand public.

John FLAMSTEED (1646 - 1719)

flamsteed-photo-03.gifC'est sur sa proposition que fut fondé, en 1676, par le roi Charles II, l'observatoire de Greenwich. Devenu "astronome royal", Flamsteed observa systématiquement les planètes et les étoiles jusqu'à sa mort. Il améliora les instruments et les techniques d'observation (méthode des déclinaisons correspondantes.), mit au point une méthode de projection à laquelle son nom reste attaché (méridien du milieu de la carte et parallèles développés en ligne droite, autres méridiens courbes.), rédigea "l'Historia Coelestis Britannica". Mais cette encyclopédie ayant été publiée sans son autorisation, Flamsteed se querella avec ses collègues et en brûla lui-même les trois-quarts des 400 exemplaires imprimés ! L'ouvrage, finalement révisé par ses assistants, fut republié en 1725 après la mort de l'auteur. Il contient les coordonnées de près de 3000 étoiles et constitue le premier grand catalogue moderne.

Dans son ouvrage, les étoiles sont numérotées d'ouest en est dans une constallation : Bételgeuse est ainsi 58 Orionis. Et plus une étoile est faible, moins sa dénomination est intéressante puisqu'on ne lui accorde pas de nom, mais un numéro d'ordre.

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