23/06/2011

L'euro à la baisse : une aubaine ?

La baisse de l'euro n'est pas considérée par tout le monde de la même manière. Il y a d'un côté les consommateurs qui se réjouissent des prix français et qui remplissent leurs paniers à provision à qui mieux mieux. Qui leur en ferait le reproche ? Quand les salaires sont modestes, tous les moyens sont bons pour réduire les dépenses. Il est d'ailleurs assez surprenant que les consommateurs achetant en France voisine soient montrés du doigt alors que les entreprises qui délocalisent à qui mieux mieux également ne font que défendre leurs intérêts et ceux - lesquels ? - des collaborateurs qu'ils n'auront pas été obligés de licencier. Curieuse mathématique.

Et ce n'est pas tout. Maintenant que l'euro est au plus bas - vraiment ? - je crains avec effroi que certaines entreprises ne vont pas tarder à offrir des salaires suisses encore plus bas que d'habitude aux frontaliers - ceux qui traverseront les filets de la préférence nationale ! - sous prétexte que la faiblesse de l'euro compensera un salaire suisse exprimé dans un franc fort. Cqfd.

Quant à savoir ce que feront les mêmes patrons quand et si l'euro se relève...

Commentaires

Oui vous avez raison, le cours de l'Euro devient sérieusement inquiétant, car même s'il réjouit les consommateurs suisses situés aux frontières, tel n'est pas le cas des entreprises suisses qui travaillent pour l'exportation. Pour celles-ci cela devient vraiment inquiétant et il n'est plus guère possible de réduire encore les marges. Alors si certaines d'entre elles ont recours à la sous-enchère salariale, d'autres en revanche envisagent d'indexer les salaires des frontaliers sur le cours de l'Euro. J'ai entendu parler (source : DNA "Dernières Nouvelles d'Alsace") d'une entreprise de la métallurgie du canton de Bâle-Campagne qui procède ainsi. Sommes-nous ici encore dans la légalité ?

Si le ratio CHF/Euro peut de prime abord paraître flatteur pour la Suisse qui y voit sa monnaie courtisée, du fait de la spéculation sur le Franc suisse, c'est pourtant une très grande préoccupation pour l'économie de notre pays puisqu'un franc sur deux en Suisse est gagné à l'exportation.

Par conséquent la chute de l'Euro consécutive à la crise grecque et aux incertitudes quant à son issue, concerne aussi la Suisse qui n'a absolument rien à gagner dans cette instabilité monétaire ...

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 23/06/2011

Pendant les importateurs de voitures européennes ayant pignon sur rue en Suisse ne baissent pas d'un centime le prix des voitures. Alors faut-il s'étonner si l'on procède à des importations directes non seulement avec l'Europe continentale mais également avec la Grande Bretagne.

Écrit par : Hypolithe | 24/06/2011

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