23/06/2011

L'euro à la baisse : une aubaine ?

La baisse de l'euro n'est pas considérée par tout le monde de la même manière. Il y a d'un côté les consommateurs qui se réjouissent des prix français et qui remplissent leurs paniers à provision à qui mieux mieux. Qui leur en ferait le reproche ? Quand les salaires sont modestes, tous les moyens sont bons pour réduire les dépenses. Il est d'ailleurs assez surprenant que les consommateurs achetant en France voisine soient montrés du doigt alors que les entreprises qui délocalisent à qui mieux mieux également ne font que défendre leurs intérêts et ceux - lesquels ? - des collaborateurs qu'ils n'auront pas été obligés de licencier. Curieuse mathématique.

Et ce n'est pas tout. Maintenant que l'euro est au plus bas - vraiment ? - je crains avec effroi que certaines entreprises ne vont pas tarder à offrir des salaires suisses encore plus bas que d'habitude aux frontaliers - ceux qui traverseront les filets de la préférence nationale ! - sous prétexte que la faiblesse de l'euro compensera un salaire suisse exprimé dans un franc fort. Cqfd.

Quant à savoir ce que feront les mêmes patrons quand et si l'euro se relève...

12/06/2011

Ah, le passé simple !...

Vous aimez votre langue, le français. Mais vous pensez que le passé simple est une survivance d'un passé révolu et poussiéreux. On ne peut pas vous donner complètement tort. Néanmoins, le passé simple, grâce (ou à cause ?) de son pluriel bien singulier peut donner lieu à de bien plaisantes phrases. Lisez la suite et vous constaterez que le passé simple a encore de beaux jours devant lui, à condition de ne pas vouloir lui chercher de méchantes querelles !

 

1. Non! Ce n'était pas chose évidente que cette conversation en langue morte. Et pourtant je la tins.


2. Hier, nous achetâmes le DVD d'un spectacle de
Marcel Marceau et, tout de suite, nous le mîmes.


3. Vous avez mis à la casse votre vieille voiture allemande ? Vous souvient-il qu'un jour vous me la passâtes ?


4. Bien que vous ayez cessé d'être une prostituée, un jour vous le pûtes.


5. Merlin n'était qu'un simple mortel jusqu'à ce qu'enchanteur il devint.


6. Deux vieux acteurs hollywoodiens discutent : - Te rappelles-tu ce western où nous jouions les Indiens  - Oh oui ! Et je sais que nous nous y plûmes.


7. Vous saviez que ce manteau était tout pelé...Alors pourquoi, à la réception d'hier soir, le mîtes-vous ?


8. C'est dans ce tonneau que notre vin vieux fut.


9. On nous offrit une augmentation et, bien sûr, nous la prîmes.


10. Les moines brassèrent la bière et la burent.


11. Comme tout bon musulman qui se respecte doit s'y rendre au moins une fois, cet été à La Mecque il alla.


12. C'est bien parce que vous m'avez invité à goûter votre Beaujolais que je vins.


13. Charlotte Corday cacha le poignard en son sein et, à l'idée du crime qu'elle allait perpétrer, elle se marra.


14. Que la crevette était un insecte, vous le crûtes assez.


15. Pour les prochaines vacances, l'idée d'aller en Arabie Saoudite ils émirent.

16. Heureusement que vous avez retrouvé des capitaux ! Car mettre la clé sous la porte vous faillites.