23/11/2017

Affaires très étrangères...

J'avais naïvement cru, après l'élection d'Alain Berset, que les affaires étrangères resteraient en mains socialistes. Que nenni. Didier le Transparent s'en est emparé, laissant au petit nouveau, le département de l'intérieur avec en prime tous les dossiers qui fâchent.

Mme Calmy-Rey a eu le mérite de "faire exister" la Suisse en dehors de nos petites frontières et d'avoir le courage d'affirmner des positions. Ca plaît ou non, mais c'est un fait. Que n'a-t-on entendu sur les prétendues bourdes de la ministre socialiste, de sa gestion catastrophique de l'affaire libyenne, de ceci et de cela et tout ce qui pouvait la discréditer à l'intérieur du pays. Bref pour beaucoup, MCR était une mauvaise ministre. Point barre.

L'arrivée de D.B. nous promet des lendemains qui ronronnent. Il est à craindre que le nouveau mninistre nous serve une soupe tiédasse, un brouet helvétique sans saveur. A force de ménager la chèvre et le chou, on finit par y être, dans les choux. Je peux imaginer que l'UDC Yves Nidegger sera content, lui qui appelle de ses voeux une Suisse neutre, jouant les bons offices lorsque cela se révèle nécessaire. Mais surtout ne pas faire de vague. La diplomatie, c'est secret.

Nous voilà donc rassurés. D.B. ne fera pas de vagues, il restera bien poli avec tout le monde, il ne se laissera pas pousser la barbe pour aller rendre visite aux gouvernements islamistes, contrairement au voile socialiste...Il pourra rendre au pays tout ce qu'on attend de lui : l'insignifiance, le secret bancaire excepté "non négociable". Il y a quand même un aspect positif : Didier Burkhalter parle allemand. Est-ce suffisant pour en faire un ministre ?

Les plus acharnés contre MCR prétendaient qu'elle était une mauvaise ministre des affaires étrangères.

D'autres, plus cyniques, prétendront qu'avec D. Burkhalter, on peut se passer de ministre des affaires étrangères.

 

 

 

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