17/12/2011

Sodade...

PC170385.JPGCesara Evora, monument de la musique capverdienne, nous a quittés. Elle restera dans les mémoires comme la diva aux pieds nus, mais aussi et surtout comme une voix d'une extraordinaire justesse.

Il y a quelques années, elle avait enflammé le Victoria Hall.

La voix s'est éteinte, le souvenir demeurera.

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15/12/2011

Le Parlement a fait son travail !

Missa est. Le gouvernement helvétique va enfin pouvoir travailler après des élections qui - cela va de soi - ne plaît pas à tout le monde. C'est le contraire qui seraait étonnant !

P.Décaillet ne décolère pas a la suite de l'éviction d'un deuxième siège UDC et appelle de ses voeux une élection du CF par le peuple. C'est une idée qui vaut la peine d'être discutée. Quand on aura une vision claire des tenants et aboutissants d'une élection populaire, il sera temps de prendre une décision visant le changement radical ou le maintien du statu quo.

En attendant, il faut faire avec ce que l'on a, à savoir laisser aux 246 parlementaires décider de la composition du gouvernement. Il n'est peut-être pas inutile de rappeler que l'UDC pensait - à tort - que l'Assemblée fédérale était une simple assemblée d'enregistrement et qu'il suffisait de présenter un candidat pour qu'aussitôtt il soit élu ! Par une politique ambiguë, elle a réussi à être à la fois dans le gouvernement et hostile à ce même gouvernement. Il ne fait de doute pour personne qu'avec Ch Blocher, on avait introduit le loup dans la bergerie. Il a fallu quatre ans de patience pour l'éjecter et le remplacer par une autre UDC, Mme Widmer-Schlumpf, qui n'a rien d'une stroumpfette. Et qu'advint-il ? Mme la nouvelle conseillère fédérale a été éjectée du parti sans ménagement, car la bougresse avait trahi. Sans cette trsite opération, l'UDC aurait ses deux sièges !

Mais peu importe. Ce qu'il faut dire, c'est qu'avec la "concordance, le Parlement ne sert à rien, sinon à entériner le choix d'un parti, éventuellement choisir entre deux candidats dont l'un au moins est souvent un faire-valoir. Que n'a-t-on entendu lorsque l'"élection" ne consistait qu'à mettre sur un bulletin le nom d'une personne bien précise. Si j'étais parlementaire j'en aurais une grande frustration !

Quelles que soient les circonstances, on peut se réjouir que l'Assemblée fédérale ait joué pleinement son rôle, à savoir élire les Conseillers fédéraux et non simplement enregistrer les désirs des partis et des savants calculs liés à la "concordance". Avec sept sièges, et des partis de plus en plus nombreux, élire selon le principe de la concordance devient un exercice d'équilibriste qui de toute façon sera frustrant selon son appartenance politique.

Est-il vraiment malséant de rappeler que les partis n'ont aucun droit - constitutionnel ou autre à disposer de sièges au Conseil fédéral. L'élection d'hier en a douloureusement apporter la preuve en n'accordant pas de deuxième siège à l'UDC. C'est très bien ainsi.

Quant à l'élection par le peuple, j'ai de la peine à l'imaginer sans de solides assurances pour les minorités. Les Tessinois qui n'arrivent déjà pas à obtenir un siège en serait, à coup sûr, définitivement privés. Il sera nécessaire de s'en souvenir si ce changement devait passer la rampe.

 

P.S : Pourquoi Oscar Freysinger et Ivan Perrin, d'habitude si prolixes et présents dans les médais ont-ils ét si discrets hier matin ?

06/12/2011

Sir Henry et la politique...

Comme à son habitude, Sir Henry, alias Henri Rappaz, député MCG, s'en prend à un frontalier. C'est évidemment son droit. Et pourquoi s'en prend-il à M. Vielliard ? Pour dénoncer le racisme de ce dernier ! J'ai dû relire deux fois pour être sûr d'avoir bien compris.

Et dans ses élans patriotico-genevois, l'élu MCG rappelle que son parti a un siège au Conseil des Etats à Berne. Ah ? C'est Mauro Poggia, assis sur ce que certains appellent un strapontin, qui va être content. Devenu, d'un coup d'un seul, Conseiller aux Etats, par la seul talent de Sir Henry.

Merci qui ?

01/12/2011

Quand on cherche du travail, on en trouve...

Ce matin, en sortant d'un supermarché de Plan-les-Ouates, je suis hélé par un vendeur du "sans abri" ; il arbore son badge de vendeur officiel. Je m'approche et j'engage la conversation. D'où venez-vous ? De Roumanie. Je suis parti il y a plus de 20 ans. J'ai travaillé en Allemagne puis un peu en France et je suis maintenant à Genève. Mais faire la manche et autres activités de ce genre ne m'intéressent pas. Mais vous savez, avant Noël, c'est difficile de trouver du travail. Je lui demande si les gens sont interpelés par son sort. La réponse ? Ni oui, ni non. De l'indifférence, peut-être ?

Quelques paroles supplémentaires échangées, l'homme me dit : "vous savez, quand on cherche du travail, on en trouve...Je suis plutôt ébranlé par cette déclaration. Quand je pense qu'une bonne Suissesse m'avait déclaré sans broncher lors d'un entretien d'embauche : "J'habite sur la rive droite et vous me proposez quelque chose sur la rive gauche. Ce n'est pas possible.

J'espère que l'homme rencontré retouvera un emploi. Il le mérite.