17/10/2012

Science ou inconscience ?

Il y a trois jours, un Autrichien de 43 ans - Felix Baumgartner - s'est élancé dans le vide d’une altitude de 39.000 mètres (oui, vous avez bien lu !) pour une chute libre supérieure à 4 minutes et au cours de laquelle il a dépassé le mur du son. Il s’est ensuite posé, avec l’aide de son parachute, dans les environs de Roswell, au Nouveau-Mexique (USA). Inconscience ? Sûrement pas ! L’opération avait été minutieusement préparée pendant 5 ans et l’on peut imaginer que l’évaluation des risques avait été réalisée avec beaucoup de soin. D’où sans doute la réussite. Science ? On peut nourrir quelques doutes à ce sujet.  En effet, il est peu probable que ce saut apporte beaucoup d’éléments nouveaux, que ce soit pour la médecine ou la physique. Aussi bien devrait-on davantage parler de ce saut comme d’un exploit accompli par un homme déterminé et peut-être même obnubilé par son idée de record !

Mais après tout, nous avons besoin de ce genre d’exploit qui permet d’échapper, de temps à autre, au quotidien !  Sur dix personnes, neuf vous diront avoir regardé la vidéo sur YouTube. La dixième est une menteuse...

 

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10/10/2012

Je penche plutôt pour un non

Je viens de terminer la lecture "in extenso" du projet de nouvelle constitution. Et bien, pour être franc, elle ne casse pas trois pattes à un canard. Prétendre qu'on entre de plain pied dans le 21ème siècle avec "ça" n'émane pratiquement que des constitutants, semble-t-il très satisfaits du texte proposé.

(...) mais qu'est-ce qu'on peut bien lui trouver à la constitution actuelle, pour refuser d'un revers de main le projet de nouvelle constitution ? (...) se demande M. Murat Julian Alder. On y trouve davantage d'audace en 1847 qu'il en manque à celle qui nous est présentée aujourd'hui. Et si l'on se permet de comparer deux textes séparés par plus de 150 ans, c'est sans doute que le plus récent, compte tenu de l'évolution de la société et du monde dans laquelle elle se débat, manque singulièrement de consistance.

Il ne suffit pas de nous proposer une législature de 5 ans, une formation obligatoire jsuqu'à 18 ans et un encouragement à construire des logements pour faire illusion. En n'entre pas dans le 21ème siècle, on reste tout juste dans le 20ème !

Il y a, parmi les 237 articles contenus dans le projet, de nombreux points qui n'intéresseront jamais le législateur. De nombreux articles resteront lettre morte. Parmi ceux-ci, l'art. 166 consacré à  l'accès aux rives du lac et des cours d'eau :

"L'Etat assure un libre accès aux rives du lac et des cours d'eau dans le respect de l'environnement et des intérêts publics et privés prépondérants."

Avec cela, on n'est pas près de se promener à pied de l'OMC à Versoix en longeant les rives du lac ! (Qui définira les intérêts privés prépondérants ? Il eût été utile de mettre " l'Etat assure un libre accès en continu aux rives du lac...)

C'est un point mineur, me direz-vous. Peut-être. Les citoyens aimeraient néanmoins pouvoir se balader le long du lac et se demander pourquoi, à Genève, la politique partisane étroite, l'emporte trop souvent sur l'intérêt général.

Le dogmatisme contre l'arrogance, à moins que cela ne soit le contraire.

 

 

08/10/2012

Quand le dédain risque de vous exploser en pleine figure ou la bêtise des présidents français

Cela fait déjà deux législatures que les présidents français dédaignent la Suisse sous des prétextes futiles. Mme Eveline Widmer-Schlumpf vient d'en faire la douloureuse expérience avec M. François Hollande qui a poliment (?) éconduit la présidente de la Confédération : il ne viendra pas en Suisse. Il est évident que la Suisse n'est pas le centre de la Terre (Même si elle en rêve parfois...). Il aurait été néanmoins convenable que M. Hollande accepte l'invitation de son voisin, ne serait-ce que pour améliorer ou restaurer des relations de bon voisinage que son prédécesseur avait mis tant de hargne à malmener. Prenons-en acte.

Il est vrai que pour les médias français, voir Nicolas Sarkozy pavaner avec son "ami" Barack devant les caméras avait une toute autre allure que de serrer la main à Mme Calmy-Rey qui a dû se contenter de voir son interlocuteur tapoter sur son téléphone mobile. En plus du mépris, de l'impolitesse. Nicolas Sarkozy possède des qualités que l'on ne soupçonnait pas !

Quant à François Hollande, qui dégringole (déjà) dans les sondages, il ne fait guère mieux. En fait pas mieux du tout ! Il snobe la présidente de la Confédération. Bon, elle s'en remettra, à n'en point douter. En fait ce doit être d'une certaine jouissance que d'être ignorée par des ignorants !

Mais par delà les effets de manches, le mépris, le dédain de certains parlementaires français qui n'ont pas encore réalisé que Paris n'était pas le centre du monde et qu'il ne suffit pas d'accuser la Suisse de tous les maux (n'est-ce pas M. Montebourg ?) pour que l'Hexagone soit soudainement plus grand !

M. François Mitterrand avait eu l'intelligence de nous rendre visite sans qu'il en sorte diminué  politiquement.

Attention, M. Hollande, sur ce coup, vous avez allumé un pétard avec une mèche certes assez longue. Il finira néanmoins par vous sauter à la figure. Il sera alors trop tard pour vous plaindre. Ce n'est pas une erreur de vous venez de commettre, c'est une faute.

 

05/10/2012

Bip...bip

Souvenez-vous. Hier 4 octobre on a célébré le lancement du premier satellite artificiel de l'histoire humaine : Spoutnik 1. Il y a exactement 55 ans les Soviétiques lançaient donc le premier objet mis en orbite autour de la Terre en même temps qu'ils lançaient un formidable défi aux Américains qui se sont laissé surprendre.

Le modeste "bip bip" que l'on pouvait entendre alors à la radio suffisait à nous faire rêver et nous entraîner dans des voyages interstellaires dont on ne mesurait pas forcément les difficultés. N'importe, le match était commencé et il faudra 12 ans aux Américains pour, en quelque sorte, reprendre la main ... et mettre le pied sur la Lune. C'était le 21 juillet 1969. Et l'astronaute Neil Armstrong, décédé le 25 août dernier, en aura été le héros malgré lui, lui qui ne cherchait visiblement ni honneurs ni célébrité.

Quand je vois les enfants de maintenant regarder d'un oeil distrait le départ d'une fusée, je pense avoir été, d'une certaine manière, privilégié de vivre ces événements uniques. Mais la roue tourne, la vie continue et je suis sûr que les enfants d'aujourd'hui auront le privilège de vivre les leurs !

Bip...bip