13/03/2013

Faut-il changer ou continuer ?

Ejecter ou réélire ? A chaque renouvellement de nos assemblées d'élus et des membres de nos gouvernments cantonaux nous revient comme les pommes en automne la question de savoir à qui donner sa voix ! Une chose est certaine : les nouveaux - ceux qui n'ont jamais exercé de fonctions législative et/ou exécutive ont évidemment l'avantage de n'avoir aucun bilan à traîner derrière eux ! Et tout le monde sait que les bilans ça s'interprète ! Les nouveaux, soutenus par des partis plus ou moins en odeur de sainteté selon les époques s'appuient sur des promesses que nombre de citoyens ont envie de croire. Ils oublient de prévenir que chez nous le pouvoir, ça se partage souvent.

Les anciens, ceux qui aimeraient se faire réélire, profitent d'un côté de l'inertie du citoyen qui vote pour un parti et qui ne regarde pas le nom des candidats inscrits sur les bulletins et de l'autre côté sont jugés sur ce qu'ils ont réalisés, ou plutôt sur ce qu'ils n'ont pas réalisés, autrement dit les promesses non tenues !

Le citoyen, qui n'est pas forcément un fin connaisseur de la politique, va devoir trancher en son âme et conscience. "A qui donner ma voix ?" A ceux qui disent qu'il leur faut encore du temps pour venir à bout des problèmes ou à ceux qui savent déjà qu'ils ne seront pas en mesure de tenir leurs promesses. Choix cornélien !

Et si la solution, c'était de voter pour des personnes, uniquement des personnes en faisant abstraction des partis. Personnellement je vote pour des personnes qui me paraissent à même de faire avancer le canton de Genève et qui me semblent avoir une vision. Des hommes et des femmes qui n'oublient pas qu'ils sont au service des citoyens et que leur tâche principale ne consiste pas simplement à se faire réélire.

Evidemment, me direz-vous, ma vision est un peu idyllique. Pour beaucoup, la simple présence au gouvernement ou au parlement prime sur le programme (pour autant qu'il y en ait un). Souvent ils nous offrent de magnifiques pantalonnades mais ne supportent pas les vestes...Ils se prennent au sérieux et méprisent les autres qui souvent font de même...

Aussi bien, lorsque viendra le moment de renouveler notre parlement et notre gouvenement, que chacun fasse de son mieux et choisisse les personnes qu'ils considèrent capables d'apporter quelque chose de constructif au canton et à ses habiants.

J'ai aussi envie de dire aux élus :"faites de votre mieux". Je ne suis cependant pas certain que ce soit leur première préoccupation. Dommage !

08/03/2013

Panem et circenses ?

Il y a longtemps que je pensais que la boxe était un exercice brutal et je me suis toujours demandé d''ailleurs pourquoi on appelait cela le noble art. Personnellement je n'ai jamais vu de noblesse dans le fait de mettre son adversaire à terre en espérant qu'il ne se relève pas, en tout cas pas tout de suite...Quant à l'art et aux artistes, je n'en vois que les gants et les arcades sourcilières fendues, bref le tableau est plutôt ensanglanté.

Vous l'aurez compris, je n'aime pas la boxe et je ne suis pas en mesure d'en faire la promotion. Elle n'a pas besoin de moi. Et l'on continue à parler d'art là où je ne vois que coups et blessures.

Et le public, pourquoi vient-il ? Dites-moi ? Laissons le "panem" de côté, mais pour ce qui est des "circenses", tout va bien ! Avez-vous déjà observé la tête des spectateurs lorsqu'un des deux boxeurs va au tapis ? Presque tous hurlent, voire deviennent hystériques. On les croirait prêts à faire le poing avec le pouce vers le bas.

Ceux qui aiment ce "sport" diront évidemment que je noircis le tableau. C'est leur droit. Après tout on ne peut pas toujours être d'accord avec tout le monde !

Ainsi, je croyais que la boxe était une erreur que le sport n'avait pas encore corrigée et que tout s'arrangerait un jour ou l'autre. A ce jour rien ne s'est arrangé...

Mais depuis quelques jours, je constate que la boxe n'a pas le monopole de la brutalité. Je ne savais pas - je l'ai appris ces jours derniers - mais il suffit de chausser des patins, d'avoir une crosse dans les mains et de s'en servir non pas pour manipuler le palet (dans le temps on disait le puck) mais pour littéralement propulser son adversaire immédiat contre la balustrade. Résultat : l'adversaire en question ne se relève pas et il finira ses jours en chaise roulante.

Beaucoup de monde - y compris parmi les journalistes - semble minimiser l'accident (j'ai presque envie de dire l'agression) et prétendre que le hockey sur glace est un sport viril et que les contacts physiques font partie du jeu et que le récent drame fait partie des risques du métier. Mon oeil. Le hockey sur glace fut un sport où l'art du body-check consistait à arrêter son adversaire avec le corps mais sûrement pas avec les coudes en avant et la crosse en guise de sabre au clair.

J'ai été véritablement stupéfait d'entendre un journaliste à la télévision romande oser affirmer sans broncher que le public était très avide des bagarres sur la glace et de ces actions "viriles" (comprenez brutales). C'est tellement marrant de voir un patineur s'écrabouiller contre le balustrade et ensuite être sorti sur une civière. A quand le corbillard ?

Non, le hochey sur glace est autre chose. Il faut absolument que les instances mettent un terme à ces "actions viriles" qui ne servent à rien sinon à exciter le public. J'aimerais que l'on m'explique comment faire comprendre aux enfants et aux jeunes qu'agresser quelqu'un dans la rue avec un bâton est un acte répréhensible alors que jeter son adversaire contre la balustrade d'une patinoire avec les deux coudes en avant en prévoyant ce qui peut se passer est juste une "action virile". L'euphémisme ne me fait pas rire du tout. 

Il faut agir avant qu'il ne soit trop tard. Et parfois je me demande s'il n'est pas déjà trop tard.

O tempora, o mores.

18:31 Publié dans Sports | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |