04/11/2013

La "sécu" pour les frontaliers : l'argent et le reste

La récente décision de Bercy visant à contraindre les frontaliers à cotiser à la sécurité sociale continuent d'échauffer les esprits sans espoir - semble-t-il - d'un hypothétique revirement gouvernemental.

Ne connaissant pas bien la question des cotisations à la Sécu, je ne m'aventurerai pas à prétendre que ce sera une catastrophe ou que ce sera une opération blanche pour les salariés. Seuls les célibataires pourraient en faire vraiment les frais, puisque qu'un assuré marié - par ses cotisations prélevées - assure l'ensemble de sa famille.

Mais à côté du principe même visant à savoir si la France - en imposant la sécu aux frontaliers - cherche simplement à encaisser des euros qu'elle peine à trouver par son travail, il importe de savoir que tous ces frontaliers vont venir "encombrer" les cabinets médicaux de la zone frontalière qui ont depuis quelques années tendance à disparaître : les "vieux" médecins ferment et ne trouvent pas de successeurs. Cette tendance est particulièrement marquée dans le Pays de Gex où les médecins établis, dans une large mesure, ne prennent pas de nouveaux patients. Quand bien même en prendraient-ils quelques-uns que le problème ne serait pas résolu. Il n'y a pratiquement pas de nouveaux généralistes dans la région, alors que plusieurs médecins ont fermé leur cabinet pour raison d'âge ou quitté la région...pour aller pratiquer en Suisse !  Aussi bien chez qui se feront soigner tous les frontaliers qui ne pourront plus l'être en Suisse ?

Bien sûr, on peut se satisfaire à dire que le problème est franco-français. Il n'empêche que cette situation illustre bien toute la problématique du "grand Genève". Qu'on soit favorable ou opposé à cette nouvelle dénomination de notre région transfrontalière, il n'est pas insensé de mettre les problèmes qui la sous-tendent ouvertement sur la table. La santé fait partie de cette problématique. Mais c'est malheureusement sans compter le jacobinisme intransigeant de Paris et le patriotisme étroit de certains partis politiques genevois...

Encore un point : parmi tous les frontaliers obligés de s'affilier à la Sécu il y a de nombreux Suisses...La question est-elle vraiment, et seulement, franco-française ?

  

 

Commentaires

j'attends la réponse et le débat sur la question, avec la plus grande curiosité!

car pour la Suisse, les suisses "résidents" en zones frontalières, ne sont pas des frontaliers.

pourtant ces suisses "faux" frontaliers sont traités comme tout citoyen de l'UE, par la Suisse (fiscalité, accès aux emplois etc), et bien sûr et surtout par la France.

Situation médecins: 74 idem 01. Sauf que.

le 74 a 3 hôpitaux tous beaux tous gros tous neufs... à remplir.
ce 74 a, à Annecy, ce même Antoine Vieillard à son Conseil Général
que celui candidatant en ce moment sur blogs TdG aux municipales de St-Julien
que celui siégeant aux CA des HUG

cherchez les erreurs...

Écrit par : pierre à feu | 04/11/2013

Pierre à feu ?????
Avez vous pense a consulter dans un des hôpitaux?
Je ne vois pas le rapport entre vos dernières remarques et le débat, si ce n'est un syndrome de la tournette ou de la jalousie. Vous aimeriez participer a l'action politique mais votre épouse vous a arrache les bollocks.

Écrit par : Aziz | 04/11/2013

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