22/11/2013

Frontalier et prostitution

Il suffit dans les colonnes de la TG ou ailleurs d'écrire le mot "frontalier" pour qu'aussitôt les commentaires haineux et xénophobes enflamment les blogs. C'est regrettable, mais c'est ainsi. Il sert d'exutoire à tous ceux dont la seule "analyse" consiste à affirmer que le frontalier est un malfaisant.

Cela dit, j'aimerais bien voir publier, par tranche d'âge et par profession, le nombre de chômeurs inscrits à Genève. C'est sans doute très instructif pour constater s'il y a adéquation entre les postes à repourvoir et les compétences momentanément au chômage. Cela dit, je peux parfaitement admettre qu'il n'y a aucune raison de donner systématiquement la préférence à un frontalier. on parle beaucoup de dumping salarial. La faute à qui ? Il y a probablement beaucoup trop d'employeurs qui profitent du déséquilibre entre les deux pays pour "raboter" sur les salaires. Que font l'Etat et les syndicats pour lutter efficacement contre cette situation et qui permettrait déjà d'y voir un peu plus clair !

Avec un brin de provocation, je suis prêt à affirmer qu'une fois l'économie "reboostée" et la crise passée, le problème "frontalier" disparaîtra comme il était apparu.

Mais pourquoi "frontalier et prostitution" dans le titre ? Parce que je  me demande pourquoi le phénomène frontalier paraît si aigu alors que l'on se fout éperdument du sort de toutes les jeunes femmes venant de l'étranger et à qui l'on fait miroiter un travail en Suisse et à Genève, travail qui consistera à arpenter les rues des Pâquis pour assouvir des fantasmes inavoués.

Dira-t-on bientôt à Genève :"pute ou frontalier", il faut choisir ?

Commentaires

Choisir peut être mais y en a déjà pas mal qui sont les deux.

Écrit par : norbertmaendly | 23/11/2013

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