30/11/2013

Juste pour le plaisir !

Un ami m'a transmis le texte ci-dessous. Tiré, semble-t-il, d'un vieil almanach, il a la saveur d'un week-end ensoleillé à la fin du mois de novembre.

Pas de quoi se prendre la tête, juste le plaisir de jouer avec les mots.

Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*. (*pers = entre vert et bleu).

Monsieur est le père, Madame estla mère. Les deux font la paire. Lepère, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère.

Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n'est maire. N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en signant Lamère. 
Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère. 
La mère du maire meurt et Lamère, père du maire,la perd. Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd !

26/11/2013

La France a gagné (suite)...

 

Capture genevois.JPG

Je reçois ce jour une courageuse lettre anonyme à mon adresse professionnelle à la suite du billet ci-dessus je suppose.

La missive - j'emploie ce terme par politesse - s'en prend de manière grossière à moi. Je ne vais donc pas épiloguer et traiter la lettre comme elle le mérite : par le mépris.

Je disais que le tout, évidemment, n'était pas signé. En revanche l'auteur a eu la bonté de laisser sa photographie que je vous laisse découvrir !

Il se reconnaîtra.

22/11/2013

Frontalier et prostitution

Il suffit dans les colonnes de la TG ou ailleurs d'écrire le mot "frontalier" pour qu'aussitôt les commentaires haineux et xénophobes enflamment les blogs. C'est regrettable, mais c'est ainsi. Il sert d'exutoire à tous ceux dont la seule "analyse" consiste à affirmer que le frontalier est un malfaisant.

Cela dit, j'aimerais bien voir publier, par tranche d'âge et par profession, le nombre de chômeurs inscrits à Genève. C'est sans doute très instructif pour constater s'il y a adéquation entre les postes à repourvoir et les compétences momentanément au chômage. Cela dit, je peux parfaitement admettre qu'il n'y a aucune raison de donner systématiquement la préférence à un frontalier. on parle beaucoup de dumping salarial. La faute à qui ? Il y a probablement beaucoup trop d'employeurs qui profitent du déséquilibre entre les deux pays pour "raboter" sur les salaires. Que font l'Etat et les syndicats pour lutter efficacement contre cette situation et qui permettrait déjà d'y voir un peu plus clair !

Avec un brin de provocation, je suis prêt à affirmer qu'une fois l'économie "reboostée" et la crise passée, le problème "frontalier" disparaîtra comme il était apparu.

Mais pourquoi "frontalier et prostitution" dans le titre ? Parce que je  me demande pourquoi le phénomène frontalier paraît si aigu alors que l'on se fout éperdument du sort de toutes les jeunes femmes venant de l'étranger et à qui l'on fait miroiter un travail en Suisse et à Genève, travail qui consistera à arpenter les rues des Pâquis pour assouvir des fantasmes inavoués.

Dira-t-on bientôt à Genève :"pute ou frontalier", il faut choisir ?

20/11/2013

La France a gagné ! Et maintenant ?

Les Français n'ont-ils pas d'autres problèmes que de voir gagner ou perdre leur équipe nationale de football.

Ce matin sur France Info, ce n'est pas moins d'environ 30 minutes qui ont été consacrées à cette victoire qui permettra au onze tricolore d'aller admirer le Christ du Corcovado. La victoire a permis également à l'action de TF1 de faire un bond en avant après le recul de la semaine dernière.

Mais peut-être que les "circences" viennent à point nommé et feront taire tous les oubliés de la République pour qui le "panis" quotidien devient, comme l'a dit beaucoup mieux que moi Jacques Prévert, relativement hebdomadaire.

Combien de citoyens les Restos du Cœur chers à Coluche vont-ils devoir - et pouvoir ? - secourir cet hiver ?

Le secours catholique français indique dans son dernier rapport qu'un nombre impressionnant d'enfants vivent en France au-dessous du seuil de pauvreté.

Rassurez-vous. C'est juste un coup de gueule, mais il fallait que je le pousse.

11/11/2013

La classe !

Quels que soient les mérites et les erreurs que l'on a fait peser sur les épaules de Mme Isabel Rochat, il convient de souligner ici la très grande dignité avec laquelle elle a reconnu et accepté sa défaite d'hier.

César lui-même - dans l'arène politique genevoise - aurait levé le pouce.

Puissent les politiciens reconnaître, à ce jeu des chaises musicales, que la dignité dans la défaite est aussi une vertu qui fait singulièrement défaut à de nombreux candidats écrivant des symphonies de lamentations avec beaucoup de "si", une fois leur échec constaté.

Mes hommages, Madame. 

08/11/2013

Le français compliqué ?

Il est des idées reçues qui ont la vie dure et dont l'éradication, pour reprendre un terme cher à certains, n'est de loin pas réalisée.

Ainsi donc en va-t-il de la langue française qui est paraît-il horriblement compliquée et difficile et l'anglais qu'on serait sensé apprendre en trois mois.

Juste pour remettre les plateaux de la balance à leur juste place, je vous invite à lire ci-dessous un poème en anglais (dont je ne connais malheureusement pas l'auteur) qui met en évidence l'extrême complication de la prononciation de l'idiome shakespearien.

Si l'auteur du texte présenté ci-dessous venait à reconnaître son œuvre, qu'il veuille bien nous en informer afin que la plus élémentaire justice lui soit rendue.

 

P R O N U N C I A T I O N     H I N T S

I take it you already know

Of tough and bough and cough and dough?

Others may stumble but never you,

On hiccough, thorough, laugh and through.

Well done! And now you wish, perhaps

To learn of less familiar traps?

Beware of heard, a dreadful word

That looks like beard and sounds like bird

And dead: it’s said like bed not bead,

For goodness’ sake don’t call it deed.

Watch out for meat and great and threat;

They rhyme with suite and straight and debt.

 

 

A moth is not a moth in mother,

Nor both in bother, broth in brother,

And here is not a match for there,

Nor dear and fear for bear and pear.

And then there’s dose and rose and lose –

Just look them up – and goose and choose,

And cork and work and card and ward,

And font and front and word and sword,

And do and go and thwart and cart –

Come, come, I’ve hardly made a start:

A dreadful language? Man alive,

I’d mastered it when I was five.

 

 

I will teach you in my verse

Words like corps, corks, horse and worse.

For this phonetic labyrinth

Gives monkey, donkey, ninth and plinth,

Wounded, rounded, grieve and sieve,

Friend and fiend, alive and live.

Query does not rhyme with very

Nor does fury sound like bury.

Dies and diet, lord and word,

Evil, devil, tomb, bomb, comb,

Doll, roll, dull, bull, some and home.

Finally – for I’ve surely said enough –

Through, though, thorough, plough, cough, tough,

While hiccough has the sound of cup:

My advice is: give it up!

 

04/11/2013

La "sécu" pour les frontaliers : l'argent et le reste

La récente décision de Bercy visant à contraindre les frontaliers à cotiser à la sécurité sociale continuent d'échauffer les esprits sans espoir - semble-t-il - d'un hypothétique revirement gouvernemental.

Ne connaissant pas bien la question des cotisations à la Sécu, je ne m'aventurerai pas à prétendre que ce sera une catastrophe ou que ce sera une opération blanche pour les salariés. Seuls les célibataires pourraient en faire vraiment les frais, puisque qu'un assuré marié - par ses cotisations prélevées - assure l'ensemble de sa famille.

Mais à côté du principe même visant à savoir si la France - en imposant la sécu aux frontaliers - cherche simplement à encaisser des euros qu'elle peine à trouver par son travail, il importe de savoir que tous ces frontaliers vont venir "encombrer" les cabinets médicaux de la zone frontalière qui ont depuis quelques années tendance à disparaître : les "vieux" médecins ferment et ne trouvent pas de successeurs. Cette tendance est particulièrement marquée dans le Pays de Gex où les médecins établis, dans une large mesure, ne prennent pas de nouveaux patients. Quand bien même en prendraient-ils quelques-uns que le problème ne serait pas résolu. Il n'y a pratiquement pas de nouveaux généralistes dans la région, alors que plusieurs médecins ont fermé leur cabinet pour raison d'âge ou quitté la région...pour aller pratiquer en Suisse !  Aussi bien chez qui se feront soigner tous les frontaliers qui ne pourront plus l'être en Suisse ?

Bien sûr, on peut se satisfaire à dire que le problème est franco-français. Il n'empêche que cette situation illustre bien toute la problématique du "grand Genève". Qu'on soit favorable ou opposé à cette nouvelle dénomination de notre région transfrontalière, il n'est pas insensé de mettre les problèmes qui la sous-tendent ouvertement sur la table. La santé fait partie de cette problématique. Mais c'est malheureusement sans compter le jacobinisme intransigeant de Paris et le patriotisme étroit de certains partis politiques genevois...

Encore un point : parmi tous les frontaliers obligés de s'affilier à la Sécu il y a de nombreux Suisses...La question est-elle vraiment, et seulement, franco-française ?