02/12/2013

Langue nationale et passeport

Ceux qui souhaitent secrètement que toutes les demandes de naturalisation fassent l'objet d'un examen oral et écrit dans l'une de nos langues nationales aussi difficile que possible peuvent toujours s'inspirer de ce qui suit.

Question subsidiaire : combien de Suisses deviendraient apatrides si on leur soumettait le même texte ?...

A moins de se mettre au suisse allemand. Mais lequel ?

En français : deux mots composés des mêmes lettres se prononcent toujours de la même façon !

En êtes vous bien sûr ?

Voici quelques exemples d’homographes de

prononciations différentes !

(Homographes non homophones)


Sortant de l’abbaye où les poules du couvent couvent, je vis des vis rouillées à même le sol.

Nous portions nos portions, lorsque mes fils ont cassé par inadvertance les fils de la clôture électrique.

Je suis content qu’il vous content cette histoire !

Mon premier fils est né à l’Est, il en est fier et l’on peut s’y fier.

Ils n’ont pas un caractère violent et ne violent pas leurs promesses ; leurs femmes se parent de fleurs pour leur parent. Elles ne se négligent jamais, mais moi, je suis plus négligent.

Elles excellent à composer un excellent repas avec des poissons qui affluent de l’affluent.

Il convient qu’elles convient leurs amis ; elles expédient une lettre pour les inviter, c’est un bon expédient.

Il serait bien que nous éditions cette histoire pour en réaliser de belles éditions.

Commentaires

Je peine à comprendre le sens et le but de vos propos...

Le suisse allemand n'entre pas en ligne de compte puisque que les langue nationales sont: l'allemand, le français et l’italien, le romanche.

Et même si cela est/était le cas, il est évident que c'est le suisse allemand ayant cours dans la ville/canton où la personnes désirant se faire naturaliser réside et a fait sa demande. Normal qu'un candidat à la naturalisation maitrise la langue ou le dialecte employé sur son lieu de résidence.

Quand à votre exemple de texte, il y a quand meme un fossé entre "chercher inutilement la petite bête" (votre exemple de texte) et un examen permettant de s'assurer que le candidat maitrise suffisamment la langue de la région où il est établi pour communiquer, comprendre et se faire comprendre de manière fluide et compréhensible, effectuer diverses démarches administratives sans le recours d'une tierce personne... et non pas en baragouinant 2-3 mots de simili-français noyés dans un brouahah incompréhensible et de mots de sa langue d'origine.

Écrit par : Pierre Roche | 02/12/2013

Bonjour !

De l'homographie à l'homophonie, il n'y a qu'un pas que je franchirai avec l'exemple suivant tiré d'une dictée soumise aux élèves d'une école française, il y a plusieurs années déjà. Et puisque que les poules semblent être à la mode actuellement, ceci dans tous les sens du terme, voici :

Extrait de l'énoncé :

" ... les poules étaient sorties, dès qu'on avait ouvert la porte ..."

Copie rendue par un élève :

" ... les poules étaient sorties, des cons avaient ouvert la porte ..."

Mais pour en revenir au coeur même de votre billet intitulé " Langue nationale et passeport ", j'ai regardé l'émission "Arena" ce vendredi soir 29 novembre sur la première chaîne de la TV suisse alémanique "SFR 1", une émission dont "RTS 1" s'est inspiré pour créer "Infrarouge". Le thème du débat était : " Einbürgerung - Haben die Schweizermacher bald weniger Arbeit ? "Autrement dit : " Naturalisation - Les "faiseurs de Suisses" auront-ils bientôt moins de travail ? "

http://www.srf.ch/news/schweiz/arena-haben-die-schweizermacher-bald-weniger-arbeit

Un débat en droite ligne avec votre billet où la question de la maîtrise de la langue de son lieu de vie revenait souvent dans le débat. L'intégration passe par la communication, mais sans un niveau minimum de maîtrise de ladite langue, à l'oral comme à l'écrit, il ne peut y avoir de communication et par conséquent d'intégration.
Tout repose donc sur la définition de ce "minimum requis", or comment pouvoir juger sans examen, qu'on appellera peut-être test ?

Prenons pour une fois l'exemple de la France qui soumet depuis le 1er janvier dernier, sauf erreur (?), sa procédure de naturalisation à un examen de maîtrise de la langue française, et ceci pour tous les requérants, y compris pour les ressortissants de pays francophones !

Soumettre les requérants à la nationalité suisse à un examen de la langue parlée dans leur lieu de vie ne me choque absolument pas.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 02/12/2013

A M. Jean d'Hôteaux

Vous avez raison : soumettre les candidats à la naturalisation à un examen de la langue parlée n'est pas choquant en soi. Ce qui l'est ou ce qui pourrait l'être, ce sont les évaluations qui pourront être faites des candidats, au vu de leur faciès, de leur accent ou que sais-je encore.

Même en cas de non naturalisation, il serait souhaitable que tous les étrangers, et surtout ceux qui occupent des postes que l'on appellent importants soient eux aussi soumis à des tests de langues. Quand bien même l'anglais est devenu la langue des affaires, il est complètement anormal et inacceptable que les grands patrons soient dispensés de connaître au moins une de nos langues nationales. Ce que l'on veut exiger d'un "technicien de surface" devrait aussi l'être d'un CEO, pardon d'un PDG.

Écrit par : Michel Sommer | 02/12/2013

@ Michel Sommer :

Tout à fait d'accord avec vous, les règles doivent être les mêmes pour tous et les examens transparents.
Toutefois il ne faudrait pas confondre ici les critères visant à l'obtention de la nationalité suisse avec ceux, hypothétiques ceux-là, même si souhaitables, qui viseraient à soumettre les postulants à un emploi en Suisse à ce genre d'examen. Je pense ici à M. Brady Dougan CEO du Credit Suisse, incapable de s'exprimer dans l'une des quatre langues nationales.

Cordialement !

Écrit par : Jean d'Hôtaux | 02/12/2013

On s'en fou que c'est difficile, c'est ce qu'on veut parce qu'on a même plus le droit de dire qu'il ya trop d'émigrés sans passer pour un facho.

Écrit par : norbertmaendly | 02/12/2013

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