28/12/2013

Pétillant !...

Ce marin je tombe un peu par hasard sur l'émission "Tout un plat" de Daniel Fazan - grand gastronome devant l'Eternel - qui avait invité un certain Pierre Mandry qui est apparemment un peu clown, un peu vigneron et un peu des tas d'autres choses !

Ce monsieur a donc créé un vin champagnisé à partir de raisins noirs qui ne peut pas s'intituler "champagne". Il semble en avoir tous les airs et toutes les caractéristiques mais n'a pas droit à l'appellation, les Champenois étant très jaloux de leurs bulles.

Moi qui ne bois pratiquement jamais de champagne, ces histoires de blancs de blancs, blancs de noirs et autres noirs de noirs m'ont spontanément inspiré un "de bleu de bleu" si cher à la TdG...

 

P.S.: ce M. Mandry pratique, officie à Founex à une encablure et demie de Genève.

20/12/2013

Savoir gérer...

Il existe des mots, dans notre langue française, qui tiennent le haut du pavé alors que d'autres, pour des raisons  que j'ignore, ont pratiquement disparu de notre communication quotidienne. Des exemples de "disparus" ? Tenir compte et prendre en considération devenus par un désir de concision discutable "prendre en compte" ! Faut-il aussi s'alarmer du "challenge" (avec un t initial dans la prononciation pour sonner plus british) qui a détrôné notre bon vieux défi. On ne s'étonnera pas non plus des "points" qui sont sensés remplacés les "pourcents" dans le discours de certains journalistes qui souhaitent sans doute nous montrer qu'ils ont des lettres ! C'est abusif ? Peu importe, c'est dans l'air du temps ! Dans la presse parlée, je retiendrai le délicieux "géole" (sic) prononcé par des commentateurs peu scrupuleux ou ignorants. Est-il en outre bien nécessaire de s'attarder sur la disparition quasi permanente du "ce que" dans certaines phrases "au profit" - si l'on ose dire - d'un regrettable mais fréquent qu'est-ce que" : "Je ne sais pas qu'est-ce qui s'est passé."

Francophone, ton français fout le camp ! Cela dit, je ne m'élève pas en parangon de vertu en la matière. J'essaie seulement d'utiliser la langue qui est la mienne en prenant soin de la maltraiter le moins possible tout en lui accordant le droit d'évoluer, en créant des néologismes, en empruntant des mots aux langues étrangères - comme elle l'a d'ailleurs toujours fait - ou encore en modifiant des prépositions jadis utilisés avec certains verbes : partir pour, remercier de (remercier pour était alors considéré comme un germanisme !)

Mais, au fond, tout cela me paraît presque secondaire quand j'entends à longueur de journée l'utilisation qui fait en quelque sorte fureur à l'époque de monde globalisé d'un mot devenu "incontournable" : gérer

A l'école, quand j'y usais encore mes culottes sur les bancs, il nous était enseigné de remplacer le verbe "faire" par un verbe plus précis, correspondant mieux é la situation. Pas toujours facile !

Aussi bien faut-il s'étonner que le verbe gérer occupe une telle place dans notre langage quotidien ? Gérer son temps, gérer la situation, gérer ses amours  (Si, si !), gérer ses vacances, gérer la crise, gérer sa sexualité, etc, etc. Il faut savoir tout gérer, peut-être à cause de la mainmise d'une économie toute puissante qui ne donne d'ailleurs - et de loin - pas toujours le bon exemple.

La seule chose que les gens - souvent - ne savent pas ou plus gérer, c'est leur budget. Avec les cartes de crédit en tous genres, trop de citoyens semblent avoir oublié qu'une signature ou qu'un code de carte épuise très vite l'avoir disponible et que l'on se retrouve dans le rouge sans y avoir pris garde.

Et ce n'est pas l'émission de ABE de cette semaine consacrée au surendettement qui va me faire changer d'avis : trop de jeunes (et moins jeunes) ont appris à tout gérer, sauf leur budget personnel.

 O tempora, o mores.

 

 

19/12/2013

Crise, quand tu nous tiens...et nous amuses !

Reçu d'un ami dans ma boîte mail.

"Preuve que c'est vraiment la crise !


Les problèmes des boulangers vont croissant.


Alors que les bouchers veulent défendre leur bifteck, les éleveurs de
volailles se font plumer, les éleveurs de chiens sont aux abois, les
pêcheurs haussent le ton.


Et bien sûr, les éleveurs de porcs sont "/dans la merde/", tandis que
les céréaliers sont "/sur la paille/".


Par ailleurs, alors que les brasseurs sont sous pression, les
viticulteurs trinquent. Heureusement, les électriciens résistent.
Mais pour les couvreurs, c'est la tuile et certains plombiers prennent
carrément la fuite.


Dans l'industrie automobile, les salariés débrayent, dans l'espoir que
la direction fasse marche arrière.


Chez EDF, les syndicats sont sous tension, mais la direction ne semble
pas au courant.


Les cheminots voudraient garder leur train de vie, mais la crise est
arrivée sans crier gare…
Les veilleurs de nuit, eux, vivent au jour le jour.


Pendant que les pédicures travaillent d'arrache-pied, les croupiers
jouent le tout pour le tout, les dessinateurs font grise mine, les
militaires partent en retraite, les imprimeurs dépriment et les
météorologistes sont en dépression."

13:41 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

02/12/2013

Langue nationale et passeport

Ceux qui souhaitent secrètement que toutes les demandes de naturalisation fassent l'objet d'un examen oral et écrit dans l'une de nos langues nationales aussi difficile que possible peuvent toujours s'inspirer de ce qui suit.

Question subsidiaire : combien de Suisses deviendraient apatrides si on leur soumettait le même texte ?...

A moins de se mettre au suisse allemand. Mais lequel ?

En français : deux mots composés des mêmes lettres se prononcent toujours de la même façon !

En êtes vous bien sûr ?

Voici quelques exemples d’homographes de

prononciations différentes !

(Homographes non homophones)


Sortant de l’abbaye où les poules du couvent couvent, je vis des vis rouillées à même le sol.

Nous portions nos portions, lorsque mes fils ont cassé par inadvertance les fils de la clôture électrique.

Je suis content qu’il vous content cette histoire !

Mon premier fils est né à l’Est, il en est fier et l’on peut s’y fier.

Ils n’ont pas un caractère violent et ne violent pas leurs promesses ; leurs femmes se parent de fleurs pour leur parent. Elles ne se négligent jamais, mais moi, je suis plus négligent.

Elles excellent à composer un excellent repas avec des poissons qui affluent de l’affluent.

Il convient qu’elles convient leurs amis ; elles expédient une lettre pour les inviter, c’est un bon expédient.

Il serait bien que nous éditions cette histoire pour en réaliser de belles éditions.

01/12/2013

Des immigrants pour nos retraites

Ainsi donc nous allons retourner aux urnes pour savoir si nous devons limiter ou non "l'afflux massif" d'étrangers selon l'idéologie de certains partis suisses qui souhaitent se protéger des étrangers comme on se protège du sida en mettant des préservatifs.  

Si le port de préservatifs est une évidence pour éviter la contamination par le VIH, il n'est de loin pas certain que la fermeture des frontières soit la solution aux problèmes que rencontrent notre pays, et en premier lieu le chômage. Et faire travailler encore plus de Suissesses pour stopper l'arrivée de migrants paraît à première vue une solution peu contestable parce qu'elle met le pays à l'abri d'une immigration non contrôlée.

Il est une question que les initiants n'ont pas vu ou pas voulu voir en lançant leur initiative. Le taux de renouvellement de la population est dans notre pays beaucoup trop bas pour assurer à terme des retraites raisonnables pour tous. En un mot comme en cent, les femmes suisses (et les hommes !) ne font pas assez d'enfants , ce qui pourrait bien mettre nos institutions sociales en danger à terme.

Il est incontestable que les immigrants font davantage d'enfants et qu'il s'agit là d'un critère à ne pas négliger si l'on ne veut pas que nos retraites et autres assurances sociales ne rétrécissent comme peau de chagrin.

M. Berset peut proposer n'importe quelle solution pour assurer aux Suisses des retraites qui ne devraient en aucun cas diminuer. Mais quelle que soit la solution choisie, il ne saurait être question de faire l'économie du réflexion approfondie de la natalité et de son taux qui a une tendance fâcheuse à baisser, signe évident que le financement de nos retraites est loin d'être assuré.