09/05/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui k comme kilofranc

Quatre petits kilofrancs pour chaque salarié ou salariée de ce pays, c'est ce que revendique les syndicats. Et comme d'habitude, dans notre démocratie directe, le peuple tranchera : il dira oui ou non à un salaire minimum de quatre kilofrancs par mois.

Je ne saurais dire si le seuil proposé est le bon ou non. En revanche, ce que je sais, ce que je vois, ce sont des gens qui n'arrivent pas à vivre avec le fruit de leur travail. Je ne suis pas certain que les analyses économiques prétendant qu'il s'agit d'une fausse bonne idée leur mette ne serait-ce qu'un soupçon de baume au cœur !

Car comme l'écrivait Prévert dans un de ses poèmes, quand "on a le pain quotidien relativement hebdomadaire", on est forcément moins sensible au discours macroéconomique et assez prompt à faire ses courses "en territoire étranger". Normal. Optimiser l'emploi de son revenu médiocre est une nécessité. Optimiser les résultats d'une entreprise aussi. Mais j'ai parfois l'impression que l'optimisation est souhaitable dans certains cas et coupable dans d'autres.

Pour être tout-à-fait franc, je pense que l'initiative sera rejetée et je suis convaincu que les "initiants" le savent mais continuent d'y croire. Mais quel que soit le résultat, il faudra bien, un jour, se préoccuper, s'occuper des 300.000 working poors que compte notre pays et apporter des solutions dignes du nom/non.

Car comme disait Boris Vian, "ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun".

Allez voter !

18:37 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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