20/06/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui m comme match

Je ne suis ni inconditionnel ni un drogué du football ; mais que je le veuille ou non, force m'est de constater que je ne pourrai pas échapper, ce soir, au "match le plus important de l'histoire" comme le titre la TdG sur son site. Fichtre ! On ne sait d'ailleurs pas de quelle histoire il s'agit, mais peu importe puisque c'est écrit "sur" le journal.

Ainsi donc cette rencontre - qu'elle appartienne aux petites histoires ou la grande histoire - permettra à n'en pas douter, de fournir l'occasion aux historiens et aux exégètes du ballon rond, de s'en donner à cœur joie dans la formulation des titres. Je m'imagine déjà : "Les helvètes ont plumé le coq" ou encore "Guillaume Tell a fait avalé sa pomme à Vercingétorix" ; peut-être même, plus cruel encore "Le paquebot France a sombré ; normal le capitaine est hollandais". De l'autre côté, je vois bien des choses comme "Comment dit-on football en Suisse ?" ou encore "Les petits suisses : le dessert préféré des Français !" Le pire serait peut-être de trouver quelque chose comme "France-Kosovo : 3-0".

Tout ça pour constater qu'on n'est plus dans le domaine du sport et qu'avec la FIFA on est entré de plain pied dans celui de la finance et de la magouille et qu'on est en droit de s'interroger sur le fait d'être fier de la nationalité de son président.

Depuis longtemps, les grands raouts sportifs (qui n'en ont bientôt plus que le nom) servent d'exutoire aux gouvernements pour masquer les problèmes du moment. Panem et circenses, selon le mot de Juvénal. A la nuance près que pour les jeux nous somme servis, merci. Pour le pain, de nombreux états ont compris qu'on pouvait en compenser le déficit par les jeux. Combien de temps ?

Mais pour en revenir à ce soir, peu importe qui gagnera. J'ai juste un souhait : voir du beau football avec beaucoup de fair-play. C'est d'ailleurs curieux de trouver, à l'époque du "tout anglais" un mot dont le sens paraît échapper à tant de monde.

 

12/06/2014

L'encaveur encavé

Aucun commentaire particulier au sujet de cette triste affaire dont le Valais se serait bien passé.

Comme quoi personne n'est à l'abri d'un coup de moût...

09/06/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui l comme langue

Je le confesse : j'aime suivre les rencontre de tennis. A la télévision car, me semble-t-il - c'est de là que la vision du terrain est la meilleure. L'ambiance, évidemment, n'y est pas complète. Mais il faut savoir choisir. Remarquez qu'il doit bien y avoir quelques privilégiés qui peuvent s'offrir les deux, mais avec l'inconvénient de se retrouver - peut-être - avec un petit torticolis  selon la durée de la partie.

Les plus critiques diront qu'on pourrait, bien sûr, se passer des commentaires des journalistes car il n'apportent rien sinon du bruit supplémentaire que certaines et certains tenniswomen/men provoquent avec leur ahanements. Avez-vous entendu Maria Sharapova ou Rafael Nadal. Non ? Alors vous aviez déjà coupé le son de votre téléviseur.

Mais il y a plus fort ! Depuis quelque temps, le vocabulaire tennistique s'est enrichi d'au moins deux nouveaux vocables utilisés à qui mieux mieux (l'attrait de la nouveauté ?) par les commentateurs sportifs spécialisés dans le tennis, l'anglais et les néologismes. Comme moi, vous aurez remarqué les mots très révélateurs du nouveau français : Breaker et son dérivé et contraire débreaker. Personnellement je proposerais volontiers bréquer et débréquer, mais pour le second sa proximité avec débloquer pourrait paraître suspecte...

En fin de compte, je pense aller rétablir le son de mon téléviseur et me laisser bercer, voire séduire par les doux ahans de Sharapova. Et en plus avec l'accent russe, c'est tellement plus beau que les "debreaker" de Marc Rosset quand il se lâche avec son accent du bout du lac. Mais après tout respect lui soit rendu : il est champion olympique et nous avons tous un accent quelque part.

Ahan !

Jeu, set et match