17/08/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui o comme occis

Il manqué trois cent nonante sept mètres à l'équipe féminine suisse du relais 4 x 100m. pour - éventuellement - offrir une autre médaille à la nation et tous ceux qui croyaient en elles, à savoir les quatre athlètes.

Prêtes ? Coup de pistolet. Miss Kambundji s'élance et trois mètres plus loin on assiste au premier lancer de témoin de l'histoire des championnats d'Europe. Pour elle la course s'arrête là. Pour les trois autres relayeuses aussi. Immense déception pour une équipe qui espérait une place sur le podium et, pourquoi pas, la plus haute.

Mais le plus important ne me paraît pas être le témoin qui se fait la malle sans prévenir. Non. Juste une désillusion à surmonter et que l'équipe surmontera. Le plus important a été de voir une équipe restée soudée qui à aucun moment n'a accablé la "fautive". C'est aussi cela que j'aime dans le sport quand il reste un sport : la dignité dans la défaite. Occises debout, mais debout !

On peut être ivre de joie en cas de victoire. On peut aussi être grand dans la défaite.

Merci, Mesdames. Vous nous avez montré aujourd'hui que votre grandeur vous mènera à la victoire un jour ou l'autre.

Commentaires

Je partage votre avis, Michel. Ces filles sont formidables.

Écrit par : hommelibre | 17/08/2014

Miss Kambundji a prouvé qu'elle était une vraie Suissesse. Championne du monde des matchs amicaux, archi-nulle quand il y a un enjeu. Vive la Suisse qui perd.
Cela nous évite les cocoricos genre le super Thurgovien Kariem Hussein...

Écrit par : Géo | 17/08/2014

Géo, j'ai hésité à publier votre commentaire car il suinte un poil la xénophobie, à moins que cela ne soit du racisme primaire.

Écrit par : Anaxagore | 18/08/2014

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