17/10/2014

Les "vrais" Suisses ont encore frappé !

Il ne fait pas toujours bon habiter dans une commune alémanique, surtout si l'on est professeur américain retraité. Que l'on y habite depuis plus de quarante ans ne change rien à l'affaire ! Emil a vieilli mais les faiseurs de Suisse sont toujours à l'affût si bien que le professeur qui s'exprime pourtant bien en allemand - mais a sans doute eu l'outrecuidance de ne pas apprendre le dialecte local - a été recalé pour l'obtention du passeport suisse. Les raisons ? Je ne les connais pas exactement mais je peux imaginer quelque inimitié voire pire contre une personne que certains avaient dans le nez. (Pourquoi, au fait, dit-on qu'on ne peut pas sentir  quelqu'un alors qu'on l'a dans le nez ?).

En fait, je me demande si la naturalisation ne se fait pas par cooptation sur des critères pour le moins fantaisistes d'autant que chaque commune applique les siens dans une belle opacité. Dès lors devenir Suisse s'apparente à un coup de poker.

Pour tous ceux qui pensent que la nationalité suisse ne devrait être accordée aux demandeurs qu'après cinquante ans de présence et à condition qu'ils puissent réciter la Constitution par cœur, donner le nom d'au moins vingt-trois lacs, suisses bien entendu, et enfin épeler le nom d'au moins un avocat prêt à embastiller les candidats djihadistes avant leur départ ou à les fusiller à leur retour, ils devraient s'interroger sur le passé de leur famille avant de se déclarer "vrais Suisses".

On descend tous d'un roi et d'un pendu.

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