31/10/2014

La colère est mauvaise conseillère...

Ainsi donc le ministre israélien des affaires étrangères a cru bon d'affirmer haut et fort à sa collègue suédoise que les relations entre Israël et les Palestiniens sont beaucoup plus compliquées que le montage d'un meuble Ikea.

 Je ne suis pas un spécialiste des affaires du Proche Orient, mais je crois pouvoir affirmer que le ministre israélien n'a probablement jamais été aux prises avec les instructions de montage d'un meuble Ikea... 

Ira furor brevis est !

20/10/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui t comme tribune

Si j'en dis du bien, je sens qu'on va m'astiquer parce que je serais un séide d'un média nul, au service pour ne pas dire aux ordres de la politique, elle même corrompue, ce qui pour beaucoup constitue un pléonasme.

Si j'en dis du mal, je sens qu'on va m'astiquer parce que je serais le contempteur de la liberté d'expression en phase avec Beaumarchais : "Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur."

Ainsi donc et quelle que soit votre opinion à propos de la Tribune (de Genève, dois-je le préciser ?), vous risquez à tout instant d'être dans le mauvais camp. Peu importe d'ailleurs. Ce qui est important, c'est que la Tribune (de Genève, toujours) offre la possibilité d'ouvrir et d'alimenter un blog afin d'exprimer des idées personnelles ou de s'opposer à celles des autres dans des styles souvent colorés, des orthographes parfois improbables, par des attaques frontales parfois offensantes et rarement innocentes ou encore par des phrases propres à vous donner le torticolis.

Alors si tout cela ce n'est pas la liberté d'expression, il faudra que l'on m'explique ce qu'elle est réellement.

Et si cette liberté est accordée aux blogueurs, je ne conçoit guère qu'elle ne puisse l'être aux journalistes. De là à en déduire qu'ils s'en servent mal, il y a un pas que je ne franchirai pas. Les mauvais journalistes existent probablement comme existent de mauvais médecins ou encore de mauvais relieurs. Mais les condamner tous au nom de quelques-uns relève d'une grave erreur de jugement. Ou plutôt de la mauvaise foi. C'est souvent ce qui manque le moins chez les détracteurs de la presse, qu'elle soit parlée ou écrite.

Ah, j'oubliais : il existe aussi de mauvais blogs. Doit-on condamner tous les autres pour autant ?

 

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17/10/2014

Les "vrais" Suisses ont encore frappé !

Il ne fait pas toujours bon habiter dans une commune alémanique, surtout si l'on est professeur américain retraité. Que l'on y habite depuis plus de quarante ans ne change rien à l'affaire ! Emil a vieilli mais les faiseurs de Suisse sont toujours à l'affût si bien que le professeur qui s'exprime pourtant bien en allemand - mais a sans doute eu l'outrecuidance de ne pas apprendre le dialecte local - a été recalé pour l'obtention du passeport suisse. Les raisons ? Je ne les connais pas exactement mais je peux imaginer quelque inimitié voire pire contre une personne que certains avaient dans le nez. (Pourquoi, au fait, dit-on qu'on ne peut pas sentir  quelqu'un alors qu'on l'a dans le nez ?).

En fait, je me demande si la naturalisation ne se fait pas par cooptation sur des critères pour le moins fantaisistes d'autant que chaque commune applique les siens dans une belle opacité. Dès lors devenir Suisse s'apparente à un coup de poker.

Pour tous ceux qui pensent que la nationalité suisse ne devrait être accordée aux demandeurs qu'après cinquante ans de présence et à condition qu'ils puissent réciter la Constitution par cœur, donner le nom d'au moins vingt-trois lacs, suisses bien entendu, et enfin épeler le nom d'au moins un avocat prêt à embastiller les candidats djihadistes avant leur départ ou à les fusiller à leur retour, ils devraient s'interroger sur le passé de leur famille avant de se déclarer "vrais Suisses".

On descend tous d'un roi et d'un pendu.

13/10/2014

Petit abécédaire. Aujourd'hui S comme schmolitz

Qui, parmi les jeunes, sait encore ce que signifie "faire schmolitz" ? Ce terme au parfum germanique n'est semble-t-il pas connu de nos concitoyens alémaniques qui lui préfère apparemment "Duzis machen" (d'après le Duden).

Il y a bien longtemps que je n'ai pas fait schmolitz, à mon grand regret d'une certaine manière.  Ce rituel qui consistait à croiser les bras, un verre à la main, avec son vis-à-vis et décider de passer d'un vouvoiement poli à un tutoiement festif après avoir bu une gorgée, en général de vin, me ravissait.

Il ne faut certes pas sombrer dans la nostalgie. La jeunesse actuelle passe au tutoiement avec une facilité déconcertante et sans le moindre complexe...et sans le moindre rituel. Cela facilite les contacts et cela permet de faire tomber certaines barrières sociales : vous avez, le patron qui tutoyait son employé alors que celui-là répondait par un "Monsieur"...

Il ne convient pas de regretter la disparition du Schmolitz dans les échanges verbaux de la jeune génération. Je souhaiterais en revanche que les expressions et les rituels un peu désuets n'aillent pas se perdre dans l'impasse des souvenirs brumeux.

Il y a des personnes qui se rattachent à leurs ancêtres par la nationalité. Personnellement j'aime bien que la langue y participe aussi. Il faut que j'en parle à mes petits enfants... 

11/10/2014

Un beau spectacle !

En ce début d'automne - comme à n'importe quel moment d'ailleurs  - il est intéressant d'observer ce qui se passe dans la nature. Cela vaut la peine, parfois, de s'arrêter deux minutes au bord de la route et de regarder ce qui se passe autour de nous.

 Il y a deux jours, dans les prés longeant le canal de Crans, entre Divonne-les-Bains et Crassier, une dizaine de grandes aigrettes se trouvaient un peu dispersées dans la zone. A ne pas confondre avec l'aigrette garzette, la grande aigrette a failli disparaître car ses plumes étaient utilisées pour agrémenter la confection féminine.

Actuellement protégé, cet échassier a petit-à-petit regagné du terrain et il n'est pas rare de le voir dans la zone susmentionnée.

Aigrettes Divonne 2014.JPG

En regardant la photo - malheureusement prise de très loin, ces oiseaux sont vite dérangés - on apercevra aussi un héron cendré (à gauche) qui lui paraît parfaitement à son aise dans nos régions. Il n'est pas rare d'en voir au bord de la route à nous regarder passer comme des vaches les trains ! (photo Monique Sommer)

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04/10/2014

Bip bip...

Le 4 octobre 1957, les Soviétiques lançaient le premier satellite artificiel de l'histoire des hommes, faisant ainsi la nique aux Américains qui attendront pratiquement 12 ans pour montrer qu'ils pouvaient faire aussi bien sinon mieux en envoyant des astronautes sur la Lune. C'était le 21 juillet 1969.

Les jeunes ont probablement de la peine à imaginer ce que représentait ce "bip bip" du Spoutnik 1, d'autant que la télévision était loin d'être en mesure de relayer l'événement...

En novembre prochain, la sonde Rosetta, en orbite autour de la comète Churyumov-Gerasimenko va larguer un module sur une comète après avoir parcouru plus d'un milliard de km dans l'espace.

Si tout se passe comme prévu, ce sera un immense succès et une performance extraordinaire compte tenu de la très faible gravité de la comète. Si cela ne fonctionne pas, ce sera quand même une très belle performance. La sonde Rosetta a été lancée en mars 2004. Elle arrive à pied d'œuvre après dix ans de voyage.

 On se tient les pouces...

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