23/02/2015

Un prêtre musulman !

M. Hani Ramadan nous gratifie sur son blog d'une interview d'un prêtre catholique chez qui l'islam s'est tout naturellement imposé. Aucune contrainte, aucun ressentiment contre le catholicisme. Non juste l'esprit d'Allah descendu en quelque sorte sur un mécréant pour le faire revenir dans le droit chemin. De quelle plus magnifique conversion le défenseur de la lapidation pouvait-il rêver ? Aucune !

Mais après tout, il se trouve que l'Eglise catholique n'enferme aucun de ses membres dans ses remparts et laisse la porte ouverte à tous ceux qui souhaitent sortir, fussent-ils prêtres. Et il et vrai que l'ex-prêtre raconte sa conversion avec beaucoup de calme, de lucidité, tout cela sans la moindre contrainte. En vérité une belle histoire. Je le confesse.

Cela dit, j'ai quelques doutes sur les intentions de M. Ramadan qui n'a pas mis l'histoire de ce "prêtre musulman" en ligne simplement pour nous raconter une belle histoire.

Il termine son propos par cette phrase :

"A l'heure ou l'islam et les musulmans sont trop souvent présentés médiatiquement sous le mode de la barbarie, ces paroles sont réconfortantes."

Moi, ce qui me réconforterait, ce serait de voir et d'entendre, à visage découvert, la conversion d'un musulman au christianisme ou tout autre mouvement religieux sans qu'il encoure la peine de mort pour avoir abandonné Allah au "profit" d'un autre dieu prêt à pardonner et non à châtier.

Alors, ce jour-là, je pourrai me dire que l'islam a évolué tout en me souvenant qu'il a fallu plus de quatre siècles à Rome pour réhabiliter Galilée...

Il serait dommage que ceux qui vivent d'espoir finissent par mourir de désespoir.

10/02/2015

Helvétix résiste encore et toujours...

La Suisse est déjà mal prise après l'acceptation de l'initiative dite de "l'immigration de masse" qui va bien au-delà de simples contingents de travailleurs puisqu'il y a dans la balance bon nombre de sujets qui ont fait l'objet d'accords bilatéraux que la Suisse a signés et qui pourraient tomber du jour au lendemain.

Du strict point de vue du fonctionnement démocratique, il est évident que le peuple suisse s'est prononcé pour une immigration contrôlée, même si la victoire de l'UDC est loin d'être un triomphe. Mais il se trouve que la démocratie se conjugue avec arithmétique...

D'un autre côté, on constate que ce même peuple suisse semble attaché aux accords bilatéraux et qu'il n'envisage pas, dans sa globalité, d'y mettre fin abruptement. L'embarras du Conseil fédéral est patent tout comme l'agacement de ceux qui aimeraient voir les frontières devenir moins perméables !

Il est d'ailleurs assez intéressant de constater avec quelle vigueur la mise en application de l'initiative est réclamée alors que l'initiative Weber est en voie d'être très joyeusement édulcorée sans que l'on y trouve vraiment à redire, sauf peut-être que le clan Weber est un mauvais gagnant...

Mais revenons à notre problème, que dis-je, à notre dilemme. L'application stricte de l'initiative ne peut pas être sans conséquence puisqu'elle est liée au principe de la libre circulation que nous avons accepté et que d'un coup nous voulons dénoncer. Juridiquement la Suisse est en droit de dénoncer un accord...mais doit concéder à l'UE le droit d'appliquer les clauses qui lient les deux parties.

Appliquer l'initiative revient à affirmer que la Suisse est prête à renoncer à tous les accords bilatéraux signés avec l'UE, un peu comme le renard et les raisins de La Fontaine. Mais le plus désolant est d'accuser l'UE de tous maux, de se comporter en ennemi de la Suisse alors que nous ne sommes pas prêts à payer le prix de notre démocratie directe. Nous sommes en train de dire à UE "ferme ta gueule" sans entendre qu'elle nous répond "cause toujours"...

Et les néfastes événements que nous vivons "grâce" à l'affaire HSBC ne sont pas de nature à redorer notre blason. La Suisse va encore passer pour le vilain petit canard et notre crédibilité en prendra un sacré coup.

Il va falloir toute l'habileté de nos diplomates et négociateurs pour nous sortir de cette impasse. Mais sortir d'une impasse, c'est revenir en arrière avec tout cela comporte de nécessaire modestie. La démocratie n'est pas incompatible avec la modestie.

03/02/2015

Se non è vero...

J'apprends - mais je n'ai pas pu vérifier - que les Grecs de l'étranger n'ont pas été autorisés à voter pour les récentes élections générales.

Il semble - mais là aussi il convient de vérifier - que ces mêmes Grecs de l'étranger ont, paraît-il tendance à voter plutôt à droite ce qui n'arrangeait pas, évidemment, M. Tsipras.

Si c'est vrai, l'information vaut son pesant de drachmes.

Ma se non è vero, è bene trovato !

Mesdames et Messieurs les exégètes de la politique grecque, merci de nous éclairer.