28/04/2015

Un bus genevois à l'heure suisse !

On a la critique facile dans notre canton. Pour tout et rien. surtout pour rien. Ce qui correspond bien à une certaine réalité puisque les frontaliers sont considérés comme des moins que rien, des empêcheurs de travailler en rond, souvent pour pas un rond ou presque.

Je ne reviendrai pas aujourd'hui sur le triste spectacle offert par certaines formations politiques de notre canton qui finiront bien par comprendre que l'"acharnement thérapeutique" visant à nettoyer la racaille venue d'outre frontière les mènera tôt ou tard vers l'oubli.

Non. Je souhaite juste saluer aujourd'hui les initiateurs et concepteurs du bus aux couleurs de Genève qui va sillonner le territoire de la Confédération et (enfin !) expliquer à tous les Suisses que nous sommes très attachés à ce pays, même si notre frontière commune ne mesure pas plus de dix kilomètres.

Il aura fallu deux siècles pour que nos gouvernants prennent enfin conscience que Genève avait quelque chose à dire à tous ces citoyens qui, par peur ou par paresse n'ont jamais amené leurs pas au pied du jet d'eau. Sans doute parce que le voir de loin était suffisant ! Qu'à cela ne tienne. Ils n'ont pas souhaité venir, nous allons à eux. Et de belle manière.

C'est probablement une manière plaisante de montrer que la Genève internationale n'est pas un monstre inabordable et bien qu'elle abrite d'innombrables organisations gouvernementales et non gouvernementales, ses citoyens conservent un accent à nulle autre pareil. De bleu, de bleu. Ce sera aussi l'occasion de montrer que l'époque où les vignerons faisaient "pisser la vigne" a fait place à des spécialistes de la vinification qui gagnent des médailles dans les concours internationaux. Sans oublier non plus l'épineux de Plainpalais, ce cardon protégé.

Bien sûr, il conviendra d'être un poil moins disert avec le Servette FC qui a perdu de sa superbe depuis longtemps. Peut-être que les politiques qui accompagnent le convoi expliqueront pourquoi les appartements sont si rares à Genève, et si chers !

Enfin bref. Ce qui importe, c'est de montrer à tous nos compatriotes qu'avec nos spécificités, même si elles ressemblent parfois - ce n'est pas un crime - à celles de nos voisins et amis français, ne font pas de nous des traitres à la patrie ! Genève a besoin de la Suisse et la Suisse a besoin de Genève. C'est sans doute un lieu commun, mais il est en certains qu'il est bon de rappeler régulièrement.

Bonne route à "notre" bus. Au fait, le chauffeur n'est pas frontalier, j'espère...

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