06/05/2015

Service civil vs obligation de servir ?

Ainsi donc la proposition du Conseil fédéral de permettre aux "civilistes" de participer à certaines activités d'enseignement n'a pas trouvé grâce devant le Conseil national. Ce qui n'est guère surprenant lorsqu'on se souvient de l'écrasante majorité des votants en faveur de l'obligation de servir. Mais , parce qu'il y a un "mais", on regrette avec force dans certains milieux que la clause du conflit de conscience n'existe plus. Ce qui permet de suspecter chez nombre de jeunes qui s'engagent pour le service civil, une solution de facilité, de confort et d'égoïsme. Rien que cela.

Dans les milieux les plus imperméables au service civil, on cherche de nouveaux moyens pour enrayer cette hémorragie, notamment un nouvel allongement de la durée dudit service civil.

Mais à force de contester aux jeunes la possibilité de servir le pays autrement que par une école de recrues et des cours de répétition - le plus souvent sans intérêt et source d'une perte de temps - on encourage sans doute inconsciemment les jeunes qui cherchent la voie de la facilité et du confort, sans oublier l'égoïsme, à se tourner vers la "voie médicale", celle qui leur permettra d'échapper à tout, sauf à l'impôt, militaire lui aussi.

Si vis pacem...

10:46 Publié dans Suisse | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Commentaires

Je suis désolé, mais je ne peut être d'accord avec :
"des cours de répétition - le plus souvent sans intérêt".
Tout l'intérêt de savoir manipuler une arme serait justement le fait d'éviter de se tirer une balle dans la cuisse ... l'accident le plus récent en la matière.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/04/22/ce-que-l-on-sait-sur-le-projet-d-attentat-dejoue-a-paris_4620774_3224.html

Écrit par : Victor-Liviu DUMITRESCU | 06/05/2015

En tant qu'ex militaire qui a terminé ses cours de répétition je ne peux que soutenir ce que vous dites "des cours de répétition - le plus souvent sans intérêt".

D'autre part, loin de l'image de la Suisse grande puissance étrangère militaire jusqu'à la bataille de Marignan que l'on a bien paumé. Par la suite la Suisse est toujours restée un pays qui fournissait de bons mercenaires.

Aujourd'hui à l'armée, même les soldats sont mieux organisés que les gradés. Si demain une guerre éclate je ne sais meme pas comment la Suisse va réussir à se défendre tant les problèmes internes sont nombreux. J'ai vu des sections être si bien organisée par des soldats (parce que l'on manaquait de gradés) s'en sortir bien mieux.
Je pense que l'image de l'armée forte a pris l'eau. Etant encore un peu jeune j'ai pu le voir. Quant à la nouvelle génération j'ai pu constater que ce n'était que de pur robot. Incapable de réfléchir entre une tenue militaire du jour et du soir. Il faut attendre que ces jeunes soit au contacte de vieux soldat pour comprendre comment ca marche.
En attendant je peux comprendre plus d'intérêt à travailler avec des enfants, des personnes agées ou autres secteur, plutot que d'aller à l'armée. Se sentir utile c'est presque impossible dans la structure de l'armée actuelle.

La manipulation d'une arme étant ce qu'elle est, je l'ai appris à 16 ans et je le sais toujours. Mais il y en beaucoup qui était déjà des dangers à l'école de recrue qui continue à l'être.
Que dire d'un de mes collègues qui n'a jamais été doué à l'école de recrue et qui au moment de partir en tir d'infanterie fait un retrait de cartouche, un départ du coup et une balle sort. On était meme pas arrivé au cours de répét. On devait être à la 10 ou 12 semaines de l'ancien format armée 95.
Je terminerai en citant Georges Clemenceau qui disait : "la guerre est une affaire trop importante pour la confier à des militaires"

Écrit par : plumenoire | 06/05/2015

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