27/03/2016

Basses eaux !

En promenade du côté de Préverenges, je constate ce qui me paraît être un niveau anormalement bas du Léman. De minuscules ports....sans eau, des bancs de sable qui s'étirent comme au bord de l'océan à marée basse. Que se passe-t-il ?

Renseignements pris sur la site de l'Etat de Genève, on y apprend que le niveau du Lac Léman est régulé par le barrage du Seujet. De juin à décembre, le niveau du lac est contenu entre 372,15 et 372,30 m. De mi-mars - mi-avril, il oscille entre 471,60 et 371,75 m. Enfin, toutes les années bissextiles le niveau descend encore de quelques centimètres pour s’établir entre 371,45 et 371,60 m. Mais pour quelles raisons ? Simplement pour permettre de réaliser les travaux nécessaires à l'entretien des installations riveraines.

Les niveaux actuels du Lac Léman résulte d'un accord international passé en 1884 déjà à la suite d'un long conflit entre le canton de Genève, accusé de faire monter le niveau du lac et les cantons de Vaud et du Valais régulièrement victimes de hautes eaux, provoquées notamment par la fonte des neiges. Au fil des décennies les inondations devinrent, semble-t-il, de plus en plus fréquentes. L'affaire fut portée devant le Tribunal fédéral dès 1877 pour finalement se terminer par l'accord de 1884 qui mit définitivement fin au problème.

Tout cela pour dire que selon les endroits, le Léman prend des airs d'océan, mais ses marées sont régulées non par la Lune mais par le barrage su Seujet. C'est moins poétique mais plus efficace !

(on trouve de nombreux sites, notamment Wikipédia, traitant de ce sujet)

 

P3260015.JPGP3260004.JPG

 

 

24/03/2016

Heureuse démocratie

cornes.jpg

Pendant que l'on disserte de tous côtés sur les causes de la violence islamiste qui s'abat sur l'Europe et sur les solutions que l'on peine à trouver à la question des réfugiés et des migrants (Au fait, je ne saisis pas toujours bien la subtile distinction qu'il convient de faire entre ces deux termes), il y a en Suisse un paysan qui vient de gagner un pari un peu fou : lancer et faire aboutir une initiative pour que les vaches à qui l'on n'aurait pas cruellement enlevé les cornes soient en quelque sorte subventionnées.

Au moment aussi où le franc que l'on a décidé une fois pour toutes d'affubler de l'adjectif fort occupe l'esprit des économistes et de ceux qui croient l'être, au moment où les bonus accordés sans retenue aux capitaines d'industrie qui oublient les sous-officiers et les soldats prennent une fois encore l'ascenseur, au moment où le Président de la Confédération fait le "buzz" sur la toile et ailleurs lorsqu'il parle du rire, au moment où la réforme de la fiscalité des entreprises fait un tabac dans le canton de Vaud alors qu'à Genève on n'est pas encore sûr d'avoir bien compris de quoi il s'agissait, il est vraiment, mais vraiment réconfortant de savoir que plus de cent mille citoyens en pris la peine de signer une initiative afin que les vaches ne soient pas mutilées.

Je n'ai pas signé cette initiative parce que je n'en ai pas eu l'occasion, mais si j'avais été mieux informé, je l'aurais fait. Mais je l'accepterai, c'est sûr. D'abord parce que je n'aime pas les vaches qui n'ont plus de cornes. C'est moche. Ensuite parce que cette initiative aboutie montre et démontre que l'on peut être contre les minarets ou pour les cornes des bovidés - ou les deux à la fois - comme si c'était plus important que le choix d'un nouvel avion de combat.

Quel pays la Suisse, quand même ! Même que je m'étonne que Pascal Décaillet n'ait pas encore crié au génie de la démocratie directe en prenant connaissance de l'aboutissement de l'initiative.

On ne se félicitera jamais assez d'habiter dans un pays qui peut s'autoriser à mettre les attributs cornus des bovidés au même niveau que la surveillance des frontières selon St-Schengen.

Et avec un peu de malice, j'attends que les Français puissent enfin se prononcer sur la longueur de la baguette et les Belges sur la grosseur des frites...Ils auront alors enfin compris ce qu'est une véritable démocratie. Qu'on se le dise.

 

13/03/2016

Intelligence artificielle

"C'est donc fait l'homme... a trouvé son maître. Ce jour tant redouté est arrivé... l'intelligence artificielle nous dépasse...

Question: est-ce que la machine sera à notre service ou à l'inverse allons-nous en être tributaire ?

 Pas clair... car si la machine devient vraiment si intelligente que cela alors pourquoi elle s'encombrerait d'une créature finalement nuisible à son environnement et qui ne semble pas apprendre vraiment avec le temps ... comme l'homme?" (blog de M. X. Comtesse)

 

A moins que la machine soit capable, dans l'avenir, de se reproduire et finalement de faire de l'homme son esclave total, je me demande pourquoi cet homme ne serait pas en mesure, en dernière extrémité, de retirer la prise pour que la machine s'arrête...

Gagner une partie de go avec des algorithmes est une chose, présider les Etat-Unis en est une autre. Quoique !...En voyant Donald Trump, on est en droit de se demander si une machine ne ferait pas mieux l'affaire.