31/03/2017

Champ républicain ?

Pascal Décaillet dans son dernier "papier" intitulé "Plafond de verre, ou ligne Maginot" récuse totalement le fait que les forces républicaines n'incluent pas le Front National qui fait partie, comme tous les autres justement, du champ républicain français.

Sous un angle purement formel et juridique, on ne peut évidemment pas le contester. Le Front National, toujours marginalisé par l'ensemble de la classe politique française n'a jamais néanmoins été frappé d'un interdit quelconque et encore moins dissous au nom - par exemple - d'une menace à la sécurité intérieure.

Il est vrai qu'avec le victoire de Donald Trump à la présidence des USA, il est aujourd’hui hasardeux de croire, a priori, qu'une victoire de Mme Le Pen, serait une incongruité.

En fait, ce n'est pas tellement la victoire de Marine Le Pen qui pose problème. En soi, c'est une éventualité que l'on commence à considérer comme ni souhaitable ni nécessaire mais possible...

Ce qui semble marquer davantage les esprits, ce n'est pas tant qu'une femme devienne Présidente, mais c'est l'usage du pouvoir que pourrait en faire la nouvelle élue. On admet - selon le bord auquel on appartient, que Fillon, Macron, Hamon ou encore Mélenchon, chacun à leur manière, serait synonyme de catastrophe. Avec Mme Le Pen, les inquiétudes sont plus floues : on sait à peu près comment ça pourrait commencer mais on ne sait pas très bien au juste comment ça pourrait se terminer. Et il est vrai que la responsable d'un parti qui, notamment, siège à Bruxelles avec comme volonté affichée d'en sortir, devrait constituer une interrogation pour chaque Français.

Au moment où la France se passionne pour des costumes peut-être présidentiels, il n'est - hélas ! - pas du tout certain que Marine Le Pen se ramasse une...veste !

O tempora, o mores

 

 

 

 

03/03/2017

Le bateau coule, les rats quittent le bord

La justice n'a même pas encore été rendue que déjà les rats quittent le vaisseau "Fillon" qui fait face à des vents contraires et dont la brèche ouverte en son flanc par quelques corsaires de haute mer et de basse besogne laisse entrer des paquets de mer que tout l'équipage du "Fillon" écopent à tour de bras sans pouvoir endiguer la montée des eaux...

Mais à côté des corsaires, y a-t-il sans doute aussi quelques officiers - subalternes et supérieurs - qui ont compris qu'il fallait mettre les chaloupes à la mer sans attendre davantage. Lorsqu'ils se seront éloignés, ils auront tout loisir de voir le capitaine et son bateau disparaître à tout jamais.

A ce stade du récit, on ne sait pas s'îl s'agit d'une tentative de mutinerie qui n'a pas osé dire son nom parce qu'on n'avait pas désigné le capitaine idéal...

Pour les mutins, les rats et les corsaires, le destin du "Fillon" est scellé : il va couler, il commence à couler, il a coulé avec son capitaine. Le capitaine est mort, ho hisse et ho...

Mais la mer n'a pas toujours l'éclat de la logique. Et le capitaine est finalement monté sur la dernière chaloupe avec quelques marins à lui fidèles. Ils ne conçoivent pas la mort comme l'unique issue et souquent ferme pour tenter d'échapper à la noyade. Nul ne sait s'ils atteindront un quai bienveillant. Mais s'il devaient y parvenir, alors les mutins et l'amiral qui avaient intrigué pourraient bien sentir passer le vent du boulet et se retrouver à fond de cale lors de la prochaine traversée.

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