11/12/2018

En marge de la COP 24 : CO2 ? Foutaise...

Au détour d'une lecture de l'Echo Magazine, publié à Genève, je tombe sur un billet consacré à un certain Werner Munter. Inutile, probablement, d'expliquer à tous les écologistes et tenants de la COP21 et suivantes qui est ce personnage. La seule évocation de son nom suffit apparemment à faire sourdre une authentique colère contre celui qui traque avec allégresse les prophéties du GIEC. 

Ce personnage haut en couleurs ne laisse pas indifférent. Après des études de philosophie et d'histoire à Berne, Munter s'intéresse, en autodidacte, à l'étude des avalanches. D'abord pris pour un aimable mais bougon amateur, il sera finalement considéré comme un des plus grands spécialistes mondiaux des avalanches. Même l'Institut de la neige et des avalanches à Davos lui ouvrira ses portes après pas mal de confrontation.

Mais Werner Munter n'est pas seulement connu pour ses compétences en matière de neige. Il s'est attaqué également au réchauffement climatique et au passage se permet d'égratigner assez véhémentement les conclusions du GIEC. Il n'y va pas par quatre chemins et précise :"C'est de l'arrogance pure de croire qu'en 150 ans d'industrialisation, l'être humain aurait changé le climat. Les experts du GIEC répètent en boucle : 'c'est prouvé depuis longtemps', mais avance de preuves scientifiques, car il n'y en a pas. Ils le savent mais sont payés pour." On ne saurait le dire plus directement ! Plus loin :"Au cours des 10.000 dernières années, il y a eu cinq pics de température comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent  à des cycles naturels. Il y a moins de 0,5 0/00 de CO2 dans l'atmosphère, et 5 % de cette quantité est imputable à l'homme. La thèse officielle contredit aussi la première loi de la thermodynamique. C'est de la foutaise ! J'ai des preuves mathématiques irréfutables que le CO2 est climatiquement neutre indépendamment de sa concentration. Mais personne ne veut les voir.On préfère se flageller...Le véritable problème, c'est la pollution. Si nous ne changeons pas nos modes de vie , nous crèverons dans notre propre merde!"Voilà qui est dit, en termes directs et sans circonlocutions inutiles.

Indépendamment du fait que personne ne conteste que le réchauffement climatique est un fait avéré, son origine - attribuée dans une très large mesure aux activités humaines - semble faire encore débat. D'un côté la doxa qui accepte les conclusions du GIEC comme le saint évangile du climat et de l'autre quelques électrons libres qui crient au scandale, non pas avec des arrière-pensées économiques du style Trump, mais parce que convaincus que le GIEC fait fausse route.

Il est vrai que la doxa ferait bien de se méfier des experts car leurs intentions ne sont pas toujours d'une grande clarté. Le domaine de la médecine et de la pharma en a fournis moult exemples au cours des dernières années. Mais c'est une autre histoire.

La vraie question qui se pose avec le réchauffement climatique n'est pas de le contester - il est bien présent et mesurable - mais de savoir si l'on pourra le contenir par des comportements à la hauteur des enjeux fixés par les experts.

Première constatation : les émissions de CO2 ne semblent pas diminuer en dépit de toutes les COP qui sont organisées.

Deuxième constatation : les taxes sur le CO2, outre le fait qu’elles pénalisent les plus modestes - sont-elles réellement les seules à pouvoir venir à bout du CO2

Et troisième constatation, plus provocatrice : les conclusions du GIEC sont-elles absolument irréfutables ou bien est-on autorisé à les contester, les mettre en doute sans passer immédiatement pour un irrécupérable fossoyeur du monde de demain.

Heureusement, finalement, qu'il y ait des Munter. Les experts en ont aussi besoin !

 

(Echo Magazine - no 48 - 29.11.2018, p.19-23))

 

Commentaires

Ce type est un guignol et un menteur. Le CO2 est un gaz à effet de serre. Ses fluctuations au cours du temps influences directement le climat. Au mésozoïque le soleil était moins chaud qu'aujourd'hui, mais les températures bien plus chaudes parce que le taux de CO2 était très supérieur.

Et quand je dis menteur, je le démontre:
"Il y a moins de 0,5 0/00 de CO2 dans l'atmosphère, et 5 % de cette quantité est imputable à l'homme."
Avant l'ère industrielle le taux de CO2 était de 280 ppm, il est actuellement de 400 ppm dans l'atmosphère. Entièrement imputable aux énergies fossiles. Sans compter qu'une partie du CO2 dont l'homme est responsable a été absorbé par les océans d'où un autre problème pour les animaux qui frabriquent des coquilles et les coraux.

Vous avez confondu l'escalade avec le 1er avril.

Écrit par : Daniel | 12/12/2018

Si les initiateurs de la fusée fonçant vers le soleil pour en mesurer quelques paramètres avaient exprimé leur scepticisme quand à la prépondérance du facteur humain dans le réchauffement climatique, elle ne serait jamais partie, faute de financement public. Vrai.

Écrit par : Hervé de Rham | 12/12/2018

"Vous avez confondu l'escalade avec le 1er avril.
Écrit par : Daniel | 12/12/2018"
Ah oui ? Et Daniel nous avance froidement: "Sans compter qu'une partie du CO2 dont l'homme est responsable a été absorbé par les océans d'où un autre problème pour les animaux qui frabriquent des coquilles et les coraux."

C'est ça le problème avec les gens qui causent de ce qu'ils ne connaissent pas. La coquille de ces organismes est justement en calcaire et la plus grande partie des Alpes de ma région est constituée de ces coquilles...
Le calcaire, c'est du carbonate de calcium : Ca++ + CO2 = CaCO3
(Bien sûr, c'est plus compliqué dans la réalité mais vous trouverez tout ça sur Google...)

Écrit par : Géo | 12/12/2018

"Heureusement, finalement, qu'il y ait des Munter. Les experts en ont aussi besoin !"
Et heureusement qu'il y a des billets tels que celui-ci, le matraquage sur le réchauffement devenant proprement indécent. Donnant raison à ceux qui disent que le réchauffisme est une religion et n'a plus grand chose de scientifique.
Une des meilleures preuves comme exemple : l'élévation du niveau des mers données depuis 1900, époque où on n'avait aucun moyen sérieux de mesurer précisément une altitude quelconque...
Ou plutôt, on mesurait à partir du niveau zéro, celui de la mer...
Les océans couvrent le 70% de la surface terrestre et aujourd'hui encore, avec les satellites, la précision de la mesure de leur niveau est de +/- 2m (donc 4m...).
Un peu de prudence et de sens critique ne feraient de mal à personne...

Écrit par : Géo | 12/12/2018

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