Conspiration ?

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On peut penser ce qu'on veut de l'endurance politique de Pierre Maudet et de sa capacité à surmonter toutes les critiques, on peut regretter son manque de cohérence par rapport aux faits, on peut apprécier cette espèce de naïveté qui consiste à dire - comme le fit une ministre française de la santé - responsable mais pas coupable, on peut déplorer la lenteur du ministre à s'éclipser, on peut s'amuser de ce qu'un conseiller d'Etat "règne" sur...vingt collaborateurs, on peut craindre une cohabitation difficile, on peut espérer la fin du grand déballage, on peut souhaiter un ministère public moins disert et plus discret, on peut avoir de l'empathie pour la famille de Pierre Maudet, on peut condamner toutes les hyènes qui hurlent à la démission, on peut aussi approuver ceux qui changent d'avis selon le direction du vent.

Bref dans cette (bien triste) affaire, tout paraît possible. Et de quelque côté que l'on se place, on n'est plus à une vacherie près. Alors pour couronner le dernier en date des actes du feuilleton, cinq conseillers d'Etat se réunissent en secret (de polichinelle) en excluant comme une pestiférée une sixième ministre qui a le malheur d'appartenir au mauvais parti. Quelle délicatesse envers une collègue qui a sûrement beaucoup apprécié la manœuvre !

Mais qu'a-t-il pu bien se passer dans la tête de ce gouvernement pour en arriver à un comportement aussi sot. Puisque M. Hodgers est l'actuel président de ce collège amputé, il paraît assez normal de lui attribuer la paternité de cette blague politique. Le seul problème, c'est qu'elle ne fait rire personne.

Je ferai volontiers amende honorable si tout ce qui précède n'était que le fruit d'une imagination qui confondrait une vraie "Genferei" avec une mauvaise farce politique.

Finalement Luc Barthassat n'est peut-être par mécontent de ne pas avoir été réélu...

 

Lien permanent Catégories : Genève, Politique, Suisse 1 commentaire

Commentaires

  • La réponse - au comportement sot selon vous du Gouvernement - pourrait être qu'il ne doit pas être facile de naviguer en ce moment pour les conseillers d'Etat qui n'ont rien demandé, juste qu'on les laisse gouverner et traiter leurs dossiers dans la sérénité. Mettons-nous dans la peau de M. Hodgers… Il n'a a priori pas intrigué pour "piquer" la place de M. Maudet. Or, on ne se gêne pas pour le laisser entendre ici ou là. Lui et les autres ont dû cheminer sur un chemin de crête très étroit tout cet automne, entre faire preuve de collégialité et ne pas avoir l'air de cautionner.
    Ce qui m'étonne énormément, c'est le manque d'appréciation de M. Maudet. Il n'aurait jamais dû s'entêter. Une pause politique "pour se ménager la disponibilité nécessaire à sa défense" aurait confirmé sa stature d'homme d'Etat. Il serait ensuite revenu renforcé, quelques mois ou quelques années après. Comment a-t-il pu en arriver à s'enferrer ainsi ?!

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