27/09/2009

Bière sans avec alcool !

Ainsi donc, les télespectateurs vont pouvoir s'abreuver de publicité pour l'alcool dans les lucarnes helvétiques. Il me semble qu'il s'agit "simplement" de ramasser un peu de manne publicitaire qui fait cruellement défaut en ces temps de crise. La santé publique ? Ben, on verra plus tard...Mais au nom de l'économie, on est capable, dans les parlements, de prendre les pires décisions.

Au sujet de la bière, je me demande si Feldschlösschen qui nous matraque depuis quelques semaines avec la "bière fraîche sans alcool" n'a pas percé le défaut de la cuirasse : en assénant le nom de Feldschlösschen - prononcé à la romande Felschlossen - les consommateurs qui n'aiment pas la bière sans alcool finiront bien par consommer aussi de la "Felschlossen" avec alcool. Je ne peux m'empêcher de voir dans cette "pub" une arrière-pensée marketing plutôt bien imaginée. Mais comme le spot ne mentionne que la bière sans alcool, la morale est sauve. Cqfd.

20/08/2009

Quand le droit est bafoué

Peu m'importe finalement que M. Merz ait dû "baisser sa culotte" et présenter des excuses à la Libye. Ce qui m'importe c'est que deux otages (et les commentateurs politiques seraient bien inspirés de se souvenir de la signification du mot "otage") soient libres de leurs mouvements.

Il me semble que l'on a complètement renversé les rôles : le fils Khadafi se conduit comme un délinquant à Genève (et pas seulement à Genève). Son père retient des hommes en otage et c'est la Suisse qui doit s'excuser. Un comble ! Une très mauvaise farce.

Dans les Etats de droit, les preneurs d'otages sont très sévèrement punis. Il faudra bien qu'un jour - sans doute encore lointain ! - les chefs d'Etat sanguinaires mais riches soient traduits devants des tribunaux.

Le fiston du tyran maltraite ses domestiques et M. Merz parle d'une arrestation injustifiée.

Bref si les excuses n'ont servi qu'à libérer les otages, alors bravo et merci. Si les excuses servent à relancer des relations commerciales, c'est déjà netement plus douteux.

S'il n'y avait pas eu d'otages, M. Merz se serait-il aussi excuser, serait-il allé à Canossa - à Tripoli pour s'excuser ?

Quoi qu'il en soit, il est urgent de déclarer Hannibal "persona non grata". N'en déplaise à M. Nydegger, qui, voyant déjà se profiler les élections cantonales, tire à boulets rouges sur la police, M. Moutinot et tout ce qui visiblement pourrait nuire à son avancement ! C'est petit. J'avais en outre la naïveté de croire qu'à Genève comme à Berne, il y avait un collège de "ministres" et que les décisions étaient collégiales.

Je ne sais pas encore pour qui je voterai bientôt, mais je sais d'ores et déjà pour qui je ne voterai pas !

Excuses ou pas d'excuses, n'oublions pas que c'est le régime libyen qui est détestable. Ce n'est pas le gouvernement suisse qui est coupable. C'est le "guide" de la révolution libyenne qui se conduit pour ce qu'il est : un dictateur

12/07/2009

Le patron des CFF déraille...

Les retards des trains doivent se répercuter sur le portemonnaie des employés des CFF, selon le patron de l'ex-régie fédérale Andreas Meyer. Le but à long terme est de pouvoir attribuer chaque retard à son responsable à l'intérieur de l'entreprise.

"Nous pouvons ainsi créer de la pression afin de réduire les retards", a indiqué Andreas Meyer dans un entretien au journal alémanique "SonntagsZeitung" publié dimanche. Chaque employé devrait savoir lequel de ses actes a conduit à quel délai et combien de personnes ont été touchées.

J'ai dû relire deux fois le texte ci-dessus parce que la première fois j'ai cru que c'était une plaisanterie ; une mauvaise d'ailleurs. Mais non. Mettre la pression sur les employés est la meilleure manière de faire arriver les trains à l'heure. Le patron de l'ex-régie oublie, en tant que patron justement, qu'il lui incombe de donner les impulsions nécesssaires, pour que "son" entreprise fonctionne le mieux possible. Or si les trains n'arrivent pas à l'heure, c'est probablement que l'organisation n'est pas très bonne. Et si elle n'est pas très bonne, c'est sur le directeur général qu'il faut mettre la pression, à mon humble avis.

Outre le fait qu'une telle proposition frise la malhonnêteté intellectuelle - à moins que ce ne soit tout simplement de l'incompétence - le PDG ignore superbement  les problèmes de sécurité qui résulteront de la pression - déjà grande - mise sur les cheminots.

Excusez-moi, Monsieur Meyer, mais là, franchement, vous "déconnez". D'accord le mot n'est pas très châtié ; mais c'est le seul qui m'est venu à l'esprit à la lecture de votre proposition.

24/03/2009

Procédures...

J'apprends que le Credit Suisse voit les procédures engagées contre lui augmenter comme pollen au printemps. La misérable déconfiture de Lehman Brothers lui vaut des plaintes de tous côtés. Additionnées, elles représentent 32 millions de CHF.

J'apprends aussi que les pertes au quatrième trimestre du même Credit Suisse se sont élevées à 6 milliards de francs. Sans compter les trois autres !

Il suffit de mettre en relation d'un côté les 32 millions et de l'autres les quelques milliards pour arriver à la conclusion que la direction du CS ferait mieux de "passer à la caisse" : de nombreuses précédures contre quelques peanuts. A leur place je ne m'embarrasserais pas d'une armée d'avocats.

Et dire que lorsqu'on cherche 32 millions pour de l'aide d'urgence, la communauté internationale rechigne à en fournir la moitié ! Je vais encore me "faire ramasser" avec ce genre de propos. Comparaison n'est pas raison, bien sûr. Mais comparaison est, parfois, honte !

O tempora, o mores !

23/10/2008

Les "experts"

L'Hebdo ne manque ni d'air ni d'aplomb : un cahier spécial pour nous asséner les avis "d'experts" afin de (se) sortir de la crise ! La bourse est dans le métro, la récession guette aux Etat-Unis, les Etats européens injectent des centaines de milliards dans les banques avant que tout ne soit définitivement par terre,  tout cela aux frais de la princesse contribuable. Et, tout-à-coup, sorti du chapeau de l'Hebdo, les "stratégies gagnantes" (sic !). Maintenant que la crise est là, tous savent - évidemment - ce qu'il faut faire ; je n'en ai pas trouvé beaucoup (c'est un euphémisme) qui ont expliqué ce qu'il n'aurait pas fallu faire...
Ceux qui sont "accros" au jeu sont interdits de casino. Quand se résoudra-t-on à "interdire de banque" les "accros" à l'escroquerie intellectuelle ? Cela me rappelle Christophe Colomb dont on a dit qu'il serait parti sans savoir où il allait, qu'il serait arrivé sans savoir où il était, et tout cela avec l'argent des autres.
Au fait, dites-moi, qui a écrit : "Les hommes se croient intelligents, mais ils ne le sont jamais assez pour se rendre compte qu'ils ne le sont pas autant qu'ils pensent..." ?
Michel Sommer

17/10/2008

O tempora ! o mores !

Nous voilà donc une fois encore roulés dans la farine ! Le contribuable va - une fois encore - payer l'arrogance et l'incurie de certains banquiers sans scrupules. Ceux qui ont volontairement "oublié" que la banque était au service de l'économie, qu'elle n'était pas l'économie et que cette même économie était encore moins à son service.

Le Conseil fédéral essaie de faire avaler aux citoyens que les milliards "investis" dans l'UBS sont une nécessité. Tu parles...Sans doute les petits patrons et les petits épargants avaleront, mais de travers.

Je vais peut-être vous étonner, mais le sauvetage de l'UBS est sans doute la moins mauvaise solution, car si elle coule, la catastrophe serait encore plus énorme. Cela ne justifie nullement de prendre les habitants de ce pays pour des crétins. En accréditant la thèse de la nécessité, notre gouvernement passe comme chat sur braise l'origine de cette "cacade" : imprévoyance, incompétence, avidité, arrogance d'une classe bancaire dirigeante d'une rare fatuité. Et puis, dans ce petit pays, le copinage n'est jamais loin. Tout le monde se connaît mon bon Monsieur. Il serait inconvenant de se glisser des peaux de bananes entre décideurs.

Cette (triste) histoire me rappelle Christophe Colomb dont on a dit qu'il était parti sans savoir où il allait, qu'il était arrivé sans savoir où il était, tout cela avec l'argent des autres.

Rappellez-vous quand même, citoyens, que vous disposez quand même d'une arme redoutable : votre bulletin de vote. A la prochaine occasion, élisez des personnes pour qui le mot éthique a encore une signification, quels que soient leurs horizons politiques. Nous avons besoin de députés et de conseillers qui travaillent pour le bien commun et non pas pour perpétuer des pratiques douteuses - pour le moins - qui nous spolient avec la bénédiction d'un gouvernement qui lève les bras au ciel sans savoir où il va les reposer.

Dites-moi, qui a écrit : "les hommes se croient intelligents, mais ils ne le sont jamais assez pour se rendre compte qu'ils ne le sont pas autant qu'ils pensent..."

Michel Sommer