24/05/2013

Un livre à offrir ou à s'offrir !

Précisément paru le 15 avril dernier aux éditions Cabédita, "Si Genève m'était contée, légendes et musique" devrait combler tous les amateurs de légendes et contes liés à notre canton. Il plaira aussi à ceux "qui ne sont pas d'ici mais qui ont décidé de s'y établir" et il plaira sans doute aussi à tous ceux qui demeurent dans la région du "Grand Genève" quand bien même l'appellation ne fait pas (encore) l'unanimité !

Composé de douze textes bien enlevés de Magali Bossi, jeune auteure et encore étudiante en lettres, l'ouvrage est en outre illustré de magnifiques dessins de Gilbert Frattini et accompagné d'un CD de musique populaire genevoise composée par Patrick Bielser.

 

Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, je citerai "Le chat des ruines de Rouelbrau", "La pierre aux dames" ou encore "La chasse au daru".

Et comme on dit généralement pour les nouvelles parutions :"En vente dans toutes les bonnes librairies"

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09/05/2013

La Tribune et l'héraldique

Dans son édition du 4-5 mai dernier, à la page 21, a été publié un article intitulé "Genève charrie son drapeau". On y découvre des faits fort intéressants et l'on y découvre l'aigle souvent fort malmenée.

On y découvre également un petit entrefilet "l'aigle et la clef d'or" qui a sans doute ravi les héraldistes !...En effet, en héraldique, l'aigle est un substantif féminin et l'on parle en conséquence d'une aigle. Le fait qu'il n'y en ait qu'une moitié ne change rien à l'affaire.

La suite est plus intéressante : "la clef représente les clefs de saint Pierre, en rapport avec la cathédrale de Genève (...)".

Ouais ! Je veux bien, mais l'explication me semble un poil incomplète pour ne pas dire plus. Une simple visite sur le site de la Ville de Genève aurait permis à la journaliste de lire ceci : "Elles (les armoiries) représentent la réunion des symboles de l'Empire (l'aigle à tête couronnée), auquel Genève a été rattachée au XIe siècle, et de l'évêque (la clef d'or) dont les citoyens tiennent leurs libertés et franchises depuis 1387.

Pour ceux que cela pourrait intéresser, en héraldique, les couleurs ont des noms qui n'en donnent pas une idée précise au premier abord :

Les émaux :

Azur : bleu

Gueules : rouge

Sinople : vert

Sable : noir

Les métaux :

Or : jaune

Argent : gris

 

Il existe d'autres couleurs moins fréquentes et il est en outre intéressant de savoir qu'on ne met jamais deux métaux l'un sur l'autre. Le blasonnement enfin, c'est-à-dire la manière de "lire" des armoiries, répond à des critères extrêmenet précis et que cette lecture est un exercice difficile.

27/04/2013

Merci, Monsieur...

Je lisais récemment, la revue de la ville de Genève qui fourmille d'informations plus ou moins intéressantes.

Il en est une qui a retenu plus particulièrement mon attention : la page consacrée à Monsieur Noël Constant, éducateur de rue. Au fond il est beaucoup plus que cela. Un engagement qui tire sa force dans l'accomplissement d'une carrière en faveur de tous les déshérités. Un engagement qui ne fait pas la une des quotidiens. Une compassion qui s'adresse à tout les cabossés de l'existence.

Au fond, je me dis que lorsqu'on rencontre de personnages de cette trempe, il n'est point nécessaire de faire de longs discours. Juste leur dire  : "Merci, Monsieur. Vous êtes un exemple pour tous."

13/03/2013

Faut-il changer ou continuer ?

Ejecter ou réélire ? A chaque renouvellement de nos assemblées d'élus et des membres de nos gouvernments cantonaux nous revient comme les pommes en automne la question de savoir à qui donner sa voix ! Une chose est certaine : les nouveaux - ceux qui n'ont jamais exercé de fonctions législative et/ou exécutive ont évidemment l'avantage de n'avoir aucun bilan à traîner derrière eux ! Et tout le monde sait que les bilans ça s'interprète ! Les nouveaux, soutenus par des partis plus ou moins en odeur de sainteté selon les époques s'appuient sur des promesses que nombre de citoyens ont envie de croire. Ils oublient de prévenir que chez nous le pouvoir, ça se partage souvent.

Les anciens, ceux qui aimeraient se faire réélire, profitent d'un côté de l'inertie du citoyen qui vote pour un parti et qui ne regarde pas le nom des candidats inscrits sur les bulletins et de l'autre côté sont jugés sur ce qu'ils ont réalisés, ou plutôt sur ce qu'ils n'ont pas réalisés, autrement dit les promesses non tenues !

Le citoyen, qui n'est pas forcément un fin connaisseur de la politique, va devoir trancher en son âme et conscience. "A qui donner ma voix ?" A ceux qui disent qu'il leur faut encore du temps pour venir à bout des problèmes ou à ceux qui savent déjà qu'ils ne seront pas en mesure de tenir leurs promesses. Choix cornélien !

Et si la solution, c'était de voter pour des personnes, uniquement des personnes en faisant abstraction des partis. Personnellement je vote pour des personnes qui me paraissent à même de faire avancer le canton de Genève et qui me semblent avoir une vision. Des hommes et des femmes qui n'oublient pas qu'ils sont au service des citoyens et que leur tâche principale ne consiste pas simplement à se faire réélire.

Evidemment, me direz-vous, ma vision est un peu idyllique. Pour beaucoup, la simple présence au gouvernement ou au parlement prime sur le programme (pour autant qu'il y en ait un). Souvent ils nous offrent de magnifiques pantalonnades mais ne supportent pas les vestes...Ils se prennent au sérieux et méprisent les autres qui souvent font de même...

Aussi bien, lorsque viendra le moment de renouveler notre parlement et notre gouvenement, que chacun fasse de son mieux et choisisse les personnes qu'ils considèrent capables d'apporter quelque chose de constructif au canton et à ses habiants.

J'ai aussi envie de dire aux élus :"faites de votre mieux". Je ne suis cependant pas certain que ce soit leur première préoccupation. Dommage !

10/10/2012

Je penche plutôt pour un non

Je viens de terminer la lecture "in extenso" du projet de nouvelle constitution. Et bien, pour être franc, elle ne casse pas trois pattes à un canard. Prétendre qu'on entre de plain pied dans le 21ème siècle avec "ça" n'émane pratiquement que des constitutants, semble-t-il très satisfaits du texte proposé.

(...) mais qu'est-ce qu'on peut bien lui trouver à la constitution actuelle, pour refuser d'un revers de main le projet de nouvelle constitution ? (...) se demande M. Murat Julian Alder. On y trouve davantage d'audace en 1847 qu'il en manque à celle qui nous est présentée aujourd'hui. Et si l'on se permet de comparer deux textes séparés par plus de 150 ans, c'est sans doute que le plus récent, compte tenu de l'évolution de la société et du monde dans laquelle elle se débat, manque singulièrement de consistance.

Il ne suffit pas de nous proposer une législature de 5 ans, une formation obligatoire jsuqu'à 18 ans et un encouragement à construire des logements pour faire illusion. En n'entre pas dans le 21ème siècle, on reste tout juste dans le 20ème !

Il y a, parmi les 237 articles contenus dans le projet, de nombreux points qui n'intéresseront jamais le législateur. De nombreux articles resteront lettre morte. Parmi ceux-ci, l'art. 166 consacré à  l'accès aux rives du lac et des cours d'eau :

"L'Etat assure un libre accès aux rives du lac et des cours d'eau dans le respect de l'environnement et des intérêts publics et privés prépondérants."

Avec cela, on n'est pas près de se promener à pied de l'OMC à Versoix en longeant les rives du lac ! (Qui définira les intérêts privés prépondérants ? Il eût été utile de mettre " l'Etat assure un libre accès en continu aux rives du lac...)

C'est un point mineur, me direz-vous. Peut-être. Les citoyens aimeraient néanmoins pouvoir se balader le long du lac et se demander pourquoi, à Genève, la politique partisane étroite, l'emporte trop souvent sur l'intérêt général.

Le dogmatisme contre l'arrogance, à moins que cela ne soit le contraire.

 

 

30/09/2012

Une Constitution ? Pourquoi faire ?

Nous allons voter pour accepter ou refuser une nouvelle constitution pour Genève. Le matériel de vote et le texte complet nous sont parvenus.

Je ne sais pas encore si j'aurai le courage de lire les 237 articles pour me forger ma propre opinion. Les opposants et les partisans déclarent avec une égale conviction qu'il faut dire non, qu'il faut dire oui ! Allez vous y retrouver.

Ce que je sais, en revanche, c'est d'avoir assisté aux travaux d'une assemblée constituante dont la principale vertu n'a pas été l'échange serein d'idées, mais au contraire une guerre de tranchées partisane dont l'avenir de Genève n'était pas la principale préoccupation. Traurige Genferei.

Le taux de participation à ce vote donnera une bonne indication - quel qu'en sera le résultat - de l'intérêt que les citoyens de Genève portent à un texte que l'on dit pourtant fondamental.

La seule chose dont je suis sûr : je voterai.

16/07/2012

Lake Parade : version enfants

J'ai pris note avec consternation qu'il y avait eu une Lake Parde consacrée aux jeunes, voire aux très jeunes enfants. A croire qu'il faille absolument donner à ces petits d'humains en devenir les moyens de savoir trop tôt que "faire la fête" consisitait à se trémousser sur un char au son d'une musique qui sans doute est l'élément le plus acceptable d'un tel "spectacle".

Quand on voit les abus éthyliques et le travail de la police et des samaritains pour faire face à cette débauche d'alcool, il importe de s'interroger sur la finalité d'une telle manifestation. Si "s'amuser" c'est cela, je conseillerais volontiers aux jeunes tentés par cette triste réalité de s'imposer une réflexion avant de s'y jeter dedans à toute vapeur d'alcool.

On pourra bien sûr m'objecter que seuls quelques individus immatures arrivent aux urgences. Il n'empêche qu'ils sont chaque année un peu plus nombreux à un point tel que les autorités commencent à s'en émouvoir.

Il est temps. A moins que l'on souhaite voir les fêtes finir dans des costumes en sapin.

23/05/2012

Genève fait son cinéma

MCG : Les prédateurs (Tony Scott - 1983)

UDC : Raccrochez, c'est une erreur (Anatole Litvak - 1948)

PDC : Le grand sommeil (John Farrow - 1948)

PS : Quand la ville dort (John Houston - 1950)

Alliance de gauche : Seule dans la nuit (Terrence Young - 1967)

Les Verts : Nous irons tous au paradis (Yves Robert - 1977)

Libéraux-radicaux : A bout de souffle (Jean-Luc Godard - 1960)

Sécurité : le salaire de la peur (Henri-Georges Clouzot (1953)

Tolérance : Le grand silence (Sergio Corbucci - 1969)

Frontaliers : Peur sur la ville (Henri Verneuil - 1975)

Racaille : La fièvre du samedi soir (John Badham - 1977)

Xénophobie : Rendez-vous avec la peur (Jacques Tourneur - 1957)

Election : Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil (Jean Yanne - 1972)

Candidat : Un éléphant, ça trompe énormément (Yves Robert - 1976)

Conseil d'Etat : les sept mercenaires (John Sturges - 1960)

Grand conseil : Le congrès s'amuse (Géza von Radvanyi - 1966)

Eric Stauffer : Je sais rien mais je dirai tout (Pierre Richard - 1973), variante : Mon nom est personne (Tonino Valerii - 1973)

Pierre Weiss : Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (Robert Zemeckis - 1988)

Pierre-François Unger : Prince vaillant (Henry Hathaway - 1954)

Charles Beer : Un drôle de paroissien (Jean-Pierre Mocky - 1963)

David Hiler : Et pour quelques dollars de plus (Sergio Leone - 1965)

François Longchamp : Le fantôme du paradis (Brian de Palma - 1974)

Mark Muller : Massacre à la tronçonneuse (Tobe Hooper - 1974)

Isabel Rochat : Zazie dans le métro (Louis Malle - 1960)

Michèle Künzler : Soleil vert (Richard Fleischer - 1973)

Anja Wyden Guelpa : La vie de château (Jean-Paul Rappeneau - 1966)

 

06/12/2011

Sir Henry et la politique...

Comme à son habitude, Sir Henry, alias Henri Rappaz, député MCG, s'en prend à un frontalier. C'est évidemment son droit. Et pourquoi s'en prend-il à M. Vielliard ? Pour dénoncer le racisme de ce dernier ! J'ai dû relire deux fois pour être sûr d'avoir bien compris.

Et dans ses élans patriotico-genevois, l'élu MCG rappelle que son parti a un siège au Conseil des Etats à Berne. Ah ? C'est Mauro Poggia, assis sur ce que certains appellent un strapontin, qui va être content. Devenu, d'un coup d'un seul, Conseiller aux Etats, par la seul talent de Sir Henry.

Merci qui ?

01/12/2011

Quand on cherche du travail, on en trouve...

Ce matin, en sortant d'un supermarché de Plan-les-Ouates, je suis hélé par un vendeur du "sans abri" ; il arbore son badge de vendeur officiel. Je m'approche et j'engage la conversation. D'où venez-vous ? De Roumanie. Je suis parti il y a plus de 20 ans. J'ai travaillé en Allemagne puis un peu en France et je suis maintenant à Genève. Mais faire la manche et autres activités de ce genre ne m'intéressent pas. Mais vous savez, avant Noël, c'est difficile de trouver du travail. Je lui demande si les gens sont interpelés par son sort. La réponse ? Ni oui, ni non. De l'indifférence, peut-être ?

Quelques paroles supplémentaires échangées, l'homme me dit : "vous savez, quand on cherche du travail, on en trouve...Je suis plutôt ébranlé par cette déclaration. Quand je pense qu'une bonne Suissesse m'avait déclaré sans broncher lors d'un entretien d'embauche : "J'habite sur la rive droite et vous me proposez quelque chose sur la rive gauche. Ce n'est pas possible.

J'espère que l'homme rencontré retouvera un emploi. Il le mérite.