11/09/2010

Aux abonnés absents ?

Je viens de recevoir mon enveloppe pour les votations du 26 septembre prochain. La réorganisation de la justice n'a pas l'air d'intéresser grand monde et surtout pas les députés ; le contrôle du secrétariat général de la constituante par la cour des comptes passionne également le Grand Conseil.

La loi sur le contrôle du secrétariat de la constituante a été adoptée par 49 oui, 1 non et 16 abstentions, soit 66 bulletins. Et les 34 autres ? Planqués à la caféteria ? Cherché belle-maman à la gare ? Grippés ? Devant la télevision pour regarder les débats du grand Conseil sur Léman Bleu ? Ah oui, j'oubliais , en commissions. Ces satanées séances de commissions qui ont toujours lieu alors que les députés doivent voter des modifications constitutionnelles.

L'organisation judiciaire fait mieux puisque "seulement" 17 députés n'ont pas pris part au vote.

La loi sur l'organisation judiciaire - qui comporte 60 pages d'explications et d'articles à lire - a été votée par 73 députés.

Dès lors, comment faire comprende au bon peuple qu'il faut aller voter alors que les députés sont payés (qui a dit "mal" ?) pour siéger, délibérer et voter les lois qui nous régissent et qu'ils sont trop souvent aux abonnés absents.

Je ne ferai aucun commentaire sur la Constitutante dont les travaux me paraissent aussi tristes que la rade sans le jet d'eau.

25/07/2010

Genève en juillet

Il ne faisait pourtant pas tellement chaud à Genève en ce dimanche...P7250238.JPG

 

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09/07/2010

Nuit de la science

A la suite d'un pépin de santé de son président, le Club d'astronomie de Divonne-les-Bains ne sera pas présent à la nuit de la science à Genève. C'est bien dommange ! Il avait été prévu de présenter un jeu de l'oie "grandeur nature" - Jonas et le trou noir. Destiné avant tout aux enfants de 6 à 12 ans environ, ce jeu est en quelque sorte la continuation d'un jeu astronomique intitulé également Jonas et le trou noir qui s'adresse, lui, à un public de 6 à 100 ans !

Rappelons que le club astronomique M51 de Divonne-les-Bains a été le premier à voir le jour dans le pays de Gex. C'était en 1991. Mais comme il arrive dans les meilleures familles, quelques disputes sans importance ont conduit le caissier d'alors à quitter le navire...pour aller fonder un deuxième club à Gex. 10 km ! Nous nous préparons néanmoins à fêter notre vingtième anniversaire l'an prochain.

Malgré les nombreuses tentatives de rapprochement, les rapports entre nos deux associations sont nuls.

Comme disait Einstein : "il y deux choses qui donnent une idée de l'infini : la bêtise humaine et l'univers. En ce qui concerne l'univers, je n'en suis pas encore tout  à fait sûr..."

A propos de la nuit de la science, lisez l'excellent "papier" de J.-F. Mabut paru ce jour sur son blog.

15/06/2010

Merci M. Göldi

Après 695 jours de captivité en Lybie pour des crimes que vous n'avez pas commis, vous voilà rentré au pays. Très franchement et malgré toute la bonne volonté que je puis y mettre, je peine à imaginer ce que fut votre calvaire. C'est sans doute davantage l'incertitude que la durée qui a dû vous plomber le moral. Vous avez pourtant magnifiquement tenu le coup. A votre place il n'est pas certain que j'aurais eu le même courage.

Pendant tout ce temps, en Suisse, les citoyens, les politiciens, tout le monde s'est agité et avait le solution. Tous savaient ce qu'il fallait faire pour vous extraire des geôles du scélerat Khadafi. Que n'a-t-on entendu sur Merz, Calmy-Rey, les parlementaires de tous bords, la police genevoise...Tous ont été mauvais alors que personne, ou pesque, n'a fustigé la scélératesse du colonel qui s'est assis - avec un grand pied de nez à la communauté internationale - sur les principes fondamentaux du droit international : la prise d'otages est un crime. Alors parler de laver l'honneur, de se venger de l'humiliation d'un fiston plus que mal élevé par des agissements qui relèvent chez nous de la cour d'assises relève de la mauvaise foi la plus crasse.

Finalement ce qui m'a frappé le plus, c'est vous. Tout au long de cette sombre affaire qui vous a coûté injustement deux années de votre vie, vous avez gardé une dignité qu'il serait injuste de ne pas relever. Votre conduite a été irréprochable. Pour cela, c'est un grand merci que l'on doit vous adresser pour la leçon que vous venez de donner à votre pays.

Quant au clan K. il m'inspire une pensée d'Helvétius : "les hommes sont si bêtes qu'une violence répétée finit par leur paraître un droit".

30/04/2010

Parler français en Suisse ? inutile...

Il y a des situations qui me donnent à penser que les citoyens ne sont pas tous égaux. Ou alors il y en a qui sont plus égaux que les autres. On n'arrête pas de demander à tous ceux qui vivent dans notre pays d'apprendre au moins une langue nationale, que c'est le minimum pour pouvoir s'intégrer, surtout si l'on est considéré comme appartenant "au bas de l'échelle sociale".

Je partage pleinement cet avis et j'applaudis au travail réalisé par des associations comme l'Université populaire du Canton de Genève qui dispense des cours de français à des prix sans concurrence parce que tous les enseignants sont bénévoles. Il conviendrait de parler davantage de tout ce qui se fait dans le domaine des langues - et du français en particulier - avant de hurler sur-les-étrangers-qui-ne-font-aucun-effort-pour-apprendre-le-français. Et il y en a qui ont même l'outrecuidance de demander leur naturalisation...

Mais qu'observe-t-on dans les faits. On analysant la situation d'un peu plus près on se rend compte que plus les non francophones occupent des postes dits importants et...moins ils parlent notre langue. Pas le temps, inutile (tout le monde parle anglais). C'est extraordinaire d'entendre le silence assourdissant de nos autorités à ce sujet.

Comparaison n'est évidemment pas raison, mais quand j'entends le patron de Credit Suisse (sans accent aigu, une autre concession) s'exprimer en anglais comme représentant d'une banque suisse, quand j'apprends que M. McSorley, après presque 10 ans à Genève, n'est pas capable - semble-t-il - d'aligner une phrase dans la langue de Rousseau, je ne peux m'empêcher de penser que ces gens-là font bien peu de cas de leurs hôtes.

Quand on gagne presque 100 millions de francs par an et qu'on ne parle pas une seule des langues nationales, quand on ne réussit pas à mener un club de hockey sur la plus haute marche et qu'on ne parle pas le français, il ne s'agit plus d'erreurs. Non, ce sont des fautes...Les mêmes d'ailleurs qu'on ne pardonne pas aux sans-grade. Selon que vous serez puissant ou misérable...

24/04/2010

Un Kosovar ? Pourquoi le garder ?

J'ai appris comme tout le monde qu'un Kosovar devait être renvoyé chez lui - enfin au Kosovo, car chez lui, c'est ici à Genève - parce que les politiciens et les fonctionnaires  sont dans l'incapacité mentale de trouver une solution humaine à un problème humain.

Comme d'habitude, les décisionnaires vont se réfugier - pour une fois qu'ils sauraient ce que ce verbe signifie - derrière un juridisme étroit afin de faire avaler des couleuvres au (petit ?) peuple qui raisonne avec le coeur. Comment ne pas s'émouvoir devant la détresse de cette famille kosovare, comment ne pas s'insurger contre cette décision irresponsable, toute juridiquement correct qu'elle soit ! Il y a des cas où le coeur doit l'emporter, il y a des cas où l'entêtement d'un politicien doit cesser de lui servir d'alibi, il y a des cas où la lettre doit céder la place au bon sens, celui de l'empathie et non celui des alinéas d'une loi.

Alors, Mesdames et Messieurs qui voulez - vous dites sans doute : nous devons - renvoyer un honnête homme et sa famille dans un pays inconnu, réfléchissez bien avant d'apposer votre "Stempel" définitif sur une lettre à en-tête de la Confédération. Vous avez encore la possibilité de montrer à vos concitoyens que la Suisse n'est pas un recueil de lois scélérates mais qu'elle peut aussi être être une terre où le coeur fait la loi.

 

Un salon du livre : pourquoi faire ?

Dans quelques jours s'ouvrira le traditionnel salon du livre et de la presse de Genève. Les organisateurs vont pouvoir à nouveau afficher un grand sourire parce que le nombre d'entrées aura atteint tel ou tel sommet. Est-ce à cela seulement que se mesure le succès d'un salon ? Suffit-il que le public s'engouffre dans les rues du salon qui ne sont plus qu'immenses rayons de livres où les éditeurs (les vendeurs ?) essaient d'accrocher les passants, pour en faire un événement littéraire majeur ? Certainement pas !

Les prix de location des stands - pour les petits éditeurs - sont tellement élevés que la plupart renoncent. Il en va de même pour la presse qui n'est vraiment présente que dans le titre de la manifestation, mais représentée que par une poignée d'éditeurs qui n'auraient d'ailleurs pas besoin de ce salon pour être (re)connus.

Bien sûr, il y a les expositions annexes ; mais ont-elles vraiment besoin de cette immense foire du livre pour exister ? Non décidément, je n'arrive plus à m'enthousiasmer pour cette manifestation à laquelle j'avais pourtant participé comme distributeur à la première édition. A moins d'une obligation professionnelle, il est fort probable que je n'en franchirai pas les portes. Je peux très bien m'acheter mes bouquins sur Internet sans devoir payer un billet d'entrée qui ne me sert qu'à acheter ce que je ne n'aurais peut-être pas acheté autrement.

La formule doit être améliorée. Ce n'est pas le livre ni la presse qui sont actuellement en jeu : seul le chiffre d'affaires compte.

16/04/2010

Au pas...

Au hasard de mes promenades dans le canton, je tombe sur le panneau que je publie ci-dessous. Insolite à une période où tout doit aller très vite et davantage encore !

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06/04/2010

Belle conjonction !

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Ci-dessus une photo rapidement prise ce soir à 20h.55. Les connaisseurs verront rapidement les planètes Vénus et Mercure (à droite).

Ce rapprochement, en astronomie, s'appelle une conjonction. Si le beau temps se maintient jusqu'au 8 avril, vous pourrez encore observer - à l'oeil nu, évidemment, ce phénomène. En gros regardez vers l'Ouest, au-dessus du Jura vers 20h.30-20h.45. Venus apparaîtra en premier et la petite Mercure suivra peu après.

05/04/2010

Annecy, le flop...

L'éditorail (Ce n'est pas un jeu de mots, c'est juste une faute de frappe...) de la TG du samedi 3.4.2010 s'intitule : "Le CEVA fait un flop". J'aimerais d'abord relever que pour qu'il y ait flop, il faut que le public soit au courant. Or pour admettre que le CEVA fasse un bide (un four, un flop) à Annecy, il faudrait que l'ensemble de la population et des élus locaux le rejettent ou s'en désintéressent. Or tel ne semble pas être le cas. Les gens d'Annecy ne semblent simplement ne pas être au courant. Pour l'instant les Annéciens ne profiteront pas du CEVA et la liaison ferroviaire Annecy-Genève restera une aimable plaisanterie.

J'ajoute que si la population locale n'a pas connaissance du projet, la presse en est probablement responsable : c'est à elle qu'appartient le rôle d'informer. Et que font les médias de Genève et des environs pour expliquer les enjeux (et la nécessité ?) d'une nouvelle entité économico-politique ? Il y a des mentalités à faire évoluer aussi bien d'un côté que de l'autre. C'est bien de vouloir créer une région franco-valdo-genevoise ! Encore faut-il que ses habitants y trouvent quelques avantages : habitat, travail, transports et fiscalité notamment. S'il ne s'agit que de permettre à l'économie d'étendre ses tentacules en saignant celles et ceux qu'elle croit être à son service, ce n'est pas demain que nous verrons la grande région voir le jour.

Enfin les liens de l'histoire et du nationalisme (osons le mot !) pourraient bien avoir raison d'un développement certes souhaitable de la région, mais qui n'offre guère de garantie d'harmonie et de bien-être partagés. A voir des gens comme le MCG freiner des quatre fers chaque fois que l'on prononce le mot "frontalier" et à entendre certains Savoyards (Savoisiens ?) s'accrocher à une illusion d'indépendance grâce à un gouvernement provisoire, on se dit que ceux qui vivent d'espoir finiront peut-être par mourir de désespoir...