26/09/2009

109 fois, mais 109 fois quoi ?

Hello, c'est Jonas le voyageur du cosmos. Hello parce que la semaine dernière je vous demandais ce qu'était un "quasar". Acronyme anglophone signifiant "QUAsi Stellar Astronomical Radiosource". En français "radiosource astronomique quasistellaire". Vous avez peut-être "séché" un peu plus que d'habitude. Même pas ? Alors bravo. Quoi qu'il en soit, il n'était pas interdit de consulter un dictionnaire ou un site sur la toile.

 

Aujourd'hui, je reviens dans le système solaire et je vous propose de me donner une réponse en un chiffre :

 

Quel est le diamètre du Soleil ?

 

a) 821.000 km.
b) 1.391.000 km.
c) 1.221.000 km.

 

Réponse à la question de la semaine dernière : réponse b) Astre d'apparence stellaire de très grande luminosité. Ce sont des objets de dimensions "modestes" - de l'ordre de 1/100 de diamètre d'une galaxie - mais dont la luminosité est considérable, estimée à celle qu'auraient 100 à 1000 galaxies ! Ce sont des objets très lointains et dont la découverte est assez récente puisqu'elle remonte à 1960. Le quasar le plus lointain découvert se situe entre 12 et 16 milliards d'années-lumière. En Km ? heu !...Une année-lumière, en gros c'est 10.000 milliards de km.

 

Bon si ça vous chauffe trop les neurones, pas de panique. C'est samedi. Je vous recommande un petit apéro. Un petit coup de blanc. Pourquoi pas un Sauvignon gris ?

23/09/2009

Voter, oui ! Mais pour qui ?

Mesdames et Messieurs les Candidats au Grand Conseil,

J'ai reçu mon enveloppe de vote avec les listes. Et comme j'ai toujours pensé que voter était un privilège, je ne me déroberai pas à mon devoir. J'ai parcouru les listes et parmi elles, il n'y a pas 10 personnes que je connaisse personnellement. Tous les autres sont des noms inscrits à côté d'un nom de parti. D'eux je ne sais rien sinon qu'ils sont membres dudit parti. Leurs idées et leur programme ? leur sensibilité ? leur libre-arbitre par rapport au parti - encore lui ! - comment me faire une idée ? Comme je n'ai pas l'habitude de voter "compact", me voilà pris dans une situation délicate : je ne souhaite pas voter pour un parti déterminé et je ne connais pas les gens qui sont sur les listes. Pour être franc, j'ai toujours eu de la peine à prendre au sérieux les candidats à ceci ou cela. Trop souvent je suis dans l'impossibilité de déceler leurs motivations profondes : sont-ils "dans la course" par amour de la "res publica" ou simplement pour trouver un siège et somnoler ?

Je ne vais pas voter simplement "pour que ça change !". Je vais voter en pensant un peu naïvement que les différentes f(r)actions vont s'arranger pour le bien de la République. Que non point ! Et que l'élu qui aurait l'audace d'avoir la tête qui dépasse un peu trop et s'exprimerait contre les intérêts supérieurs de son parti en subira évidemment les foudres. Et quel que soit le résultat des urnes, les riches continueront à défendre les riches et les pauvres continueront à ne défendre personne : ils n'en ont pas les moyens.

Il paraît qu'on appelle tout cela la démocratie participative.

"Ce qui m'intéresse" disait Boris Vian," ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun." Alors Mesdames et Messieurs les Candidats, puisse Boris Vian vous accompagner ces quatre prochaines années. Toute la République vous en sera reconnaissante.

19/09/2009

A vous de définir

Bonjour, c'est Jonas ! Je reviens d'un déplacement dans la constellation d'Orion. Si je suis bien renseigné, vous devriez commencer à bien l'apercevoir, à des heures acceptables, à mi-janvier 2010. Patience, donc. Vous ne devriez pas la rater : Elle forme un magnifique trapèze avec - en son milieu - un baudrier : il s'agit de trois étoiles pratiquement alignées. Au-dessous de celui-là, se distingue la grande nébuleuse. Les personnes âgées auront plus de peine à la distinguer que les enfants car l'acuité visuelle baissant avec le temps, les objets de relative faible intensité échappent plus facilement à la vue des personnes du 3ème âge.

Bien. Après mes brèves explications, je vous ressers une question, comme d'habitude depuis plus de 36 semaines :

Qu’est-ce qu’un “quasar” ?

 

a) Un satellite artificiel.
b) Un astre d’apparence stellaire de très grande luminosité.
c) Une mesure de luminosité.

 

Réponse à la question de la semaine dernière : la réponse c) était la bonne ; un trou noir est une région de l'Univers en effondrement gravitationnel irréversible. Cela signifie qu'un trou noir est tellement massif que même la lumière ne peut en sortir. Et comme on ne peut pas les voir directement, et bien on les a appelés "trous noirs".

Ce sont par ailleurs des objets qui donnent lieu encore à de nombreuses interrogations, et pas seulement par les enfants. Souvenez-vous, quand le CERN a essayé de mettre en route son LHC ; certaines personnes ont hurlé au malheur prétendant que l'accélérateur allait créer des trous noirs aux conséquenbces très imprévisibles. Jusqu'à présent nous n'avons rien vu à Genève ; mais il faut dire aussi que le LHC est enfin réparé et que son redémarrage devrait avoir lieu vers le mois de novembre.

 

Au plaisir de vous retrouver la semaine prochaine. Jonas

 

18/09/2009

J'suis pas un imbécile puisque j'suis douanier

La télévision romande a commenté hier soir au TJ l'affaire des affiches du MCG à la douane de Moillesullaz. Le responsable de la douane a bien dû constater que la pose de ces affichetttes - au demeurant nauséabondes et provocatrices - ne correspondait pas du tout à la mission conférée aux douaniers. On s'en doutait. Il a ajouté que si le fait était dû à un fonctionnaire un peu trop zélé, il serait sanctionné. On s'en réjouit. Si la provocation vient du MCG - ce qu'on ne peut pas tout à fait exclure ! - quelle sera la sanction ?

Pouah ! le MCG exhale des relents de racisme, de nationalisme, d'intolérance. On sait comment cela commence, mais on ne sait pas au juste comment cela peut se terminer.

16/09/2009

LETTRE A UN AMI FRONTALIER

Cher Ami,

 

Comme vous j’habite la France, mais à un détail près : je suis citoyen helvétique. J’ai pourtant le sentiment d’avoir été bien accueilli. Après quelques années, j’ai même présidé une association et cela pendant 15 ans. Mais il y a pire : comme je travaille à Genève comme indépendant, je paie mes impôts en Suisse, alors que je fais mes achats en France et que forcément j’use les routes françaises. Et comme j’ai aussi connu le malheur du chômage pendant presque 3 ans - moi le citoyen helvétique - je fus indemnisé par la France. Il a fallu que je paie mon AVS sur une base volontaire pour éviter les « trous » dans mon compte. Mais maintenant que j’ai atteint l’âge de la retraite, je suis content de toucher une petite retraite française et de bénéficier de la « Sécu ». Alors merci la France ! Car passer d’environ 600 euros d’assurance-maladie par mois à 130, (pour deux personnes) je vous laisse faire le calcul.

 

Bref quand je suis arrivé en France il y a plus de 25 ans, il me semble que vous autres « frontaliers » étiez plutôt bien considérés en Suisse, je veux dire à Genève. C’était l’époque où l’on venait vous chercher car - déjà - on manquait de main d’œuvre. Oui bien sûr il y a toujours eu quelques petits frottements car certains frontaliers ne jouaient pas toujours le jeu. Ils conduisaient un peu vite et certains « 74 » avaient des « poubelles ». Cela faisait un peu sale à Genève. Mais l’un dans l’autre, cela se passait assez bien, voire très bien.

 

Et puis, un jour, bien qu’elle se crût à l’abri, la Suisse a connu le chômage et Genève a été particulièrement touchée. Mais comme il restait encore inférieur à celui de la France, tout allait bien si j’ose dire. Et puis tout d’un coup, « on » a commencé à ne plus vous aimer beaucoup, vous les frontaliers, « on » a commencé à vous détester franchement, « on » a même osé prétendre que le chômage à Genève était de votre faute. Une des rares choses dont vous n’êtes pas responsables, c’est la pénurie de logements. J’ai beau chercher, je ne sais toujours pas pourquoi « on » vous en veut tellement. Probablement comme le regretté Fernand Reynaud disait à propos de l’étranger du village : vous venez manger le pain des Suisses…

 

Toutes ces attaques et ces piques ne seraient que des brèves de comptoir si l’on n’approchait pas des élections à Genève. Mais depuis quelques temps, franchement, je m’inquiète. Vous êtes devenus les parias de notre République. Vous usez nos routes, vous infiltrez l’administration, vous « mobbez » les Suisses, vous faites exprès de la sous enchère salariale et en plus vous êtes compétents. Ah, c’est sans doute un défaut rédhibitoire !

 

D’accord, je m’égare un peu ; tout ce qui précède n’est pas l’avis des Genevois. Seulement les élucubrations d’une poignée d’entre eux. Mais comme leurs slogans sont d’un populisme rare, ils arrivent à prendre des citoyens dans leurs filets. Il ne faudrait toutefois pas croire qu’ils sont là pour amuser la République. Non, ils veulent imposer leurs vues et une de celles-là consiste à vous jeter hors de nos frontières. Un peu comme dans Astérix : « les étrangers on les aime bien, mais seulement quand ils restent chez eux. » Alors soyez vigilants (Vous ne comprendrez peut-être pas l’allusion, mais aux Genevois cela leur rappellera quelques souvenirs.) et ne vous laissez pas démonter. Nous avons un avenir à construire ensemble et ce n’est pas le MCG qui nous en empêchera. Le MCG ? « Le Mouvement Citoyen Genevois ». Quelqu’un m’a rapporté qu’en fait le MCG, ça voulait dire tout autre chose : « Meute de Chiens Galeux » et que par un fâcheux glissement sémantique…

A mon avis, une telle appellation ne vient sûrement pas d’un frontalier. Ca ne peut être que l’œuvre d’un citoyen genevois qui n’a pas encore compris que la République et Canton de Genève allait devenir - à très brève échéance - un département français. Les banques n’auront même plus besoin de livrer les noms de leurs déposants…Paris viendra les chercher.

 

Enfin, malgré tous les défauts que certains vous prêtent, je vous remercie d’être là. Ma vieille mère qui a nonante-deux ans et qui est dans un EMS, je me demande ce qu’elle deviendrait sans vous…

 

Bien cordialement et au plaisir de vous voir.

12/09/2009

Géométrie variable ?

Je viens de lire avec plaisir que M. Andreas Jäggi vient d'apprendre après une bataille juridique de 50 ans que son père présumé était bien son père. Il a fallu pour cela beaucoup d'opiniâtreté de la part du réquéant. On ne peut que s'incliner devant tant de force morale.

Si j'ai bien compris - et je crois avoir bien compris ! - il a fallu une décision favorable de la cour européenne des droits de l'homme pour que la justice genevoise, donc suisse, rouvre le dossier pour lui rendre finalement la décision que l'on sait. Personne ne s'en offusque. Je pense qu'au contraire le public se réjouit que la Tribunal de Strasbourg ait rendu la bonne décision ! Sans cette instance étrangère, M. Jäggi serait toujours à se demander si son père présumé était bien son père.

Dès lors, je ne comprends pas pourquoi la constitution d'un tribunal arbitral - accepté par nos gouvernants - avait provoqué un tel tollé. Sur la forme, le tribunal arbitral est en parfaite conformité avec les règles du droit international. Les gesticulations qui ont suivi l'annonce de sa constitution ne sont donc rien d'autre que des réactions d'humeur. Il n'y a pas un juriste digne de ce nom qui osera dire qu'un tribunal arbitral est contraire au droit international. De nombreux litiges internationaux se règlent de cette manière. Il existe même, sauf erreur de ma part, un Tribunal arbitral du Sport.

Si donc on élimine tout facteur "d'ingérance de l'étranger" dans le conflit helvético-libyen et que le tribunal arbitral accepté n'est en rien contraire aux règles de droit communément admises par les états, on ne peut que discuter sur les faits qui ont conduits à sa constitution. Et là, la discussion ne porte plus du tout sur le droit international mais "simplement" sur les mesures prises par deux pays en situation de crise.

Et enfin la constitution d'un tribunal arbitral ne signifie pas encore que la Suisse sera reconnue "coupable". Ni que la Libye - et son "guide" seront reconnus innocents.

La leçon de cette histoire ? A l'avenir, un Conseil fédéral fort, uni dans ses décisions et ne donnant pas l'impression que les sept "sages" sont une (petite) bande de garnements juste prêts à s'accuser les uns les autres ; vous savez, "c'est pas moi, M'sieur, c'est lui..."

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Le noir leur va si bien

Bonjour à tous et à toutes,

 

Je suppose que vous avez - a peu près - tous repris vos activités professionnelles après un été - ma foi - fort honorable. Seuls les universitaires bénéficient d'un week-end de rab.

Certains d'entre vous se plaignent que les jours raccourcissent ; les astronomes amateurs - eux - ne sont pas trop mécontents. Ils vont pouvoir commencer leurs observations nocturnes plus tôt et aller se coucher un peu plus tôt, quoique...

Et puis, il faut le savoir. Les nuits d'hiver sont plus favorables à l'observation. L'air est plus froid et par conséquent plus "calme" ; il y a moins de turbulence. Les plus belles observations ont souvent lieu en hiver.

 

Je vous propose aujourd'hui une question qui intéresse aussi bien les enfants que les astronomes les plus chevronnés. Pour les enfants, il existe un jeu dont je suis - bien malgré moi - le héros : Jonas et le trou noir.

 

 

Qu’est-ce qu’un trou noir ?

 

a) Un gros cratère dont on ne voit pas le fond.

b) Une étoile très jeune.
c) Une région de l’Univers en effondrement gravitationnel irréversible.

 

Réponse à la question de la semaine dernière : la réponse c) était la bonne ! un groupe d'étoiles formant une figure géométrique sur la voûte céleste. Il faut savoir, en fait, que les étoiles qui forment une constellation, n'ont rien à voir les unes avec les autres ; elles ne sont pas toutes à la même distance de nous. Mais notre oeil - voyant une figure géométrique - les imaginent toutes sur le même plan.

Arbitrairement les astronomes ont déterminé 88 constellations ; certaines sont visibles toute l'année comme par exemple Cassiopée ou la Grande Ourse. On les appelle circumpolaires. Les autres sont plus "capricieuses" puisqu'elles ne sont visibles que pendant une partie de l'année seulement. C'est le cas d'Orion, une des plus belles du ciel boréal avec en prime la grande nébuleuse d'Orion que l'on peut distinguer à l'oeil nu ! Orion est certainement la plus belle constellation du ciel d'hiver.

Comme je le dis souvent par boutade, l'astronomie est vraiment la seule science que l'on peut commencer à étudier juste en levant les yeux vers le ciel !

05/09/2009

Vous en connaissez combien ?

Sur les 50 questions que j'ai prévu de soumettre à votre sagacité, celle d'aujourd'hui porte le no 35. Il restera alors 15 semaines pour connaître le reste. L'année 2009 touchera à sa fin et l'Année Mondiale de l'Astronomie sera elle aussi terminée.

Si je persiste à parler d'astronomie, c'est pour garder un peu de hauteur par rapport au monde qui nous entoure. Car franchement depuis quelques semaines, je trouve que les commentateurs et les blogueurs ont la dent dure aussi bien envers les politiciens que leurs semblables, qui au fond sont les mêmes !

Les insultes, les invectives, les propos déplacés sont le lot quotidien de certains blogs. Dommage que les divergences d'idées conduisent à de tels excès.

Mais je m'égare ; je me prends pour un philosophe alors que je ne suis qu'un voyageur du cosmos venu titiller un peu vos neurones en espérant que vous y trouverez quelque intérêt.

Alors allons-y. Aujourd'hui, la question n'est pas d'une difficulté insurmontable :

Qu’est-ce qu’une constellation ?

a) Un amas d’étoiles.
b) Un groupe de galaxies.
c) Un groupe d’étoiles formant une figure géométrique sur la voûte céleste

Réponse à la question de la semaine dernière : Une comète est un astre formé de glace et de poussière, comme une espèce de boule de neige sale. Ces astres qui sont périodiques ou non sont la plupart du temps découverts par des astronomes amateurs. Une des dernières en date a été découverte par un Suisse, un Jurassien, Michel Ory. Traditionnellement le nom du découvreur est donné à la comète. C'était en 2008 !

04/09/2009

Genevois, prenez de la hauteur !

PB120208.JPGPar ces temps de crise, financière, diplomatique, politique, rien ne vaut le calme et la hauteur. Afin de vous relaxer un instant, rien de tel qu'une petite montée à la chapelle de Rianmont au-dessus de Vesancy, près de Divonne-les-Bains. C'est un lieu plein de douceur. Chaque année les catholiques y organisent un pélerinage. Vous y verrez également des astronomes amateurs avec leurs curieux appareils pour observer le Soleil.

Rien ne vous interdit de poursuivre un peu l'ascension et de parcourir le pâturage jusqu'à la lisière de la forêt. Avec un peu de chance vous verrez quelques lapins de garenne ou quelques chevreuils en y passant tôt le matin.

Ce n'est pas très haut, environ 700 mètres, mais vous jouissez depuis là-haut d'une vue maginifique sur presque tout le Genevois. Le Jet d'Eau que vous aimez ou que vous détestez vous montrera qu'il sait se tenir droit en toutes circonstances.

Les plus pieux laisseront dans la chappelle un ou deux euros et allumeront un cierge ou un lumignon. Les mécréants eux trouveront l'endroit agréable, calme et pourront se dire, décidément, que prendre un peu de hauteur de temps en temps est une bonne manière de remettre les problèmes à leur juste place !

21:52 Publié dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2009

Comedia dell'arte et grand guignol !

La première partie grand-guignolesque de la rentrée politique de cet automne vient de se jouer avec la désignation d'un "ticket" radical-libéral pour reprendre le siège de Pascal Couchepin. Je croyais avoir compris qu'il s'agisssait de désigner les meilleurs. En fait comme tous les candidats à la candidature sont les meilleurs, le choix devient plus difficile ! Il ne reste donc plus que la tactique politicienne. MM. Burkahlter et Lüscher sont aussi meilleurs que les trois autres malheureux(ses), mais en plus ils savent séduire ! Qui donc ? Ceux que l'on ne trouve pas très convenables du point de vue idées politiques, mais qui, faute de mieux, se résoudront à voter soit pour Burkhalter le Tranquille ou pour Lüscher l'Agité.

Dès que le poste sera repourvu, que dis-je, dès que le nouveau Conseiller fédéral aura posé sont auguste fondement sur le siège vide, commenceront alors les critiques : il est trop ceci, pas assez cela, trop à gauche, pas assez au centre, trop à droite. Et les critiques viennent évidemment de ceux qui ont élus les meilleurs. Et si l'on fait le compte des 7 sages actuels, on se rend compte qu'il y a plein de mauvais meilleurs : Leueunberger, Merz, Calmy-Rey, Evelyn Widmer-Schlumpf. P. Couchepin s'en allant, on ne va quand même pas lui tirer dans le dos, Leuthard, l'éternelle optimiste, un poil transparente à mon gré, Maurer-qui-s'est-bien-coulé-dans-le-moule.

De tous ces très bons qui ont été élus, il faudra bien se résoudre à attendre leur démission puisque le parlement n'a pas le courage de les renvoyer, quand bien même ils sont devenus si mauvais qu'ils font le déshonneur de la Suisse. Bref du spectacle, mauvais mais immense.

Ne pas vouloir se rendre compte que des réformes s'imposent à l'exécutif et ne pas demander aux parlementaires de prendre leurs responsabilités quand ils renouvellent le CF nous conduira, un jour ou l'autre dans le mur. On peut évidemment freiner des quatre fers. Il n'empêche, le mur est plus près qu'on ne pense...

O tempora, o mores !