27/09/2010

Pontifier : parler avec emphase, avec prétention

Il m'arrive, comme beaucoup d'autres, d'aller jeter un coup d'oeil sur le blog de Pascal Décaillet. En fait je ne sais pas bien pourquoi car chacun de ses billets est une source d'agacement. Il faut dire que le sieur Décaillet n'a pas son pareil pour nous inonder de ses connaissances livresques. Du haut de sa gloriette, il sait, il l'écrit. Et ne vous avisez pas à le contredire : il n'aime pas du tout. Je vous demande aussi si vous avez remarqué : notre journaliste voit le monde en noir et blanc ; les couleurs, c'est vulgaire. Noir et blanc donc, lui étant toujours dans le blanc, l'immaculé. Ce qui revient à penser que si vous n'êtes pas d'acoord avec lui, vous êtes contre lui. Antonio Hodgers, un Vert, donne un avis, aussitôt Décaillet l'attaque. Je vous le disais, Décaillet n'aime pas les couleurs, en l'occurrence le vert. Il n'aime pas le rose ni le rouge non plus. Il se plaît à crucifier ou ensencer les personnages qui ont le malheur ou la chance d'être pris dans l'encre sa plume arrogante ou dithyrambique. Un journaliste, Décaillet ? Un polémiste, Décaillet ? J'hésite. Mais ce qui est certain - j'en ai peur - c'est cette soif inextinguible de reconnaissance, cette manie de rejeter sur les autres ses propres excès de pensée. Navrant.

Décaillet, un peu plus de modestie vous siérait davantage.

15/09/2010

Vocabulaire !

Comme tout le monde j'imagine, j'écoute et je lis ce qui s'écrit et se dit sur le malheureux biennois qui joue - gagnant pourt l'instant - à cache-cache avec la police.

Un détail m'interpelle toutefois : quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi un homme désespéré ayant - presque - commis l'irréparable est-il toujours affublé de l'appellation "forcené". Quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi une femme forcenée, dans la même situation, est toujours désignée comme une "désespérée" ?

Un homme n'aurait-il pas le droit d'être désespéré ? Pardonne-t-on automatiquement à une forcenée son comportement en admettant que seul le désespoir est en cause ?

A une époque où l'on veut absolument trouver un féminin à chaque nom masculin, il serait temps que les médias s'interrogent et nous parlent aussi de désespérés et de forcenées !

14/08/2010

H.-R. Merz : la dernière boulette ?

Après M. M. Leuenberger, c'est au tour de M. Merz de "donner son sac" et de quitter la gouvernement d'une Suiise qui ne sait plus très bien où elle en est.

Et comme d'habitude, les grandes manoeuvres - largement relayées par les média - commencent avec toutes les hypothèses possibles : les successeurs de ces deux messieurs doivent être ceci et cela, avoir telles compétences, être de telle ou telle région, etc. etc. Tous les partis sont dans les "starting blocks" et tous se demandent à quel moment ils vont pouvoir glisser les peaux de banane sous les pieds de leurs collègues et néanmoins pas amis du tout. Comme l'a dit M. Darbellay, l'essentiel, au fond n'est pas de savoir qui va remplacer les deux "sortants", mais de gagner les élections. Un aveu qui montre à quel point une élection au Conseil fédéral ne cherche pas du tout à constituer un gouvernement fort, mais simplement à jouer au jeu des chaises musicales, en espérant, évdemment, que les autres partis s'assoient par terre ! Triste réalité qui fonde un gouvernement non pas sur un programme commun - fût-il minimum - mais sur les "nous y avons droit" des partis.

Ecoutez donc les représentants de nos partis qui ont des droits, mais pas beaucoup de devoirs, essayer de nous faire avaler des couleuvres grosses comme des boas ; souvenez-vous en outre que M. Merz a été élu parce qu'il avait les compétences, le bon parti, le bon canton, enfin tout ce qu'il fallait pour devenir Conseiller fédéral.

Je n'ai aucune raison de défendre particulièrement M. Merz, mais avec un peu d'imagination, on va encore lui reprocher une dernière boulette : celle de partir au mauvais moment, de mettre son parti en difficulté, que sais-je encore ? Disant cela, je pense qu'en fait les vrais responsables sont les parlementaires qui élisent les Conseillers fédéraux et qui n'envisagent aucunement l'avenir du pays. Pauvre pays qui se targue d'être une démocratie directe mais qui est actuellement incapable d'avoir une vision à long terme. Pauvre pays qui autorise ses ministres à jouer les divas et partir quand ils en ont envie. Pauvre parlement qui élit davantage les conseillers fédéraux sur la base des règles du jeu de la bataille navale que sur une vision cohérente de ce que devrait être un gouvernement. Pauvres populistes qui essaient de nous faire croire que seul les élections par le peuple sont le gage d'un choix raisonné. Pauvre pays qui a un peu trop tendance à croire au "il n'y en a point comme nous".

Suisse: cesse de te lamenter et réforme-toi.

03/04/2010

La forme et le tréfonds...

La lecture des blogs me fait revenir - une fois encore - sur la responsabilité des éditeurs et des blogueurs relative aux contenus des textes publiés et qui - trop - souvent - n'ont aucun...contenu. Ce n'est que suite d'injures et de propos réactifs où le tutoiement n'a rien d'amical, bien au contraire.

J'enfonce probablement une porte ouverte en affirmant que les blogs servent très largement d'exutoire à une catégorie d'agités qui se défoulent comme ils peuvent et profite d'un anonymat bienveillant pour "en rajouter quelques couches souvent nauséabondes". J'admets volontiers que tout le monde est en droit de donner son avis, de critiquer tel ou tel auteur, voire de lancer quelques piques. J'accepte aussi que l'on ne jette pas l'opprobre sur les blogueurs à l'orthographe hésitante, parfois calamiteuse. Mais trop souvent le respect de l'autre est bafoué. Les insultes pleuvent comme vache qui pisse.

S'il est vrai qu'il est de la responsabilité du blogueur de ne pas autoriser tout et n'importe quoi sur son blog en éliminant les propos offensants, il devrait aussi être de la responsabilité de l'éditeur de vérifier l'identité de tous les blogueurs. Il existe probablement des moyens techniques pour arriver à cela. Je n'ai pas de réponse définitive, mais je me demande s'il ne conviendrait pas de bannir les pseudonymes. Il doit bien être possible d'exiger du blogueur qu'il signe au moins de ses initiales, sinon de son patronyme.

Malgré ces remarques un peu désabusées, je reste convaincu que les blogs permettent un fourmillement d'idées sans pareil et qu'ils ont leur place sur la toile. Il y a quelque temps, j'avais intitulé un billet "mais que fait l'école" en affirmant que c'était le lieu où l'on pouvait, devait apprendre ce qu'était le respect. J'en reste plus que jamais persuadé.

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25/10/2009

Effet de mode ?

Je sais que mon propos ne va pas intéresser beaucoup de monde mais pour avoir enseigné le français aux non-francophones, il y a un certain nombre de points qui me semblent importants ; depuis quelques temps, je lis, j'entends à la télevision et à la radio les journalistes utiliser à tout propos le "substantif" fondamental, la plupart du temps au pluriel "les fondamentaux". J'ai cherché partout et aucun dictionnaire n'a été en mesure de me donner une réponse.

Dès lors je suppose qu'il s'agit d'une "fantaisie" qui ne repose sur rien et qui consisite à faire croire au citoyen lambda - comme on dit aujourd'hui - qu'on est plus intelligent que lui dès le moment qu'on emploie des mots inhabituels...et incorrects !

Le pire, c'est que les personnes qui utilisent simplement les mots "base"  ou "fondement" à la place de "fondamental" vont sans doute être considérés comme des attardés qui ne suivent pas la mode. Tant pis pour la mode !

26/07/2009

Une émission sans intérêt !

Je suis tombé par hasard sur l'émission de la télévison romande intitulée "Dîner à la ferme". A la fin de l'épisode, je me suis demandé qui pouvait bien avoir de l'intérêt à suivre ce genre de programme.

Je ne saurais dire si vous êtes comme moi, mais je me suis senti à la fois voyeur et frustré : voyeur parce je n'étais pas invité au repas et frustré parce que je n'en avais ni les fumets et encore moins les goûts.

Ensuite, je fus étonné de constater que les convives se donnaient des notes et parfois de mauvaises notes parce qu'ils n'aimaient pas le produit, indépendamment de sa préparation !

Je ne doute pas que les participants à l'émission se soient "éclatés". Le télespectateur, lui, reste sur sa faim, si j'ose dire...

On va finalement désigner un "champion". Puis tous ces cuisiniers retomberont dans l'oubli. 

Mais c'est l'été. Il suffit de tourner le bouton et de prendre un livre ou d'aller faire une promenade...

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